Nabum 2,1-14

01 Voici sur les montagnes les pas du messager qui annonce la paix. Célèbre tes fêtes, ô Juda, accomplis tes vœux, car le Mauvais ne recommencera plus à passer sur toi : il a été entièrement anéanti.

02 Et voici contre toi ceux qui veulent te détruire. Monte la garde au rempart, surveille la route, ceinture-toi les reins, rassemble toutes tes forces.

03 Le Seigneur revient. Avec lui, la splendeur de Jacob comme celle d’Israël, alors que les pillards les avaient pillés et avaient ravagé leurs vignobles.

04 Le bouclier de ses guerriers rougeoie, ses soldats sont vêtus d’écarlate. Les chars flamboient de tous leurs aciers quand ils montent en ligne, et les coursiers s’agitent.

05 Dans les rues, les chars foncent avec furie, ils se précipitent vers les places ; à les voir, on dirait des torches, comme des éclairs, ils zigzaguent.

06 On fait appel aux troupes d’élite ; dans leur course elles trébuchent, elles se hâtent vers le rempart. On met en place le bouclier de protection.

07 Les portes qui donnent sur le Fleuve s’ouvrent, le palais vacille et s’effondre.

08 La Princesse est déportée ; ses servantes sont emmenées, elles gémissent comme des colombes, elles se frappent la poitrine.

09 Ninive est comme un réservoir dont les eaux s’échappent. « Arrêtez, arrêtez ! » Mais nul ne se retourne.

10 Pillez l’argent ! Pillez l’or ! C’est un trésor inépuisable, une richesse inimaginable d’objets précieux !

11 Pillage, saccage, ravage ! Le cœur fond, les genoux flageolent. Tremblement des reins ! Tous les visages changent de couleur.

12 Où est le repaire des lions, l’antre des lionceaux ? La lionne restait là quand partait le lion, et nul n’inquiétait les lionceaux.

13 Pour ses petits, le lion déchirait ; pour ses lionnes, il étranglait ; il remplissait de proies ses tanières, et de viande déchirée ses antres.

14 Maintenant je m’adresse à toi, Ninive – oracle du Seigneur de l’univers – : Je ferai flamber tes chars et les réduirai en fumée ; tes lionceaux, l’épée les dévorera. Je supprimerai de la terre tes rapines, et l’on n’entendra plus la voix de tes messagers.

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