Archive for the refuge (ville fortifié) Category

Jérémie 8,1-23

Posted in abomination, buter (pierre d’achoppement), ciel (cieux), conversion (faire retour, repentir), honte (humiliation), idolâtrie, Jérusalem (Sion), kénose (abaissement, cœur brisé), loi, mal (méchanceté), mensonge, parole de Dieu (vivante), péché (faute), peuple de Dieu (Israel, Juda), porter du fruit, prophétie (oracle), purgatoire, refuge (ville fortifié) with tags on 13 février 2014 by JL

01 En ce temps-là – oracle du Seigneur –, on fera sortir de leurs tombeaux les ossements des rois de Juda et les ossements de ses princes, les ossements des prêtres et les ossements des prophètes, les ossements des habitants de Jérusalem.

02 On les étalera devant le soleil, la lune et toute l’armée du ciel, qu’ils ont aimés, servis, suivis, consultés, et devant qui ils se sont prosternés. Ces ossements ne seront ni recueillis, ni enterrés : ils deviendront du fumier à la surface du sol.

03 Et la mort sera préférable à la vie pour les derniers survivants de cette engeance mauvaise, dans les derniers lieux où je les aurai chassés – oracle du Seigneur de l’univers.

04 Tu leur diras : Ainsi parle le Seigneur : Ceux qui tombent ne se relèvent-ils pas ? Celui qui se détourne ne retourne-t-il pas ?

05 Pourquoi Jérusalem, cette ville infidèle, s’est-elle détournée pour toujours ? Ils se cramponnent à ce qui est trompeur et refusent de retourner.

06 J’ai fait attention et j’ai entendu : ce qu’ils disent ne tient pas. Pas un qui regretterait sa méchanceté en disant : « Qu’ai-je fait ? » Tous, ils retournent à leur course, comme un cheval qui se rue à la guerre.

07 Même la cigogne, dans le ciel, connaît la saison de ses migrations ; la tourterelle, l’hirondelle et la grue respectent le temps de leur venue ; mais mon peuple ne connaît pas l’ordre fixé par le Seigneur.

08 Comment pouvez-vous dire : « Nous sommes sages, et la loi du Seigneur est avec nous », alors que le stylet mensonger des scribes l’a falsifiée ?

09 Les sages sont couverts de honte, consternés, pris au piège, pour avoir méprisé la parole du Seigneur ; quelle est donc leur sagesse ?

10 C’est pourquoi je donnerai leurs femmes à des étrangers et leurs champs à de nouveaux maîtres. Du plus petit jusqu’au plus grand, ils sont tous assoiffés de profits ; du prophète jusqu’au prêtre, ils s’adonnent tous au mensonge.

11 Ils traitent à la légère la blessure de la fille de mon peuple, en disant : « Paix ! La paix ! » alors qu’il n’y a pas de paix.

12 Par leurs abominations ils se couvrent de honte, mais ils n’éprouvent pas la moindre honte, ils ne savent plus rougir. Aussi tomberont-ils avec les autres, ils trébucheront au temps où ils seront visités, dit le Seigneur.

13 Avec eux, je vais en finir – oracle du Seigneur – : pas de raisins dans la vigne, pas de figues sur le figuier, le feuillage est flétri. Eux, je les donnerai aux passants.

14 Pourquoi restons-nous assis ? Rassemblez-vous ! Entrons dans les villes fortifiées ! Et là, faisons silence puisque le Seigneur notre Dieu nous réduit au silence ; il nous abreuve d’eaux empoisonnées, car nous avons péché contre lui.

15 Nous attendions la paix, et rien de bon ! le temps du remède, et voici l’épouvante !

16 Depuis Dane on entend le souffle des chevaux ; à leur hennissement, au bruit des puissants coursiers, toute la terre tremble. Ils arrivent, ils dévorent le pays et ce qu’il contient, la ville et ses habitants.

17 Oui, voici que je lâche parmi vous des serpents venimeux, contre lesquels il n’est pas de charmeur, et ils vous mordront – oracle du Seigneur.

18 Pas de remède pour mon chagrin, mon cœur gémit sur moi !

19 J’entends la plainte de la fille de mon peuple depuis un pays lointain : Le Seigneur n’est-il plus en Sion ? Son roi n’est-il plus en elle ? « Pourquoi m’ont-ils offensé avec leurs idoles, ces vanités étrangères ? »

20 La moisson est passée, l’été est fini, et nous, nous ne sommes pas sauvés !

21 Par la blessure de la fille de mon peuple, je suis blessé, je suis assombri, et la stupeur me saisit.

22 N’y a-t-il pas de baume en Galaad ? N’y a-t-il pas de médecin là-bas ? Pourquoi donc n’est-elle pas guérie, la fille de mon peuple ?

23 Qui changera ma tête en source d’eau et mes yeux en fontaine de larmes, pour que je pleure, jour et nuit, les victimes de la fille de mon peuple ?

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Isaïe 17,1-14

Posted in attributs et noms divins, autel (ou Dieu descend pour bénir), créateur (création), désolation (dévastation, ruine), eaux innombrables (négatives), jour du Seigneur (déluge), moissonner (semer, cultiver), protection divine (refuge, abri), refuge (ville fortifié), rocher (forteresse), sauveur (rédempteur) on 6 février 2014 by JL

01 Proclamation sur Damas. Voici Damas rayée d’entre les villes, pour devenir un champ de ruines.

02 Abandonnées, les villes d’Aroër seront livrées aux troupeaux : ils s’y coucheront, et personne qui les dérange.

03 Éphraïm sera privé de forteresse et Damas, de royauté. Il en sera du reste d’Aram comme il en est de la gloire d’Israël – oracle du Seigneur de l’univers.

04 Ce jour-là, la gloire de Jacob faiblira, sa chair s’amaigrira.

05 Ce sera comme à la moisson, quand le blé est ramassé, que les épis sont recueillis à brassée et rassemblés au val des Rephaïm ;

06 il n’y restera presque rien à glaner, comme à la cueillette des olives : deux ou trois olives à la cime des plus hautes branches, quatre ou cinq sur les meilleurs rameaux – oracle du Seigneur, le Dieu d’Israël.

07 Ce jour-là, l’homme regardera vers Celui qui l’a fait et portera les yeux vers le Saint d’Israël.

08 Il ne regardera plus vers les autels faits de ses mains ; il ne verra plus ce que ses doigts avaient fait, ni les poteaux sacrés, ni les colonnes à encens.

09 Ce jour-là, les villes de refuge seront abandonnées comme furent abandonnés les bois et les cimes devant les fils d’Israël : ce sera une désolation.

10 Tu as oublié ton Dieu, ton sauveur, tu ne t’es pas souvenu de ton Rocher, ton refuge. C’est pourquoi tu cultives des plantes de délices, tu sèmes des espèces étrangères.

11 Le jour même où tu les plantes, tu les vois pousser ; dès le matin, tu vois fleurir ce que tu as semé, mais la récolte t’échappe au jour de la maladie, du mal incurable.

12 Malheur ! C’est le grondement de peuples innombrables qui grondent comme gronde la mer, le rugissement de nations qui rugissent comme rugissent les eaux puissantes !

13 Ces nations rugissent comme rugissent les grandes eaux ! Mais le Seigneur les menace, elles fuient au loin, chassées comme la paille par le vent des montagnes, comme le tourbillon, par l’ouragan.

14 Le soir venu, c’est l’épouvante ; avant le matin, elles ne sont plus. Telle est la part de ceux qui nous dépouillent, le sort de ceux qui nous mettent au pillage.

1 Maccabées 10,1-89

Posted in butin de guerre (trésor), refuge (ville fortifié), remparts (murailles) with tags on 23 décembre 2013 by JL

L'an 160, Alexandre, fils d'Antiochus Epiphane, se mit en marche et vint occuper Ptolémaïs. Il fut reçu et c'est là qu'il inaugura son règne.2 A cette nouvelle, le roi Démétrius rassembla une très forte armée et marcha contre lui pour le combattre.3 Démétrius envoyait d'autre part à Jonathan une lettre des plus pacifiques lui promettant de l'élever en dignité.4 Il se disait en effet : « Hâtons-nous de faire la paix avec ces gens-là avant qu'ils ne la fassent avec Alexandre contre nous,5 car Jonathan se souviendra de tous les maux que nous avons causés à sa personne, à ses frères et à sa nation. »6 Il lui donna même l'autorisation de lever des troupes, de fabriquer des armes, de se dire son allié, et prescrivit de lui rendre les otages qui étaient dans la Citadelle.7 Jonathan s'en vint à Jérusalem et lut le message en présence de tout le peuple et des gens de la Citadelle.8 Une grande crainte les saisit lorsqu'ils entendirent que le roi lui avait accordé la faculté de lever des troupes.9 Les gens de la Citadelle rendirent les otages à Jonathan qui les remit à leurs parents.10 Jonathan habita Jérusalem et se mit à rebâtir et à restaurer la ville.11 Il ordonna en particulier aux entrepreneurs des travaux de reconstruire le rempart et d'entourer le mont Sion de pierres de taille pour le fortifier, ce qui fut exécuté.12 Les étrangers qui étaient dans les forteresses que Bacchidès avait bâties prirent la fuite :13 chacun d'eux abandonna son poste pour retourner en son pays.14 A Bethsour seulement on laissa quelques-uns de ceux qui avaient abandonné la Loi et les préceptes, car c'était leur refuge.15 Le roi Alexandre apprit les promesses que Démétrius avait mandées à Jonathan. On lui raconta aussi les guerres et les exploits dans lesquels lui et ses frères s'étaient signalés et les peines qu'ils avaient endurées.16 « Trouverons-nous jamais, s'écria-t-il, un homme pareil ? Faisons-nous donc de lui un ami et un allié ! « 17 Il lui écrivit une lettre et la lui envoya libellée en ces termes :18 « Le roi Alexandre à son frère Jonathan, salut.19 Nous avons appris à ton sujet que tu es un homme puissant et que tu mérites d'être notre ami.20 Aussi, nous t'établissons aujourd'hui grand prêtre de ta nation et te donnons le titre d'ami du roi — et il lui envoyait en même temps une chlamyde de pourpre et une couronne d'or — afin que tu embrasses notre parti et que tu nous gardes ton amitié »21 Et Jonathan revêtit les ornements sacrés le septième mois de l'an 160 en la fête des Tentes ; il rassembla des troupes et fabriqua beaucoup d'armes.22 Instruit de ces faits, Démétrius en fut contrarié et dit :23 « Qu'avons-nous fait pour qu'Alexandre ait capté avant nous l'amitié des Juifs pour affermir sa position ?24 Je leur écrirai moi aussi en termes persuasifs avec des offres de situation élevée et de richesses, afin qu'ils soient une aide pour moi. »25 Et il leur écrivit en ces termes : « Le roi Démétrius à la nation des Juifs, salut.26 Vous avez gardé les conventions passées avec nous et persévéré dans notre amitié, vous n'êtes pas passés du côté de nos ennemis, nous l'avons appris et nous nous en sommes réjouis.27 Continuez donc encore à nous conserver votre fidélité et nous récompenserons par des bienfaits ce que vous faites pour nous.28 Nous vous accorderons beaucoup de remises et nous vous ferons des faveurs.29 Dès à présent je vous libère et je décharge tous les Juifs des contributions, des droits sur le sel et des couronnes.30 Et du tiers des produits du sol et de la moitié du fruit des arbres qui me revient, je fais dès aujourd'hui et pour toujours la remise au pays de Juda et aux trois nomes qui lui sont annexés de la Samarie-Galilée… à partir de ce jour pour tout le temps.31 Que Jérusalem soit sainte et exempte ainsi que son territoire, ses dîmes et ses droits.32 Je renonce à la possession de la Citadelle qui est à Jérusalem et je la cède au grand prêtre pour qu'il y établisse des hommes qu'il choisira lui-même pour la garder.33 Toute personne juive emmenée captive hors du pays de Juda dans toute l'étendue de mon royaume, je lui rends la liberté sans rançon. Je veux que tous soient exempts d'impôts, même pour leurs bêtes.34 Que toutes les solennités, les sabbats, les néoménies, les jours prescrits et les trois jours qui précèdent et qui suivent soient des jours de rémission et de franchises pour tous les Juifs qui sont dans mon royaume,35 et personne n'aura la faculté d'exiger un paiement ni d'inquiéter quelqu'un d'entre eux pour n'importe quelle affaire.36 On enrôlera des Juifs dans les armées du roi jusqu'au nombre de 30.000 soldats et il leur sera donné la solde qui revient à toutes les troupes du roi.37 Il en sera aussi placé dans les forteresses royales les plus importantes et il en sera établi dans les emplois de confiance du royaume ; que leurs préposés et leurs chefs sortent de leurs rangs et vivent selon leurs lois, comme le roi l'a ordonné pour le pays de Juda.38 Quant aux trois nomes ajoutés à la Judée aux dépens de la province de Samarie, qu'ils soient annexés à la Judée et considérés comme relevant d'un seul homme, n'obéissant à nulle autre autorité qu'à celle du grand prêtre.39 Je donne en présent Ptolémaïs et le territoire qui s'y rattache au sanctuaire de Jérusalem pour couvrir les dépenses exigées par le culte.40 Pour moi, je donne chaque année 15.000 sicles d'argent à prendre sur la liste royale dans les localités convenables.41 Et tout le surplus, que les fonctionnaires n'ont pas versé comme dans les années antérieures, ils le donneront dorénavant pour les travaux du Temple.42 En outre, les 5.000 sicles d'argent, somme qu'on prélevait sur les profits du sanctuaire dans le compte de chaque année, même cela est abandonné comme revenant aux prêtres qui font le service liturgique.43 Quiconque se sera réfugié dans le Temple de Jérusalem et dans toutes ses limites, redevable des impôts royaux et de toute autre dette, sera libre avec tous les biens qu'il possède dans mon royaume.44 Pour les travaux de construction et de restauration du sanctuaire, les dépenses seront aussi prélevées sur le compte du roi.45 Pour reconstruire les murs de Jérusalem et fortifier son enceinte, les dépenses seront encore prélevées sur le compte du roi, ainsi que pour relever les murs des villes en Judée. »46 Lorsque Jonathan et le peuple eurent entendu ces paroles, ils n'y crurent pas et refusèrent de les admettre, parce qu'ils se souvenaient des grands maux que Démétrius avait causés à Israël, et de l'oppression qu'il avait fait peser sur eux.47 Ils se décidèrent en faveur d'Alexandre parce qu'il l'emportait à leurs yeux en gratifications, et ils furent ses constants alliés.48 Alors le roi Alexandre rassembla de grandes forces et s'avança contre Démétrius.49 Les deux rois ayant engagé le combat, l'armée d'Alexandre prit la fuite. Démétrius se mit à sa poursuite et l'emporta sur ses soldats.50 Il mena fortement le combat jusqu'au coucher du soleil. Mais ce jour-là même Démétrius succomba.51 Alexandre envoya à Ptolémée, roi d'Egypte, des ambassadeurs, avec ce message :52 « Puisque je suis revenu dans mon royaume, que je me suis assis sur le trône de mes pères, que je me suis emparé du pouvoir, puisque j'ai écrasé Démétrius, que j'ai pris possession de notre pays,53 puisque je lui ai livré bataille et qu'il a été écrasé par nous, lui et son armée, et que nous sommes monté sur son siège royal,54 faisons donc amitié l'un avec l'autre et donne-moi donc ta fille pour épouse, je serai ton gendre et je te donnerai, ainsi qu'à elle, des présents dignes de toi. »55 Le roi Ptolémée répondit en ces termes : « Heureux le jour où tu es rentré dans le pays de tes pères et où tu as occupé leur siège royal !56 Maintenant je ferai pour toi ce que tu as écrit, mais viens à ma rencontre à Ptolémaïs afin que nous nous voyions l'un l'autre, et je serai ton beau-père comme tu l'as dit. »57 Ptolémée partit d'Egypte, lui et Cléopâtre, sa fille, et vint à Ptolémaïs en l'an 162.58 Le roi Alexandre vint au-devant de Ptolémée ; celui-ci lui donna sa fille Cléopâtre et célébra son mariage à Ptolémaïs avec grande magnificence, comme il sied à des rois.59 Le roi Alexandre écrivit à Jonathan de venir le trouver.60 Ce dernier se rendit à Ptolémaïs avec apparat et rencontra les deux rois ; il leur donna de l'argent et de l'or ainsi qu'à leurs amis, il fit de nombreux présents et trouva grâce à leurs yeux.61 Alors s'unirent contre lui des vauriens, la peste d'Israël, pour se plaindre de lui, mais le roi ne leur prêta aucune attention ;62 il ordonna même d'ôter à Jonathan ses habits et de le revêtir de la pourpre, ce qui fut exécuté.63 Le roi le fit asseoir auprès de lui et dit à ses dignitaires : « Sortez avec lui au milieu de la ville et publiez que personne n'élève de plainte contre lui sur n'importe quelle affaire et que nul ne l'inquiète pour quelque raison que ce soit. »64 Quand ils virent les honneurs qu'on lui rendait, à la voix du héraut, et la pourpre sur ses épaules, tous ses accusateurs prirent la fuite.65 Le roi lui fit l'honneur de l'inscrire au rang des premiers amis et de l'instituer stratège et méridarque.66 Aussi Jonathan revint-il à Jérusalem dans la paix et la joie.67 En l'an 165, Démétrius, fils de Démétrius, vint de Crète dans le pays de ses pères.68 Le roi Alexandre, l'ayant appris, en fut très contrarié et revint à Antioche.69 Démétrius confirma Apollonius qui était gouverneur de la Coelé-Syrie, lequel rassembla une grande armée et, étant venu camper à Iamnia, envoya dire à Jonathan le grand prêtre :70 « Tu es absolument seul à t'élever contre nous, et moi je suis devenu un objet de dérision et d'injure à cause de toi. Pourquoi exerces-tu ton autorité contre nous dans les montagnes ?71 Si donc tu as confiance dans tes forces, descends maintenant vers nous dans la plaine et là mesurons-nous l'un avec l'autre, car avec moi se trouve la force des villes.72 Informe-toi et apprends qui je suis et quels sont les autres qui nous prêtent leur concours. Ils disent que vous ne pourrez pas nous résister puisque deux fois tes pères ont été mis en fuite dans leur pays.73 Et maintenant tu ne pourras pas résister à la cavalerie ni à une grande armée dans cette plaine où il n'y a ni rocher, ni caillasse, ni endroit pour fuir. »74 Lorsque Jonathan eut entendu les paroles d'Apollonius, son esprit fut tout remué ; il fit choix de 10.000 hommes et partit de Jérusalem, et Simon son frère le rejoignit avec une troupe de secours.75 Il dressa son camp contre Joppé ; les gens de la ville lui avaient fermé ses portes parce qu'il y avait une garnison d'Apollonius dans Joppé, et l'attaque commença.76 Pris de peur, les habitants ouvrirent les portes et Jonathan fut maître de Joppé.77 Mis au courant, Apollonius rangea en ordre de bataille 3.000 cavaliers et une nombreuse infanterie, et se dirigea sur Azôtos comme pour traverser le pays, tandis qu'en même temps il s'enfonçait dans la plaine, parce qu'il avait un grand nombre de cavaliers en qui il avait confiance.78 Jonathan se mit à le poursuivre du côté d'Azôtos, et les deux armées en vinrent aux mains.79 Or Apollonius avait laissé mille cavaliers cachés derrière eux.80 Jonathan sut qu'il y avait une embuscade derrière lui. Les cavaliers entourèrent son armée et lancèrent leurs traits sur la troupe depuis le matin jusqu'au soir.81 La troupe tint bon, comme l'avait ordonné Jonathan, tandis que leurs chevaux se fatiguèrent.82 Simon entraîna ses forces et attaqua la phalange une fois la cavalerie épuisée, et les ennemis furent écrasés par lui et prirent la fuite.83 La cavalerie se débanda à travers la plaine et les fuyards gagnèrent Azôtos et entrèrent dans Beth-Dagôn, le temple de leur idole, afin d'y trouver le salut.84 Mais Jonathan mit le feu à Azôtos et aux villes des alentours, il prit leurs dépouilles et livra aux flammes le sanctuaire de Dagôn et ceux qui s'y étaient réfugiés.85 Ceux qui tombèrent sous l'épée, avec ceux qui furent brûlés, se trouvèrent au nombre de 8.000.86 Jonathan partit de là pour aller camper près d'Ascalon ; les habitants de cette ville sortirent à sa rencontre en grand apparat.87 Jonathan revint ensuite à Jérusalem avec les siens, chargés d'un grand butin.88 Lorsque le roi Alexandre apprit ces événements, il accorda de nombreux honneurs à Jonathan.89 Il lui envoya une agrafe d'or comme il est d'usage de l'accorder aux parents des rois, et lui donna en propriété Akkarôn et tout son territoire.

 

2 Samuel 22,1-51

Posted in allégorie (analogie), allégorie et référence christique, ange (chérubins), bénédiction, cantique (chant de l'âme), chemin (voie du Seigneur), ciel (cieux), colère de Dieu, colonne de nuée et de feu, conquérir (combat spirituel), courage (force), découragement, dépendance ontologique, diable (démons, serpent), eaux innombrables (négatives), ecouter (voix du Seigneur), eternité (vie éternel), fidélité (infidélité), fondations (pieux sacré), humilité (humble), justice (justification, juste), libération (délivrance, joug), lumière (lampe), montagne du Seigneur (théophanie), onction (oindre), parole de Dieu (vivante), passage de la mort, péché (faute), pensée du monde (mondanité), prière d'invocation, prière de louange, pureté du coeur, rétribution (mérite), refuge (ville fortifié), remparts (murailles), rocher (forteresse), salut (rachat, rédemption), sauveur (rédempteur), shéol (hades, séjour des morts), ténèbre, tente du rendez-vous, Yahvé (nom du Seigneur, Je Suis) with tags on 16 mai 2013 by JL
David adressa à Yahvé les paroles de ce cantique, quand Yahvé l’eut délivré de tous ses ennemis et de la main de Saül.2 Il dit : Yahvé est mon roc et ma forteresse, et mon libérateur,3 c’est mon Dieu. Je m’abrite en lui, mon rocher, mon bouclier et ma corne de salut, ma citadelle et mon refuge. Mon sauveur, tu m’as sauvé de la violence.4 Il est digne de louanges, j’invoque Yahvé et je suis sauvé de mes ennemis.5 Les flots de la Mort m’enveloppaient, les torrents de Bélial m’épouvantaient ;6 les filets du shéol me cernaient, les pièges de la mort m’attendaient.7 Dans mon angoisse j’invoquai Yahvé et vers mon Dieu je lançai mon cri ; il entendit de son temple ma voix et mon cri parvint à ses oreilles.8 Et la terre s’ébranla et chancela, les assises des cieux frémirent (sous sa colère elles furent ébranlées) ;9 une fumée monta à ses narines, et de sa bouche un feu dévorait (des braises s’y enflammèrent).10 Il inclina les cieux et descendit, une sombre nuée sous ses pieds ;11 il chevaucha un chérubin et vola, il plana sur les ailes du vent.12 Il fit des ténèbres son entourage, sa tente, ténèbre d’eau, nuée sur nuée ;13 un éclat devant lui enflammait grêle et braises de feu.14 Yahvé tonna des cieux, le Très-Haut donna de la voix ;15 il décocha des flèches et les dispersa il fit briller l’éclair et les chassa.16 Et le lit des mers apparut, les assises du monde se découvrirent, au grondement de la menace de Yahvé, au vent du souffle de ses narines.17 Il envoie d’en haut et me prend, il me retire des grandes eaux,18 il me délivre d’un puissant ennemi, d’adversaires plus forts que moi.19 Ils m’attendaient au jour de mon malheur, mais Yahvé fut pour moi un appui ;20 il m’a dégagé, mis au large, il m’a sauvé, car il m’aime.21 Yahvé me rend selon ma justice, selon la pureté de mes mains il me rétribue,22 car j’ai gardé les voies de Yahvé sans faillir loin de mon Dieu.23 Ses jugements sont tous devant moi, ses décrets, je ne les ai pas écartés ;24 mais je suis irréprochable avec lui, je me garde contre le péché.25 Et Yahvé me rétribue selon ma justice, ma pureté qu’il voit de ses yeux.26 Tu es fidèle avec le fidèle, sans reproche avec l’irréprochable,27 pur avec qui est pur mais rusant avec le fourbe,28 toi qui sauves le peuple des humbles et rabaisses les yeux hautains.29 C’est toi, Yahvé, ma lampe, mon Dieu éclaire ma ténèbre ;30 avec toi je force l’enceinte, avec mon Dieu je saute la muraille.31 Dieu, sa voie est sans reproche, et la parole de Yahvé sans alliage. Il est, lui, le bouclier de quiconque s’abrite en lui.32 Qui donc est Dieu, hors Yahvé, qui est Rocher, sinon notre Dieu ?33 Ce Dieu qui me ceint de force et rend ma voie irréprochable,34 qui égale mes pieds à ceux des biches et me tient debout sur les hauteurs,35 qui instruit mes mains au combat, mes bras à bander l’arc d’airain.36 Tu me donnes ton bouclier de salut et tu ne cesses de m’exaucer,37 tu élargis mes pas sous moi et mes chevilles n’ont point fléchi.38 Je poursuis mes ennemis et les extermine et je ne reviens pas qu’ils ne soient achevés ;39 je les frappe, ils ne peuvent se relever, ils tombent, ils sont sous mes pieds.40 Tu m’as ceint de force pour le combat, tu fais ployer sous moi mes agresseurs ;41 mes ennemis, tu me fais voir leur dos, et ceux qui me haïssent, je les extermine.42 Ils crient, et pas de sauveur, vers Yahvé, mais pas de réponse ;43 je les broie comme la poussière des places, je les foule comme la boue des ruelles.44 Tu me délivres des querelles des peuples, tu me mets à la tête des nations ; le peuple que j’ignorais m’est asservi,45 les fils d’étrangers me font leur cour, ils sont tout oreille et m’obéissent,46 les fils d’étrangers faiblissent, ils quittent en tremblant leurs réduits.47 Vive Yahvé, et béni soit mon Rocher, exalté, le Dieu de mon salut,48 le Dieu qui me donne les vengeances et broie les peuples sous moi,49 qui me soustrait à mes ennemis. Tu m’exaltes par-dessus mes agresseurs, tu me libères de l’homme de violence.50 Aussi je te louerai, Yahvé, chez les païens, et je veux jouer pour ton nom.51 Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son oint, pour David et sa descendance à jamais.

Josué 20,1-9

Posted in etranger (terre étrangère), jugement, refuge (ville fortifié) with tags on 30 mars 2013 by JL
Yahvé dit à Josué :2 « Parle aux Israélites et dis-leur : Donnez-vous les villes de refuge dont je vous ai parlé par l’intermédiaire de Moïse,3 où pourra s’enfuir le meurtrier qui a frappé quelqu’un par inadvertance (involontairement), et qui vous serviront de refuge contre le vengeur du sang.4 (C’est donc vers une de ces villes que le meurtrier devra s’enfuir. Il se tiendra à l’entrée de la porte de la ville et exposera son cas aux anciens de la ville. Ceux-ci l’admettront dans leur ville et lui assigneront un lieu où il habitera parmi eux.5 Si le vengeur du sang le poursuit, ils ne livreront pas le meurtrier entre ses mains, car c’est involontairement qu’il a frappé son prochain, sans avoir eu contre lui de haine invétérée.6 Il devra rester dans cette ville) jusqu’à ce qu’il comparaisse en jugement devant la communauté (jusqu’à la mort du grand prêtre en fonction à cette époque. Alors seulement le meurtrier pourra retourner dans sa ville et sa maison, dans la ville d’où il s’est enfui.) »7 On consacra donc Qédesh en Galilée, dans la montagne de Nephtali, Sichem dans la montagne d’Ephraïm, et Qiryat-Arba — c’est Hébron — dans la montagne de Juda.8 De l’autre côté du Jourdain de Jéricho à l’orient, on désigna dans le désert, sur le plateau, Béçer de la tribu de Ruben, Ramot en Galaad, de la tribu de Gad et Golân en Bashân, de la tribu de Manassé.9 Telles furent les villes désignées pour tous les Israélites et pour les étrangers qui résident parmi eux, pour qu’y pût fuir quiconque aurait frappé quelqu’un par inadvertance, et qu’il échappât à la main du vengeur du sang, jusqu’à sa comparution devant la communauté.

Deutéronome 33,1-29

Posted in abîme (chaos, tohu et bohu), allégorie (analogie), attributs et noms divins, bénédiction, ciel (cieux), grâce (froment, vin nouveau, huile fraîche), héritage (de Dieu, le nôtre,partage), oeuvres (notre contribution), pensée du monde (mondanité), peuple de Dieu (Israel, Juda), prêtre ordre Levi (sacerdoce), providence, refuge (ville fortifié), sainteté (saint), source d'eau vive (rosée, pluie), terre promise (terre sainte) with tags on 26 mars 2013 by JL
Voici la bénédiction que Moïse, homme de Dieu, prononça sur les Israélites avant de mourir.2 Il dit : Yahvé est venu du Sinaï. Pour eux, depuis Séïr, il s’est levé à l’horizon, il a resplendi depuis le mont Parân. Pour eux, il est venu depuis les rassemblements de Cadès, depuis son midi jusqu’aux Pentes.3 Toi qui aimes les ancêtres, tous les saints sont dans ta main. Ils étaient prostrés à tes pieds, et ils ont couru sous ta conduite.4 (Moïse nous a prescrit une loi.) L’assemblée de Jacob entre dans son héritage ;5 il y eut un roi en Yeshurûn, quand se rassemblèrent les chefs du peuple, quand se réunirent les tribus d’Israël.6 Que vive Ruben et qu’il ne meure pas, et que vive le petit nombre de ses hommes.7 Voici ce qu’il dit sur Juda : Ecoute, Yahvé, la voix de Juda et ramène-le vers son peuple. Que ses mains défendent son droit, viens-lui en aide contre ses ennemis.8 Il dit sur Lévi : Donne à Lévi tes Urim et tes Tummim à l’homme à qui tu fis grâce, après l’avoir mis à l’épreuve à Massa, s’en être pris à lui aux eaux de Meriba.9 Il dit de son père et de sa mère : « Je ne l’ai pas vu. » Ses frères, il ne les connaît plus, ses fils, il les ignore. Oui, ils ont gardé ta parole et ils retiennent ton alliance.10 Ils enseignent tes coutumes à Jacob et ta Loi à Israël. Ils font monter l’encens à tes narines et mettent l’holocauste sur ton autel.11 Bénis, Yahvé, sa valeur et agrée l’oeuvre de ses mains. Brise les reins de ses adversaires et de ceux qui le haïssent pour qu’ils ne tiennent pas !12 Il dit sur Benjamin : Bien-aimé de Yahvé, il repose en sécurité près de lui. Le Très-Haut le protège tous les jours et demeure entre ses coteaux.13 Il dit sur Joseph : Son pays est béni de Yahvé. A lui le meilleur de la rosée des cieux et de l’abîme souterrain,14 le meilleur de ce que fait croître le soleil, de ce qui pousse à chaque lunaison,15 les prémices des montagnes antiques, le meilleur des collines d’autrefois,16 le meilleur de la terre et de ce qu’elle produit, la faveur de celui qui habite le Buisson. Que la chevelure abonde sur la tête de Joseph, sur le crâne du consacré parmi ses frères !17 Premier-né du taureau, à lui la gloire. Ses cornes sont cornes de buffle dont il frappe les peuples jusqu’aux extrémités de la terre. Telles sont les myriades d’Ephraïm, tels sont les milliers de Manassé.18 Il dit sur Zabulon : Sois heureux, Zabulon, en tes expéditions. Et toi, Issachar, dans tes tentes !19 Sur la montagne où les peuples viennent invoquer ils offrent des sacrifices de succès, car ils aspirent à eux l’abondance des mers et les trésors cachés dans les sables.20 Il dit sur Gad : Béni soit celui qui met Gad au large ! Il repose comme une lionne ; il a déchiré bras, visage et tête.21 Puis il s’est attribué les prémices, là, il a vu qu’une part de chef lui était réservée. Il est venu comme chef du peuple, ayant accompli la justice de Yahvé et ses sentences sur Israël.22 Il dit sur Dan : Dan est un jeune lion qui s’élance du Bashân.23 Il dit sur Nephtali : Nephtali, rassasié de faveurs, comblé des bénédictions de Yahvé : Il prend possession de l’ouest et du midi.24 Il dit sur Asher : Béni soit Asher entre tous les fils ! Qu’il soit privilégié parmi ses frères et qu’il baigne son pied dans l’huile !25 Que tes verrous soient de fer et d’airain et que ta sécurité dure autant que tes jours !26 Nul n’est pareil au Dieu de Yeshurûn : il chevauche les cieux pour te secourir, et les nuées, dans sa majesté !27 Le Dieu d’autrefois, c’est ton refuge. Ici-bas, c’est lui le bras antique qui chasse devant toi l’ennemi ; c’est lui qui dit : Détruis !28 Israël demeure en sécurité. La source de Jacob est mise à part pour un pays de froment et de vin ; le ciel même y distille la rosée.29 Heureux es-tu, ô Israël ! Qui est comme toi, peuple vainqueur ? En Yahvé est le bouclier qui te secourt, l’épée qui te mène au triomphe. Tes ennemis voudront te corrompre, mais toi, tu fouleras leurs dos.

Deutéronome 19,1-13

Posted in béatitude (bonheur), chemin (voie du Seigneur), commandements (préceptes, décrets), conquérir (combat spirituel), initiative divine, pensée du monde (mondanité), refuge (ville fortifié), sang, terre promise (terre sainte) with tags on 15 mars 2013 by JL
Lorsque Yahvé ton Dieu aura fait table rase des nations dont Yahvé ton Dieu te donne le pays, que tu les auras dépossédées et que tu habiteras leurs villes et leurs maisons,2 tu mettras à part trois villes au milieu du pays que Yahvé ton Dieu te donne pour domaine.3 Tu tiendras leurs accès en bon état, et tu diviseras en trois le territoire du pays que Yahvé ton Dieu te donne en héritage : cela afin que tout meurtrier puisse fuir en ces villes.4 Voici le cas de celui qui peut sauver sa vie en y fuyant. Quelqu’un a-t-il frappé son prochain involontairement, sans avoir contre lui de haine invétérée5 (ainsi il va à la forêt avec son prochain pour couper du bois, sa main brandit la hache pour abattre un arbre, le fer s’échappe du manche et s’en va frapper mortellement son compagnon) : celui-là peut fuir en l’une de ces villes et conserver la vie.6 Il ne faudrait pas que le vengeur du sang, dans l’ardeur de sa colère, poursuivît le meurtrier, que la longueur du chemin lui permît de le rejoindre et de le frapper mortellement — cet homme qui n’est pas passible de mort, puisqu’il n’avait pas de haine invétérée contre sa victime.7 Je te donne donc cet ordre : « Tu mettras à part trois villes »,8 et si Yahvé ton Dieu agrandit ton territoire comme il l’a juré à tes pères et te donne tout le pays qu’il a promis de donner à tes pères, —9 à la condition que tu gardes et pratiques tous les commandements que je te prescris aujourd’hui, aimant Yahvé ton Dieu et suivant toujours ses voies, — à ces trois-là tu ajouteras encore trois villes.10 Ainsi le sang innocent ne sera pas répandu au milieu du pays que Yahvé ton Dieu te donne en héritage : autrement il y aurait du sang sur toi.11 Mais s’il arrive qu’un homme haïssant son prochain lui dresse une embûche, se jette sur lui et le frappe mortellement, et qu’il s’enfuie ensuite dans l’une de ces villes,12 les anciens de sa cité l’y enverront prendre et le feront livrer au vengeur du sang, pour qu’il meure.13 Ton oeil sera sans pitié. Tu feras disparaître d’Israël toute effusion de sang innocent, et tu seras heureux.