Archive pour Job

Job 42,1-17

Posted in droiture, humilité (humble), oeuvre du Seigneur, plan de Dieu (secret, intention), poussière (cendre, glaise), puissance divine with tags on 28 décembre 2013 by JL

Et Job fit cette réponse à Yahvé :2 Je sais que tu es tout-puissant : ce que tu conçois, tu peux le réaliser.3 J’étais celui qui voile tes plans, par des propos dénués de sens. Aussi as-tu raconté des oeuvres grandioses que je ne comprends pas, des merveilles qui me dépassent et que j’ignore.4 (Ecoute, laisse-moi parler : je vais t’interroger et tu m’instruiras.)5 Je ne te connaissais que par ouï-dire, mais maintenant mes yeux t’ont vu.6 Aussi je me rétracte et m’afflige sur la poussière et sur la cendre.7 Après qu’il eut ainsi parlé à Job, Yahvé s’adressa à Eliphaz de Témân : « Ma colère s’est enflammée contre toi et tes deux amis, car vous n’avez pas parlé de moi avec droiture comme l’a fait mon serviteur Job.8 Et maintenant, procurez-vous sept taureaux et sept béliers, puis allez vers mon serviteur Job. Vous offrirez pour vous un holocauste, tandis que mon serviteur Job priera pour vous. J’aurai égard à lui et ne vous infligerai pas ma disgrâce pour n’avoir pas, comme mon serviteur Job, parlé avec droiture de moi. »9 Eliphaz de Témân, Bildad de Shuah, Cophar de Naamat s’en furent exécuter l’ordre de Yahvé. Et Yahvé eut égard à Job.10 Et Yahvé restaura la situation de Job, tandis qu’il intercédait pour ses amis ; et même Yahvé accrut au double tous les biens de Job.11 Celui-ci vit venir vers lui tous ses frères et toutes ses soeurs ainsi que tous ceux qui le fréquentaient autrefois. Partageant le pain avec lui dans sa maison, ils s’apitoyaient sur lui et le consolaient de tous les maux que Yahvé lui avait infligés. Chacun lui fit cadeau d’une pièce d’argent, chacun lui laissa un anneau d’or.12 Yahvé bénit la condition dernière de Job plus encore que l’ancienne. Il posséda 14.000 brebis, 6.000 chameaux, mille paires de boeufs et mille ânesses.13 Il eut sept fils et trois filles.14 La première, il la nomma « Tourterelle », la seconde « Cinnamome » et la troisième « Corne à fard. »15 Dans tout le pays on ne trouvait pas d’aussi belles femmes que les filles de Job. Et leur père leur donna une part d’héritage en compagnie de leurs frères.16 Après cela Job vécut encore 140 ans, et il vit ses fils et les fils de ses fils jusqu’à la quatrième génération.17 Puis Job mourut chargé d’ans et rassasié de jours.

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Job 41,1-25

Posted in abîme (chaos, tohu et bohu), ciel (cieux), diable (démons, serpent), eaux innombrables (négatives), orgueil (se glorifier) with tags on 28 décembre 2013 by JL

Ton espérance serait illusoire, car sa vue seule suffit à terrasser.2 Il devient féroce quand on l’éveille, qui peut lui résister en face ?3 Qui donc l’a affronté sans en pâtir ? Personne sous tous les cieux !4 Je parlerai aussi de ses membres, je dirai sa force incomparable.5 Qui a découvert par devant sa tunique, pénétré dans sa double cuirasse ?6 Qui a ouvert les battants de sa gueule ? La terreur règne autour de ses dents !7 Son dos, ce sont des rangées de boucliers, que ferme un sceau de pierre.8 Ils se touchent de si près qu’un souffle ne peut s’y infiltrer.9 Ils adhèrent l’un à l’autre et font un bloc sans fissure.10 Son éternuement projette de la lumière, ses yeux ressemblent aux paupières de l’aurore.11 De sa gueule jaillissent des torches, il s’en échappe des étincelles de feu.12 Ses naseaux crachent de la fumée, comme un chaudron qui bout sur le feu.13 Son souffle allumerait des charbons, une flamme sort de sa gueule.14 Sur son cou est campée la force, et devant lui bondit la violence.15 Les fanons de sa chair sont soudés ensemble : ils adhèrent à elle, inébranlables.16 Son coeur est dur comme le roc, résistant comme la meule de dessous.17 Quand il se dresse, les flots prennent peur et les vagues de la mer se retirent.18 L’épée l’atteint sans se fixer, de même lance, javeline ou dard.19 Pour lui, le fer n’est que paille, et l’airain, du bois pourri.20 Les traits de l’arc ne le font pas fuir : il reçoit comme un fétu les pierres de fronde.21 La massue lui semble un fétu, il se rit du javelot qui vibre.22 Il a sous lui des tessons aigus, comme une herse il passe sur la vase.23 Il fait bouillonner le gouffre comme une chaudière, il change la mer en brûle-parfums.24 Il laisse derrière lui un sillage lumineux, l’abîme semble couvert d’une toison blanche.25 Sur terre, il n’a point son pareil, il a été fait intrépide.26 Il regarde en face les plus hautains, il est roi sur tous les fils de l’orgueil.

Job 40,1-32

Posted in détresse (désespoir), diable (démons, serpent), droite du Seigneur, eaux innombrables (négatives), jugement, oeuvre du Seigneur, salut (rachat, rédemption) with tags on 28 décembre 2013 by JL

Alors Yahvé s’adressant à Job lui dit :2 L’adversaire de Shaddaï cédera-t-il ? Le censeur de Dieu va-t-il répondre ?3 Et Job répondit à Yahvé :4 J’ai parlé à la légère : que te répliquerai-je ? Je mettrai plutôt ma main sur ma bouche.5 J’ai parlé une fois, je ne répéterai pas ; deux fois, je n’ajouterai rien.6 Yahvé répondit à Job du sein de la tempête et dit :7 Ceins tes reins comme un brave : je vais t’interroger et tu m’instruiras.8 Veux-tu vraiment casser mon jugement, me condamner pour assurer ton droit ?9 Ton bras a-t-il une vigueur divine, ta voix peut-elle tonner pareillement ?10 Allons, pare-toi de majesté et de grandeur, revêts-toi de splendeur et de gloire.11 Fais éclater les fureurs de ta colère, d’un regard, courbe l’arrogant.12 D’un regard, ravale l’homme superbe, écrase sur place les méchants.13 Enfouis-les ensemble dans le sol, emprisonne-les chacun dans le cachot.14 Et moi-même je te rendrai hommage, car tu peux assurer ton salut par ta droite.15 Mais regarde donc Béhémoth, ma créature, tout comme toi ! Il se nourrit d’herbe, comme le boeuf.16 Vois, sa force réside dans ses reins, sa vigueur dans les muscles de son ventre.17 Il raidit sa queue comme un cèdre, les nerfs de ses cuisses s’entrelacent.18 Ses os sont des tubes d’airain, sa carcasse, comme du fer forgé.19 C’est lui la première des oeuvres de Dieu. Son Auteur le menaça de l’épée,20 lui interdit la région des montagnes et toutes les bêtes sauvages qui s’y ébattent.21 Sous les lotus, il est couché, il se cache dans les roseaux des marécages.22 Le couvert des lotus lui sert d’ombrage et les saules du torrent le protègent.23 Si le fleuve déborde il ne s’émeut pas ; un Jourdain lui jaillirait jusqu’à la gueule sans qu’il bronche.24 Qui donc le saisira par les yeux, lui percera le nez avec des pieux ?25 Et Léviathan, le pêches-tu à l’hameçon, avec une corde comprimes-tu sa langue ?26 Fais-tu passer un jonc dans ses naseaux, avec un croc perces-tu sa mâchoire ?27 Est-ce lui qui te suppliera longuement, te parlera d’un ton timide ?28 S’engagera-t-il par contrat envers toi, pour devenir ton serviteur à vie ?29 T’amusera-t-il comme un passereau, l’attacheras-tu pour la joie de tes filles ?30 Sera-t-il mis en vente par des associés, puis débité entre marchands ?31 Cribleras-tu sa peau de dards, le harponneras-tu à la tête comme un poisson ?32 Pose seulement la main sur lui : au souvenir de la lutte, tu ne recommenceras plus !

Job 39,1-30

Posted in Uncategorized with tags on 28 décembre 2013 by JL

Sais-tu quand les bouquetins font leurs petits ? As-tu observé des biches en travail ?2 Combien de mois dure leur gestation, quelle est l'époque de leur délivrance ?3 Alors elles s'accroupissent pour mettre bas, elles se débarrassent de leurs portées.4 Et quand leurs petits ont pris des forces et grandi, ils partent dans le désert et ne reviennent plus près d'elles.5 Qui a lâché l'onagre en liberté, délié la corde de l'âne sauvage ?6 A lui, j'ai donné la steppe pour demeure, la plaine salée pour habitat.7 Il se rit du tumulte des villes et n'entend pas l'ânier vociférer.8 Il explore les montagnes, son pâturage, à la recherche de toute verdure.9 Le boeuf sauvage voudra-t-il te servir, passer la nuit chez toi devant la crèche ?10 Attacheras-tu une corde à son cou, hersera-t-il les sillons derrière toi ?11 Peux-tu compter sur sa force très grande et lui laisser la peine de tes travaux ?12 Seras-tu assuré de son retour, pour amasser ton grain sur ton aire ?13 L'aile de l'autruche peut-elle se comparer au pennage de la cigogne et du faucon ?14 Elle abandonne à terre ses oeufs, les confie à la chaleur du sol.15 Elle oublie qu'un pied peut les fouler, une bête sauvage les écraser.16 Dure pour ses petits comme pour des étrangers, d'une peine inutile elle ne s'inquiète pas.17 C'est que Dieu l'a privée de sagesse, ne lui a point départi l'intelligence.18 Mais sitôt qu'elle se dresse et se soulève, elle défie le cheval et son cavalier.19 Donnes-tu au cheval la bravoure, revêts-tu son cou d'une crinière ?20 Le fais-tu bondir comme la sauterelle ? Son hennissement altier répand la terreur.21 Il piaffe de joie dans le vallon, avec vigueur il s'élance au-devant des armes.22 Il se moque de la peur et ne craint rien, il ne recule pas devant l'épée.23 Sur lui résonnent le carquois, la lance étincelante et le javelot.24 Frémissant d'impatience, il dévore l'espace ; il ne se tient plus quand sonne la trompette :25 à chaque coup de trompette, il crie : Héah ! Il flaire de loin la bataille, la voix tonnante des chefs et les cris.26 Est-ce avec ton discernement que le faucon prend son vol, qu'il déploie ses ailes vers le sud ?27 Sur ton ordre que l'aigle s'élève et place son nid dans les hauteurs ?28 Il fait du rocher son habitat nocturne, d'un pic rocheux sa forteresse.29 Il guette de là sa proie et ses yeux de loin l'aperçoivent.30 Ses petits lapent le sang, où il y a des tués, il est là.

Job 38,1-41

Posted in abîme (chaos, tohu et bohu), ciel (cieux), créateur (création), désolation (dévastation, ruine), détresse (désespoir), eaux innombrables (négatives), lumière (lampe), pierre d'angle, plan de Dieu (secret, intention), sagesse, shéol (hades, séjour des morts), ténèbre with tags on 28 décembre 2013 by JL

Yahvé répondit à Job du sein de la tempête et dit :2 Quel est celui-là qui obscurcit mes plans par des propos dénués de sens ?3 Ceins tes reins comme un brave : je vais t’interroger et tu m’instruiras.4 Où étais-tu quand je fondai la terre ? Parle, si ton savoir est éclairé.5 Qui en fixa les mesures, le saurais-tu, ou qui tendit sur elle le cordeau ?6 Sur quel appui s’enfoncent ses socles ? Qui posa sa pierre angulaire,7 parmi le concert joyeux des étoiles du matin et les acclamations unanimes des Fils de Dieu ?8 Qui enferma la mer à deux battants, quand elle sortit du sein, bondissante ;9 quand je mis sur elle une nuée pour vêtement et fis des nuages sombres ses langes ;10 quand je découpai pour elle sa limite et plaçai portes et verrou ?11 « Tu n’iras pas plus loin, lui dis-je, ici se brisera l’orgueil de tes flots ! « 12 As-tu, une fois dans ta vie, commandé au matin ? Assigné l’aurore à son poste,13 pour qu’elle saisisse la terre par les bords et en secoue les méchants ?14 Alors elle la change en argile de sceau et la teint comme un vêtement ;15 elle ôte aux méchants leur lumière, brise le bras qui se levait.16 As-tu pénétré jusqu’aux sources marines, circulé au fond de l’Abîme ?17 Les portes de la Mort te furent-elles montrées, as-tu vu les portiers du pays de l’Ombre ?18 As-tu quelque idée des étendues terrestres ? Raconte, si tu sais tout cela.19 De quel côté habite la lumière, et les ténèbres, où résident-elles,20 pour que tu puisses les conduire dans leur domaine, les acheminer vers leur demeure ?21 Si tu le sais, c’est qu’alors tu étais né, et tu comptes des jours bien nombreux !22 Es-tu parvenu jusqu’aux dépôts de neige ? As-tu vu les réserves de grêle,23 que je ménage pour les temps de détresse, pour les jours de bataille et de guerre ?24 De quel côté se divise l’éclair, où se répand sur terre le vent d’est ?25 Qui perce un canal pour l’averse, fraie la route aux roulements du tonnerre,26 pour faire pleuvoir sur une terre sans hommes, sur un désert que nul n’habite,27 pour abreuver les solitudes désolées, faire germer l’herbe sur la steppe ?28 La pluie a-t-elle un père, ou qui engendre les gouttes de rosée ?29 De quel ventre sort la glace, et le givre des cieux, qui l’enfante,30 quand les eaux se durcissent comme pierre et que devient compacte la surface de l’abîme ?31 Peux-tu nouer les liens des Pléiades, desserrer les cordes d’Orion,32 amener la Couronne en son temps, conduire l’Ourse avec ses petits ?33 Connais-tu les lois des Cieux, appliques-tu leur charte sur terre ?34 Ta voix s’élève-t-elle jusqu’aux nuées et la masse des eaux t’obéit-elle ?35 Sur ton ordre, les éclairs partent-ils, en te disant : « Nous voici ? « 36 Qui a mis dans l’ibis la sagesse, donné au coq l’intelligence ?37 Qui dénombre les nuages avec compétence et incline les outres des cieux,38 tandis que la poussière s’agglomère et que collent ensemble les glèbes ?39 Chasses-tu pour la lionne une proie, apaises-tu l’appétit des lionceaux,40 quand ils sont tapis dans leurs tanières, aux aguets dans le fourré ?41 Qui prépare au corbeau sa provende, lorsque ses petits crient vers Dieu et se dressent sans nourriture ?

Job 37,1-24

Posted in Uncategorized with tags on 28 décembre 2013 by JL

Mon coeur lui-même en tremble et bondit hors de sa place.2 Ecoutez, écoutez le fracas de sa voix, le grondement qui sort de sa bouche !3 Son éclair est lâché sous l'étendue des cieux, il atteint les extrémités de la terre.4 Derrière lui mugit une voix, car Dieu tonne de sa voix superbe. Et il ne retient pas ses foudres tant que sa voix retentit.5 Oui, Dieu nous fait voir des merveilles, il accomplit des oeuvres grandioses qui nous dépassent.6 Quand il dit à la neige : « Tombe sur la terre !  » aux averses : « Pleuvez dru ! « 7 alors il suspend l'activité des hommes, pour que chacun reconnaisse là son oeuvre.8 Les animaux regagnent leurs repaires et s'abritent dans leurs tanières.9 De la Chambre australe sort l'ouragan et les vents du nord amènent le froid.10 Au souffle de Dieu se forme la glace et la surface des eaux se durcit.11 Il charge d'humidité les nuages et les nuées d'orage diffusent son éclair.12 Et lui les fait circuler et préside à leur alternance. Ils exécutent en tout ses ordres, sur la face de son monde terrestre.13 Soit pour châtier les peuples de la terre, soit pour une oeuvre de bonté, il les envoie.14 Ecoute ceci, Job, sans broncher, et réfléchis aux merveilles de Dieu.15 Sais-tu comment Dieu leur commande, et comment sa nuée fait luire l'éclair ?16 Sais-tu comment il suspend les nuages en équilibre, prodige d'une science consommée ?17 Toi, quand tes vêtements sont brûlants et que la terre se tient immobile sous le vent du sud,18 peux-tu étendre comme lui la nue, durcie comme un miroir de métal fondu ?19 Apprends-moi ce qu'il faut lui dire : mieux vaut ne plus discuter à cause de nos ténèbres.20 Mes paroles comptent-elles pour lui, est-il informé des ordres d'un homme ?21 Un temps la lumière devient invisible, lorsque les nuages l'obscurcissent ; puis le vent passe et les balaie,22 et du nord arrive la clarté. Dieu s'entoure d'une splendeur redoutable ;23 lui, Shaddaï, nous ne pouvons l'atteindre. Suprême par la force et l'équité, maître en justice sans opprimer,24 il s'impose à la crainte des hommes ; à lui la vénération de tous les esprits sensés !

Job 36,1-33

Posted in Uncategorized with tags on 28 décembre 2013 by JL

Elihu continua et dit :2 Patiente un peu et laisse-moi t'instruire, car je n'ai pas tout dit en faveur de Dieu.3 Je veux tirer mon savoir de très loin, pour justifier mon Créateur.4 En vérité, mes paroles ignorent le mensonge, et un homme d'une science accomplie est près de toi.5 Dieu ne rejette pas l'homme au coeur pur,6 il ne laisse pas vivre le méchant en pleine force. Il rend justice aux pauvres,7 fait prévaloir les droits du juste. Lorsqu'il élève des rois au trône et que s'exaltent ceux qui siègent pour toujours,8 alors il les lie avec des chaînes, ils sont pris dans les liens de l'affliction.9 Il les éclaire sur leurs actes, sur les fautes d'orgueil qu'ils ont commises.10 A leurs oreilles il fait entendre un avertissement, leur ordonne de se détourner du mal.11 S'ils écoutent et se montrent dociles, leurs jours s'achèvent dans le bonheur et leurs années dans les délices.12 Sinon, ils passent par le Canal et ils périssent en insensés.13 Oui, les endurcis, qui gardent leur colère et ne crient pas à l'aide quand il les enchaîne,14 meurent en pleine jeunesse et leur vie est méprisée.15 Mais il sauve le pauvre par sa pauvreté, il l'avertit dans sa misère.16 Toi aussi, il veut t'arracher à l'angoisse. Tandis que tu jouissais d'une abondance sans restriction et que la graisse débordait sur ta table,17 tu n'instruisais pas le procès des méchants, et ne faisais pas droit à l'orphelin.18 Prends garde d'être séduit par l'abondance, corrompu par de riches présents.19 Fais comparaître le grand comme l'homme sans or, l'homme au bras puissant comme le faible.20 N'écrase pas ceux qui te sont étrangers pour mettre à leur place ta parenté.21 Garde-toi de te porter vers l'injustice, car c'est pour cela que l'affliction t'éprouve.22 Vois, Dieu est sublime par sa force et quel maître lui comparer ?23 Qui lui a indiqué la voie à suivre, qui oserait lui dire : « Tu as commis l'injustice ? « 24 Songe plutôt à magnifier son oeuvre, que l'homme a célébrée par des cantiques.25 C'est un spectacle offert à tous, à distance l'homme la regarde.26 Oui, Dieu est si grand qu'il dépasse notre science, et le nombre de ses ans reste incalculable.27 C'est lui qui réduit les gouttes d'eau, pulvérise la pluie en brouillard.28 Et les nuages déversent celle-ci, la font ruisseler sur la foule humaine.29 Qui comprendra encore les déploiements de sa nuée, le grondement menaçant de sa tente ?30 Il répand un brouillard devant lui, couvre les sommets des montagnes.31 Par eux il sustente les peuples, leur donne la nourriture en abondance.32 A pleines mains, il soulève l'éclair et lui fixe le but à atteindre.33 Son fracas en annonce la venue, la colère s'enflamme contre l'iniquité.