Archive pour Esther

Esther 10,1-3l

Posted in abondance, héritage (de Dieu, le nôtre,partage), prophétie (oracle) with tags on 22 décembre 2013 by JL

Le roi Assuérus leva tribut sur le continent et sur les îles de la mer.2 Tous les exploits de sa vigueur et de sa vaillance, ainsi que la relation de l’élévation de Mardochée qu’il avait exalté, tout cela est écrit dans le livre des Chroniques des rois des Mèdes et des Perses.3 Car le Juif Mardochée était le premier après le roi Assuérus. C’était un homme considéré par les Juifs, aimé par la multitude de ses frères, recherchant le bien de son peuple et se préoccupant du bonheur de sa race.3 a Et Mardochée dit : « C’est de Dieu qu’est venu tout cela !3 b Si je me remémore le songe que j’eus à ce sujet, rien n’a été omis :3 c ni la petite source qui devient un fleuve, ni la lumière qui brille, ni le soleil, ni l’abondance d’eaux. Esther est ce fleuve, elle qu’épousa le roi et qu’il fit reine.3 d Les deux dragons, c’est Aman et moi.3 e Les peuples, ce sont ceux qui se coalisèrent pour détruire le nom des Juifs.3 f Mon peuple, c’est Israël, ceux qui crièrent vers Dieu et furent sauvés. Oui, le Seigneur a sauvé son peuple, le Seigneur nous a arrachés à tous ces maux, Dieu a accompli des prodiges et des merveilles comme il n’y en eut jamais parmi les nations.3 g De fait, il a établi deux destinées, l’une en faveur de son peuple, l’autre pour les nations.3 h Et ces destinées se sont accomplies à l’heure, au temps et au jour arrêtés selon son dessein et chez tous les peuples.3 i Dieu, alors, s’est souvenu de son peuple, il a fait justice à son héritage,3 k pour qui ces jours, les quatorzième et quinzième du mois d’Adar, seront désormais des jours d’assemblée, de liesse et de joie devant Dieu, pour toutes les générations et à perpétuité, dans Israël, son peuple. »3 l La quatrième année du règne de Ptolémée et de Cléopâtre, Dosithée qui se disait prêtre et lévite, ainsi que son fils Ptolémée, apportèrent la présente lettre concernant les Purim. Ils la donnaient comme authentique et traduite par Lysimaque, fils de Ptolémée, de la communauté de Jérusalem.

Publicités

Esther 9,1-32

Posted in faire mémoire (mémorial, solennité) with tags on 22 décembre 2013 by JL

Les ordres du décret royal entrant en vigueur le douzième mois, Adar, au treizième jour, ce jour où les ennemis des Juifs s'étaient flattés de les écraser vit la situation retournée : ce furent les Juifs qui écrasèrent leurs ennemis.2 Dans toutes les provinces du roi Assuérus ils se rassemblèrent dans les villes qu'ils habitaient afin de frapper ceux qui avaient comploté leur perte. Personne ne leur résista, car la peur des Juifs pesait sur toutes les populations.3 Grands officiers des provinces, satrapes, gouverneurs, fonctionnaires royaux, tous soutinrent les Juifs par crainte de Mardochée.4 Mardochée était en effet un personnage éminent au palais, sa renommée se répandait dans toutes les provinces : Mardochée était en train de devenir un grand homme.5 Les Juifs frappèrent donc tous leurs ennemis à coups d'épée. Ce fut un massacre, une extermination, et ils firent ce qu'ils voulurent de leurs adversaires.6 A la seule citadelle de Suse les Juifs mirent à mort et exterminèrent 500 hommes,7 notamment Parshândata, Dalphôn, Aspata,8 Porata, Adalya, Aridata,9 Parmashta, Arisaï, Aridaï et Yezata10 les dix fils d'Aman, fils de Hamdata, le persécuteur des Juifs. Mais ils ne se livrèrent pas au pillage.11 Le dénombrement des victimes égorgées à la citadelle de Suse parvint au roi le jour même.12 Le roi dit à la reine Esther : « Dans la seule citadelle de Suse, les Juifs ont mis à mort et exterminé 500 hommes, ainsi que les dix fils d'Aman. Que n'auront-ils pas fait dans le reste des provinces royales ! Et maintenant, dis-moi ce que tu as à demander, c'est accordé d'avance ! Dis-moi ce que tu désires de plus, c'est chose faite » —13 « Si tel est le bon plaisir du roi, répondit Esther, les Juifs de Suse ne pourraient-ils pas appliquer encore demain le décret porté pour aujourd'hui ? Quant aux dix fils d'Aman, qu'on suspende leurs cadavres au gibet ! « 14 Sur quoi, le roi en ayant donné l'ordre, le décret fut proclamé à Suse et les dix fils d'Aman pendus.15 Ainsi, les Juifs de Suse se réunirent aussi le quatorzième jour d'Adar et ils égorgèrent 300 hommes dans Suse, mais ils ne se livrèrent pas au pillage.16 De leur côté, les Juifs des provinces royales se réunirent aussi pour mettre leur vie en sûreté. Ils se débarrassèrent de leurs ennemis en égorgeant 75.000 de leurs adversaires, sans se livrer au pillage.17 C'était le treizième jour du mois d'Adar. Le quatorzième ils se reposèrent et de ce jour ils firent un jour de festins et de liesse.18 Pour les Juifs de Suse qui s'étaient réunis le treizième et le quatorzième jour, c'est le quinzième qu'ils se reposèrent, faisant pareillement de ce jour un jour de festins et de liesse.19 Ce qui explique que ce soit le quatorzième jour d'Adar que les Juifs de la campagne, ceux qui habitent des villages non fortifiés, célèbrent dans l'allégresse et les banquets, par des festivités et l'échange mutuel de portions,19 a tandis que pour ceux des villes, le jour heureux qu'ils passent dans la joie en envoyant des portions à leurs voisins est le quinzième jour d'Adar.20 Mardochée consigna par écrit ces événements. Puis il envoya des lettres à tous les Juifs qui se trouvaient dans les provinces du roi Assuérus, proches ou lointaines.21 Il les y engageait à célébrer chaque année le quatorzième et le quinzième jour d'Adar,22 parce que ces jours sont ceux où les Juifs se sont débarrassés de leurs ennemis, et ce mois celui où, pour eux, l'affliction fit place à l'allégresse et le deuil aux festivités. Il les conviait donc à faire de ces journées des jours de festins et de liesse, à y échanger mutuellement des portions et à y faire des largesses aux pauvres.23 Les Juifs adoptèrent ces pratiques qu'ils avaient commencé d'observer et au sujet desquelles Mardochée leur avait écrit :24 Aman, fils de Hamdata, l'Agagite, le persécuteur de tous les Juifs, avait machiné leur perte et il avait tiré le « Pûr », c'est-à-dire les sorts, pour leur confusion et leur ruine.25 Mais quand il fut rentré chez le roi pour lui demander de faire pendre Mardochée, le mauvais dessein qu'il avait conçu contre les Juifs se retourna contre lui, et il fut pendu, ainsi que ses fils, à la potence.26 C'est la raison pour laquelle ces jours furent appelés les Purim, du mot « Pûr. » C'est aussi pourquoi, d'après les termes de cette lettre de Mardochée, d'après ce qu'ils avaient eux-mêmes constaté ou d'après ce qui était parvenu jusqu'à eux,27 les Juifs s'engagèrent de plein gré, eux, leur postérité, et tous ceux qui s'adjoindraient à eux, à célébrer sans faute ces deux jours-là, d'après ce texte et à cette date, d'année en année.28 Ainsi commémorés et célébrés de génération en génération, dans chaque famille, dans chaque province, chaque ville, ces jours des Purim ne disparaîtront pas de chez les Juifs, leur souvenir ne périra pas au sein de leur race.29 La reine Esther, fille d'Abihayil, écrivit avec toute autorité pour donner force de loi à cette seconde lettre,30 et fit envoyer des lettres à tous les Juifs des 127 provinces du royaume d'Assuérus, comme paroles de paix et consignes de fidélité,31 pour leur enjoindre d'observer ces jours des Purim à leur date, comme le leur avait commandé le Juif Mardochée et de la façon dont on les y avait obligés, eux-mêmes et leur race, en y joignant des ordonnances de jeûne et de lamentations.32 Ainsi l'ordonnance d'Esther fixa la loi des Purim et elle fut écrite dans un livre.

Esther 8,1-17

Posted in peuple de Dieu (Israel, Juda) with tags on 22 décembre 2013 by JL

Ce jour même le roi Assuérus donna à la reine Esther la maison d'Aman, le persécuteur des Juifs, et Mardochée fut présenté au roi, à qui Esther avait révélé ce qu'il était pour elle.2 Le roi avait repris son anneau à Aman ; il l'ôta de son doigt pour le donner à Mardochée, à qui, de son côté, Esther confia la gestion de la maison d'Aman.3 Esther alla une seconde fois parler au roi. Elle se jeta à ses pieds, elle pleura, elle se le rendit favorable en vue de faire échouer la méchanceté d'Aman l'Agagite et le dessein qu'il avait conçu contre les Juifs.4 Le roi lui tendit son sceptre d'or. Esther se releva donc et se tint debout en face de lui.5 « Si tel est le bon plaisir du roi, lui dit-elle, et si vraiment j'ai trouvé grâce devant lui, si ma demande lui paraît juste et si je suis moi-même agréable à ses yeux, qu'il veuille révoquer expressément les lettres qu'Aman, fils de Hamdata, l'Agagite, a fait écrire pour perdre les Juifs de toutes les provinces royales.6 Comment pourrais-je voir mon peuple dans le malheur qui va l'atteindre ? Comment pourrais-je être témoin de l'extermination de ma parenté ? « 7 Le roi Assuérus répondit à la reine Esther et au Juif Mardochée : « En ce qui me concerne, j'ai donné à Esther la maison d'Aman après l'avoir fait pendre pour avoir voulu perdre les Juifs.8 Pour vous, écrivez au sujet des Juifs ce que vous jugerez bon, au nom du roi. Scellez ensuite de l'anneau royal. Car tout édit rédigé au nom du roi et scellé de son sceau est irrévocable. »9 Les scribes royaux furent convoqués aussitôt — c'était le troisième mois, qui est Sivân, le vingt-troisième jour — et, sur l'ordre de Mardochée, ils écrivirent aux Juifs, aux satrapes, aux gouverneurs, aux grands officiers des provinces échelonnées de l'Inde à l'Ethiopie, soit 127 provinces, à chaque province selon son écriture, à chaque peuple selon sa langue et aux Juifs selon leur écriture et leur langue.10 Ces lettres, rédigées au nom du roi Assuérus et scellées de son sceau, furent portées par des courriers montés sur des chevaux des haras du roi.11 Le roi y octroyait aux Juifs, en quelque ville qu'ils fussent, le droit de se rassembler pour mettre leur vie en sûreté, avec permission d'exterminer, égorger et détruire tous gens armés des peuples ou des provinces qui voudraient les attaquer, avec leurs femmes et leurs enfants, comme aussi de piller leurs biens.12 Cela se ferait le même jour dans toutes les provinces du roi Assuérus, le treizième jour du douzième mois, qui est Adar.12 a Voici le texte de cette lettre :12 b « Le grand roi Assuérus aux satrapes des 127 provinces qui s'étendent de l'Inde à l'Ethiopie, aux gouverneurs de province et à tous ses loyaux sujets, salut !12 c Bien des gens, lorsque sur leur tête l'extrême bonté de leurs bienfaiteurs accumule les honneurs, n'en conçoivent que de l'orgueil. Il ne leur suffit pas de chercher à nuire à nos sujets, mais leur satiété même leur devenant un fardeau insupportable, ils montent leurs machinations contre leurs propres bienfaiteurs ;12 d et, non contents de bannir la reconnaissance du coeur des hommes, enivrés plutôt par les applaudissements de qui ignore le bien, alors que tout est à jamais sous le regard de Dieu, ils se flattent d'échapper à sa justice qui hait les méchants.12 e Ainsi maintes et maintes fois est-il arrivé aux autorités constituées, pour avoir confié à des amis l'administration des affaires et s'en être laissé influencer, de porter avec eux le poids du sang innocent au prix d'irrémédiables malheurs,12 f les sophismes menteurs d'une nature perverse ayant égaré l'irréprochable droiture d'intentions du pouvoir.12 g Il n'est que d'ouvrir les yeux : sans même aller jusqu'aux récits d'autrefois que nous venons de rappeler, regardez seulement sous vos pas, que d'impiétés perpétrées par cette peste des gouvernants indignes !12 h Aussi bien nos efforts vont-ils tendre à assurer à tous, dans l'avenir, la tranquillité et la paix du royaume,12 i en procédant aux changements opportuns et en jugeant toujours les affaires qui nous seront soumises dans un esprit de bienveillant accueil.12 k C'est ainsi qu'Aman, fils de Hamdata, un Macédonien, en toute vérité étranger au sang perse et très éloigné de notre bonté, avait été reçu chez nous comme hôte12 l Et avait rencontré de notre part les sentiments d'amitié que nous portons à tous les peuples, jusqu'au point de se voir proclamer notre père et de se voir révérer par tous de la prostration, comme placé immédiatement après le trône royal.12 m Or, incapable de tenir son rang élevé, il s'appliqua à nous ôter le pouvoir et la vie.12 n Nous avons un sauveur, un homme qui toujours a été notre bienfaiteur, Mardochée, une irréprochable compagne de notre royauté, Esther ; Aman, par les manoeuvres de ses tortueux sophismes, nous en a demandé la mort, avec celle de tout leur peuple,12 o pensant, par ces premières mesures, nous réduire à l'isolement et remplacer la domination perse par celle des Macédoniens.12 p Mais nous, loin de trouver en ces Juifs, voués à la disparition par ce triple scélérat, des criminels, nous les voyons régis par les plus justes des lois.12 q Ils sont les fils du Très-Haut, du grand Dieu vivant, à qui nous et nos ancêtres devons le maintien du royaume dans l'état le plus florissant.12 r Vous ferez donc bien de ne pas tenir compte des lettres envoyées par Aman, fils de Hamdata, leur auteur ayant été pendu aux portes de Suse avec toute sa maison, digne châtiment que Dieu, Maître de l'univers, lui a incontinent infligé.12 s Affichez une copie de la présente lettre en tout lieu, laissez les Juifs suivre ouvertement les lois qui leur sont propres et portez-leur assistance contre qui les attaquerait au propre jour fixé pour les écraser, soit le treizième jour du douzième mois, qui est Adar.12 t Car ce jour qui devait être un jour de ruine, la suprême souveraineté de Dieu vient de le changer en un jour d'allégresse en faveur de la race choisie.12 u Quant à vous, parmi vos fêtes solennelles, célébrez ce jour mémorable par force banquets, afin qu'il soit dès maintenant et demeure à l'avenir, pour vous et pour les Perses de bonne volonté, le souvenir de votre salut, et pour vos ennemis le mémorial de leur ruine.12 x Toute ville, et, plus généralement, toute contrée qui ne suivra pas ces instructions sera impitoyablement dévastée par le fer et le feu, rendue impraticable aux hommes et pour toujours odieuse aux bêtes sauvages et aux oiseaux eux-mêmes. »13 La copie de cet édit, destiné à être promulgué comme loi dans chaque province, fut publiée parmi toutes les populations afin que les Juifs se tinssent prêts au jour dit à tirer vengeance de leurs ennemis.14 Les coursiers, montant des chevaux royaux, partirent en grande hâte et diligence sur l'ordre du roi. Le décret fut aussi publié dans la citadelle de Suse.15 Mardochée sortit de chez le roi revêtu d'un habit princier de pourpre violette et de lin blanc, couronné d'un grand diadème d'or et portant un manteau de byssus et de pourpre rouge. La ville de Suse tout entière retentit d'allégresse.16 Ce fut, pour les Juifs, un jour de lumière, de liesse, d'exultation et de triomphe.17 Dans toutes les provinces, dans toutes les villes, partout enfin où parvinrent les ordres du décret royal, ce ne fut pour les Juifs, qu'allégresse, liesse, banquets et fêtes. Parmi la population du pays bien des gens se firent Juifs, car la crainte des Juifs s'appesantit sur eux.

Esther 7,1-10

Posted in Uncategorized with tags on 22 décembre 2013 by JL

Le roi et Aman allèrent banqueter chez la reine Esther,2 et ce deuxième jour, pendant le banquet, le roi dit encore à Esther : « Dis-moi ce que tu demandes, reine Esther, c'est accordé d'avance ! Dis-moi ce que tu désires ; serait-ce la moitié du royaume, c'est chose faite » —3 « Si vraiment j'ai trouvé grâce à tes yeux, ô roi, lui répondit la reine Esther, et si tel est ton bon plaisir, accorde-moi la vie, voilà ma demande, et la vie de mon peuple, voilà mon désir.4 Car nous sommes livrés, mon peuple et moi, à l'extermination, à la tuerie et à l'anéantissement. Si encore nous avions seulement été livrés comme esclaves ou servantes, je me serais tue. Mais en l'occurrence le persécuteur sera hors d'état de compenser le dommage qui va en résulter pour le roi. »5 Mais Assuérus prit la parole et dit à la reine Esther : « Qui est-ce ? Où est l'homme qui a pensé agir ainsi ? « 6 Alors Esther : « Le persécuteur, l'ennemi, c'est Aman, c'est ce misérable !  » A la vue du roi et de la reine, Aman fut glacé de terreur.7 Furieux, le roi se leva et quitta le banquet pour gagner le jardin du palais, cependant qu'Aman demeurait près de la reine Esther pour implorer la grâce de la vie, sentant trop bien que le roi avait décidé sa perte.8 Quand le roi revint du jardin dans la salle du banquet, il trouva Aman effondré sur le divan où Esther était étendue. « Va-t-il après cela faire violence à la reine chez moi, dans le palais ?  » S'écria-t-il. A peine le mot était-il sorti de sa bouche qu'un voile fut jeté sur la face d'Aman.9 Harbona, un des eunuques, dit en présence du roi : « Justement il y a une potence de 50 coudées qu'Aman a fait préparer pour ce Mardochée qui a parlé pour le bien du roi ; elle est toute dressée dans sa maison » — « Qu'on l'y pende », ordonna le roi.10 Aman fut donc pendu à la potence dressée par lui pour Mardochée et la colère du roi s'apaisa.

Esther 6,1-14

Posted in Uncategorized with tags on 22 décembre 2013 by JL

Or, cette nuit-là, comme le sommeil le fuyait, le roi réclama le livre des Mémoires ou Chroniques pour s'en faire donner lecture.2 Il s'y trouvait la dénonciation par Mardochée de Bigtân et Téresh, les deux eunuques gardes du seuil, coupables d'avoir projeté d'attenter à la vie d'Assuérus.3 « Et quelle distinction, quelle dignité, s'enquit le roi, furent pour cela conférées à ce Mardochée » — « Rien n'a été fait pour lui », répondirent les courtisans de service.4 Le roi leur demanda alors : « Qui est dans le vestibule ?  » C'était juste le moment où Aman arrivait dans le vestibule extérieur du palais royal pour demander au roi de faire pendre Mardochée à la potence dressée pour lui par ses soins,5 si bien que les courtisans répondirent : « C'est Aman qui se tient dans le vestibule » — « Qu'il entre !  » ordonna le roi,6 et, sitôt entré : « Comment faut-il traiter un homme que le roi veut honorer » — « Quel autre que moi le roi voudrait-il honorer », se dit Aman.7 « Le roi veut honorer quelqu'un ? Répondit-il donc,8 qu'on prenne des vêtements princiers, de ceux que porte le roi ; qu'on amène un cheval, de ceux que monte le roi et sur la tête duquel on aura mis un diadème royal.9 Puis vêtements et cheval seront confiés à l'un des plus nobles des grands officiers royaux. Celui-ci revêtira alors de ce costume l'homme que le roi veut honorer et le conduira à cheval sur la grand-place en criant devant lui : Voyez comment l'on traite l'homme que le roi veut honorer » —10 « Ne perds pas un instant, répondit le roi à Aman, prends vêtements et cheval, et tout ce que tu viens de dire, fais-le à Mardochée, le Juif, l'attaché de la Royale Porte. Surtout, n'omets rien de ce que tu as dit ! « 11 Prenant donc vêtements et cheval, Aman habilla Mardochée, puis le promena à cheval sur la grand-place en criant devant lui : « Voyez comment l'on traite l'homme que le roi veut honorer ! « 12 Après quoi Mardochée s'en revint à la Porte Royale tandis qu'Aman, de son côté, rentrait précipitamment chez lui, consterné et le visage voilé.13 Il raconta à sa femme Zéresh et à tous ses amis ce qui venait d'arriver. Sa femme Zéresh et ses amis lui dirent : « Tu viens de commencer à déchoir devant Mardochée : s'il est de la race des Juifs, tu ne pourras plus reprendre le dessus. Au contraire tu tomberas sans cesse plus bas devant lui. »14 La conversation n'était pas achevée qu'arrivèrent les eunuques du roi, venus chercher Aman pour le conduire en hâte au banquet offert par Esther.

Esther 5,1-14

Posted in ange (chérubins) with tags on 22 décembre 2013 by JL

Le troisième jour, lorsqu'elle eut cessé de prier, elle quitta ses vêtements de suppliante et se revêtit de toute sa splendeur.1 a Ainsi devenue éclatante de beauté, elle invoqua le Dieu qui veille sur tous et les sauve. Puis elle prit avec elle deux servantes. Sur l'une elle s'appuyait mollement. L'autre l'accompagnait et soulevait son vêtement.1 b A l'apogée de sa beauté, elle rougissait et son visage joyeux était comme épanoui d'amour. Mais la crainte faisait gémir son coeur.1 c Franchissant toutes les portes, elle se trouva devant le roi. Il était assis sur son trône royal, revêtu de tous les ornements de ses solennelles apparitions, tout rutilant d'or et de pierreries, redoutable au possible.1 d Il leva son visage empourpré de splendeur et, au comble de la colère, regarda. La reine s'effondra. Dans son évanouissement son teint blêmit et elle appuya la tête sur la servante qui l'accompagnait.1 e Dieu changea le coeur du roi et l'inclina à la douceur. Anxieux, il s'élança de son trône et la prit dans ses bras jusqu'à ce qu'elle se remît, la réconfortant par des paroles apaisantes.1 f « Qu'y a-t-il, Esther ? Je suis ton frère ! Rassure-toi ! Tu ne mourras pas. Notre ordonnance ne vaut que pour le commun des gens. Approche-toi. »2 Levant son sceptre d'or il le posa sur le cou d'Esther, l'embrassa et lui dit : « Parle-moi » —2 a « Seigneur, lui dit-elle, je t'ai vu pareil à un ange de Dieu. Mon coeur s'est alors troublé et j'ai eu peur de ta splendeur. Car tu es admirable, Seigneur, et ton visage est plein de charmes. »2 b Tandis qu'elle parlait, elle défaillit. Le roi se troubla et tout son entourage cherchait à la ranimer.3 « Qu'y a-t-il, reine Esther ? Lui dit le roi. Dis-moi ce que tu désires, et, serait-ce la moitié du royaume, c'est accordé d'avance » —4 « Plairait-il au roi, répondit Esther, de venir aujourd'hui avec Aman au banquet que je lui ai préparé » —5 « Qu'on prévienne aussitôt Aman pour combler le souhait d'Esther », dit alors le roi. Le roi et Aman vinrent ainsi au banquet préparé par Esther6 et, pendant le banquet, le roi redit à Esther : « Dis-moi ce que tu demandes, c'est accordé d'avance ! Dis-moi ce que tu désires, serait-ce la moitié du royaume, c'est chose faite » —7 « Ce que je demande, ce que je désire ? Répondit Esther.8 Si vraiment j'ai trouvé grâce aux yeux du roi, s'il lui plaît d'exaucer ma demande et de combler mon désir, que demain encore le roi vienne avec Aman au banquet que je leur donnerai et j'y exécuterai l'ordre du roi. »9 Ce jour-là Aman sortit joyeux et le coeur en fête, mais quand, à la Porte Royale, il vit Mardochée ne point se lever devant lui ni bouger de sa place, il fut prit de colère contre lui.10 Néanmoins il se contint. Revenu chez lui, il convoqua ses amis et sa femme Zéresh11 et, longuement, devant eux, parla de son éblouissante richesse, du nombre de ses enfants, de tout ce dont le roi l'avait comblé pour l'élever et l'exalter au-dessus de tous ses grands officiers et serviteurs.12 « Ce n'est pas tout, ajouta-t-il, la reine Esther vient de m'inviter avec le roi, et moi seul, à un banquet qu'elle lui offrait, et bien plus, je suis encore invité par elle avec le roi demain.13 Mais que me fait tout cela aussi longtemps que je verrai Mardochée, le Juif, siéger à la Porte Royale » —14 « Fais seulement dresser une potence de 50 coudées, lui répondirent sa femme, Zéresh, et ses amis ; demain matin tu demanderas au roi qu'on y pende Mardochée ! Tu pourras alors, tout joyeux, aller rejoindre le roi au banquet !  » Ravi du conseil, Aman fit préparer la potence.

Esther 4,1-17z

Posted in adversité (épreuve), attributs et noms divins, autel (ou Dieu descend pour bénir), courage (force), créateur (création), détresse (désespoir), Dieu écoute, exauce, gloire de Dieu, héritage (de Dieu, le nôtre,partage), humilité (humble), idolâtrie, joie divine (jubilation), lamentation (deuil), pénitence (deuil, jeûne, mettre le sac), peuple de Dieu (Israel, Juda), prière de libération with tags on 22 décembre 2013 by JL

Sitôt instruit de ce qui venait d’arriver, Mardochée déchira ses vêtements et prit le sac et la cendre. Puis il parcourut toute la ville en l’emplissant de ses cris de douleur,2 et il alla jusqu’en face de la Porte Royale que nul ne pouvait franchir revêtu d’un sac.3 Dans les provinces, partout où parvinrent l’ordre et le décret royal, ce ne fut plus, parmi les Juifs, que deuil, jeûne, larmes et lamentations. Le sac et la cendre devinrent la couche de beaucoup.4 Les servantes et eunuques d’Esther vinrent l’avertir. La reine fut saisie d’angoisse. Elle fit envoyer des vêtements à Mardochée pour qu’il les mît et abandonnât son sac. Mais il les refusa.5 Mandant alors Hataq, l’un des eunuques mis par le roi à son service, Esther le dépêcha à Mardochée avec mission de s’enquérir de ce qui se passait et de lui demander les motifs de sa conduite.6 Hataq sortit et s’en vint vers Mardochée, sur la place, devant la Porte Royale.7 Mardochée le mit au courant des événements et, notamment, de la somme qu’Aman avait offert de verser au Trésor du roi pour l’extermination des Juifs.8 Il lui remit aussi une copie de l’édit d’extermination publié à Suse : il devait la montrer à Esther pour qu’elle soit renseignée. Et il enjoignait à la reine d’aller chez le roi implorer sa clémence et plaider la cause du peuple auquel elle appartenait.8 a« Souviens-toi, lui fit-il dire, des jours de ton abaissement où je te nourrissais de ma main. Car Aman, le second personnage du royaume, a demandé au roi notre mort.8 b Prie le Seigneur, parle pour nous au roi, arrache-nous à la mort ! « 9 Hataq revint et rapporta ce message à Esther.10 Celle-ci répondit, avec ordre de répéter ses paroles à Mardochée :11 « Serviteurs du roi et habitants des provinces, tous savent que pour quiconque, homme ou femme, pénètre sans convocation chez le roi jusque dans le vestibule intérieur, il n’y a qu’une loi : il doit mourir, à moins qu’en lui tendant son sceptre d’or le roi ne lui fasse grâce de la vie. Et il y a 30 jours que je n’ai pas été invitée à approcher le roi ! « 12 Ces paroles d’Esther furent transmises à Mardochée,13 qui répondit à son tour : « Ne va pas t’imaginer que, parce que tu es dans le palais, seule d’entre les Juifs tu pourras être sauvée.14 Ce sera tout le contraire. Si tu t’obstines à te taire quand les choses en sont là, salut et délivrance viendront aux Juifs d’un autre lieu, et toi et la maison de ton père vous périrez. Qui sait ? Peut-être est-ce en prévision d’une circonstance comme celle-ci que tu as accédé à la royauté ? « 15 Esther lui fit dire :16 « Va rassembler tous les Juifs de Suse. Jeûnez à mon intention. Ne mangez ni ne buvez de trois jours et de trois nuits. De mon côté, avec mes servantes, j’observerai le même jeûne. Ainsi préparée, j’entrerai chez le roi malgré la loi et, s’il faut périr, je périrai. »17 Mardochée se retira et exécuta les instructions d’Esther.17 a Priant alors le Seigneur au souvenir de toutes ses grandes oeuvres il s’exprima en ces termes :17 b « Seigneur, Seigneur, Roi tout-puissant, tout est soumis à ton pouvoir et il n’y a personne qui puisse te tenir tête dans ta volonté de sauver Israël ;17 c Oui, c’est toi qui as fait le ciel et la terre et toutes les merveilles qui sont sous le firmament. Tu es le Maître de l’univers et il n’y a personne qui puisse te résister, Seigneur.17 d Toi, tu connais tout ! Tu le sais, toi, Seigneur, ni suffisance, ni orgueil, ni gloriole ne m’ont fait faire ce que j’ai fait : refuser de me prosterner devant l’orgueilleux Aman. Volontiers je lui baiserais la plante des pieds pour le salut d’Israël.17 e Mais ce que j’ai fait, c’était pour ne pas mettre la gloire d’un homme plus haut que la gloire de Dieu ; et je ne me prosternerai devant personne si ce n’est devant toi, Seigneur, et ce que je ferai là ne sera pas orgueil.17 f Et maintenant, Seigneur Dieu, Roi, Dieu d’Abraham, épargne ton peuple ! car on machine notre ruine, on projette de détruire ton antique héritage.17 g Ne délaisse pas cette part qui est ta part, que tu t’es rachetée de la terre d’Egypte !17 h Exauce ma prière, sois propice à ta part d’héritage et tourne notre deuil en joie, afin que nous vivions pour chanter ton nom, Seigneur. Et ne laisse pas disparaître la bouche de ceux qui te louent. »17 i Et tout Israël criait de toutes ses forces, car la mort était devant ses yeux.17 k La reine Esther cherchait aussi refuge près du Seigneur dans le péril de mort qui avait fondu sur elle. Elle avait quitté ses vêtements somptueux pour prendre des habits de détresse et de deuil. Au lieu de fastueux parfums elle avait couvert sa tête de cendres et d’ordures. Elle humiliait durement son corps, et les tresses de sa chevelure défaite remplissaient tous les lieux témoins ordinaires de ses joyeuses parures. Et elle suppliait le Seigneur Dieu d’Israël en ces termes :17 l « O mon Seigneur, notre Roi, tu es l’Unique ! Viens à mon secours, car je suis seule et n’ai d’autre recours que toi, et je vais jouer ma vie.17 m J’ai appris, dès le berceau, au sein de ma famille, que c’est toi, Seigneur, qui as choisi Israël entre tous les peuples et nos pères parmi tous leurs ancêtres, pour être ton héritage à jamais ; et tu les as traités comme tu l’avais dit.17 n Et puis nous avons péché contre toi, et tu nous as livrés aux mains de nos ennemis pour les honneurs rendus à leurs dieux. Tu es juste, Seigneur !17 o Mais ils ne se sont pas contentés de l’amertume de notre servitude ; ils ont mis leurs mains dans celles de leurs idoles en vue d’abolir l’arrêt sorti de tes lèvres, de faire disparaître ton héritage, de clore les bouches qui te louent, d’éteindre ton autel et la gloire de ta maison ;17 p Et d’ouvrir à la place la bouche des nations pour la louange des idoles de néant, et pour s’extasier à jamais devant un roi de chair.17 qN’abandonne pas ton sceptre, Seigneur, à ceux qui ne sont pas. Point de sarcasmes sur notre ruine ! Retourne ces projets contre leurs auteurs, et du premier de nos assaillants, fais un exemple !17 r Souviens-toi, Seigneur, manifeste-toi au jour de notre tribulation ! Et moi, donne-moi du courage, Roi des dieux et dominateur de toute autorité.17 s Mets sur mes lèvres un langage charmeur lorsque je serai en face du lion, et tourne son coeur à la haine de notre ennemi, pour que celui-ci y trouve sa perte avec tous ses pareils.17 t Et nous, sauve-nous par ta main et viens à mon secours, car je suis seule et n’ai rien à part toi, Seigneur !17 u De toute chose tu as connaissance et tu sais que je hais la gloire des impies, que j’abhorre la couche des incirconcis et celle de tout étranger.17 w Tu sais la nécessité qui me tient, que j’ai horreur de l’insigne de ma grandeur, qui ceint mon front dans mes jours de représentation, la même horreur que d’un linge souillé, et ne le porte pas dans mes jours de tranquillité.17 x Ta servante n’a pas mangé à la table d’Aman, ni prisé les festins royaux, ni bu le vin des libations.17 y Ta servante ne s’est pas réjouie depuis le jour de son changement jusqu’à présent, si ce n’est en toi, Seigneur, Dieu d’Abraham.17 z O Dieu, dont la force l’emporte sur tous, écoute la voix des désespérés, tire-nous de la main des méchants et libère-moi de ma peur !