Du maître de chant. De David. Psaume. Cantique.2 Que Dieu se lève, et ses ennemis se dispersent, et ses adversaires fuient devant sa face.3 Comme se dissipe la fumée, tu les dissipes ; comme fond la cire en face du feu, ils périssent, les impies, en face de Dieu.4 Mais les justes jubilent devant la face de Dieu, ils exultent et dansent de joie.5 Chantez à Dieu, jouez pour son nom, frayez la route au Chevaucheur des nuées, jubilez en Yahvé, dansez devant sa face.6 Père des orphelins, justicier des veuves, c'est Dieu dans son lieu de sainteté ;7 Dieu donne à l'isolé le séjour d'une maison, il ouvre aux captifs la porte du bonheur, mais les rebelles demeurent sur un sol aride.8 O Dieu, quand tu sortis à la face de ton peuple, quand tu foulas le désert,9 la terre trembla, les cieux mêmes fondirent en face de Dieu, en face de Dieu, le Dieu d'Israël.10 Tu répandis, ô Dieu, une pluie de largesses, ton héritage exténué, toi, tu l'affermis ;11 ta famille trouva un séjour, celui-là qu'en ta bonté, ô Dieu, tu préparais au pauvre.12 Le Seigneur a donné un ordre, c'est l'annonce d'une armée innombrable.13 Et les chefs d'armée détalaient, détalaient, la belle du foyer partage le butin.14 Alors que vous reposez entre les deux murets, les ailes de la Colombe se couvrent d'argent, et ses plumes d'un reflet d'or vert ;15 quand Shaddaï disperse les rois, c'est par elle qu'il neige sur le Mont-sombre.16 Montagne de Dieu, la montagne de Bashân ! Montagne sourcilleuse, la montagne de Bashân !17 Pourquoi jalouser, montagnes sourcilleuses, la montagne que Dieu a désirée pour séjour ? Oui, Yahvé y demeurera jusqu'à la fin.18 Les équipages de Dieu sont des milliers de myriades ; le Seigneur est venu du Sinaï au sanctuaire.19 Tu as gravi la hauteur, capturé des captifs, reçu des hommes en tribut, même les rebelles, pour que Yahvé Dieu ait une demeure.20 Béni soit le Seigneur de jour en jour ! Il prend charge de nous, le Dieu de notre salut.21 Le Dieu que nous avons est un Dieu de délivrances, au Seigneur Yahvé sont les issues de la mort ;22 mais Dieu défonce la tête de ses ennemis, le crâne chevelu du criminel qui rôde.23 Le Seigneur a dit : « De Bashân je fais revenir, je fais revenir des abîmes de la mer,24 afin que tu enfonces ton pied dans le sang, que la langue de tes chiens ait sa part d'ennemis. »25 On a vu tes processions, ô Dieu, les processions de mon Dieu, de mon roi, au sanctuaire :26 les chantres marchaient devant, les musiciens derrière, les jeunes filles au milieu, battant du tambourin.27 En choeurs, ils bénissaient Dieu : c'est Yahvé, dès l'origine d'Israël.28 Benjamin était là, le cadet ouvrant la marche ; les princes de Juda en robes multicolores, les princes de Zabulon, les princes de Nephtali.29 Commande, ô mon Dieu, selon ta puissance, la puissance, ô Dieu, que tu as mise en oeuvre pour nous,30 depuis ton Temple au-dessus de Jérusalem. Vers toi viendront les rois, apportant des présents.31 Menace la bête des roseaux, la bande de taureaux avec les peuples de veaux, qui s'humilie, avec des lingots d'argent ! Disperse les peuples qui aiment la guerre.32 Depuis l'Egypte, des grands viendront, l'Ethiopie tendra les mains vers Dieu.33 Royaumes de la terre, chantez à Dieu, jouez pour34 le Chevaucheur des cieux, des cieux antiques.35 Reconnaissez la puissance de Dieu. Sur Israël sa splendeur, dans les nues sa puissance :36 redoutable est Dieu depuis son sanctuaire. C'est lui, le Dieu d'Israël, qui donne au peuple force et puissance. Béni soit Dieu !
Archive for the impiété Category
Psaumes 68,1-36
Posted in abîme (chaos, tohu et bohu), bénédiction, butin de guerre (trésor), cantique (chant de l'âme), ciel (cieux), colonne de nuée et de feu, courage (force), diable (démons, serpent), eaux innombrables (négatives), Esprit-Saint, face de Dieu (visage), héritage (de Dieu, le nôtre,partage), impiété, initiative divine, Jérusalem (Sion), joie divine (jubilation), libération (délivrance, joug), montagne du Seigneur (théophanie), passage de la mort, peuple de Dieu (Israel, Juda), puissance divine, sainteté (saint), salut (rachat, rédemption), source d'eau vive (rosée, pluie), temple (sanctuaire) with tags Psaumes on 12 janvier 2014 by JLPsaumes 55,1-24
Posted in abîme (chaos, tohu et bohu), allégorie et référence christique, calomnie, médisance (langue), désert (ascèse, dépouillement), détresse (désespoir), diable (démons, serpent), Dieu écoute, exauce, impiété, Jérusalem (Sion), paix, remparts (murailles), royaume de Dieu, sang, shéol (hades, séjour des morts) with tags Psaumes on 9 janvier 2014 by JLDu maître de chant. Sur les instruments à cordes. Poème. De David.2 Entends, ô Dieu, ma prière, ne te dérobe pas à ma supplique,3 donne-moi audience, réponds-moi, je divague en ma plainte. Je frémis4 sous les cris de l'ennemi, sous les huées de l'impie ; ils me chargent de crimes, avec rage ils m'accusent.5 Mon coeur se tord en moi, les affres de la mort tombent sur moi ;6 crainte et tremblement me pénètrent, un frisson m'étreint.7 Et je dis : Qui me donnera des ailes comme à la colombe, que je m'envole et me pose ?8 Voici, je m'enfuirais au loin, je gîterais au désert.9 J'aurais bientôt un asile contre le vent de calomnie, et l'ouragan10 qui dévore, Seigneur, et le flux de leur langue. Je vois en effet la violence et la discorde en la ville ;11 de jour et de nuit elles tournent en haut de ses remparts. Crime et peine sont au-dedans12 la ruine est au-dedans ; jamais de sa grand-place ne s'éloignent fraude et tyrannie.13 Si encore un ennemi m'insultait, je pourrais le supporter ; si contre moi s'élevait mon rival, je pourrais me dérober.14 Mais toi, un homme de mon rang, mon ami, mon intime,15 à qui m'unissait une douce intimité dans la maison de Dieu ! Qu'ils s'en aillent dans le tumulte,16 que sur eux fonde la Mort, qu'ils descendent vivants au shéol, car le mal est chez eux, dans leur logis.17 Pour moi, vers Dieu j'appelle et Yahvé me sauve ;18 le soir et le matin et à midi je me plains et frémis. Il entend mon cri,19 il rachète dans la paix mon âme de la guerre qu'on me fait : ils sont en procès avec moi.20 Or Dieu entendra, il les humiliera, lui qui trône dès l'origine ; pour eux, point d'amendement : ils ne craignent pas Dieu.21 Il étend les mains contre ses alliés, il a violé son pacte ;22 plus onctueuse que la crème est sa bouche et son coeur fait la guerre ; ses discours sont plus doux que l'huile et ce sont des épées nues.23 Décharge sur Yahvé ton fardeau et lui te subviendra, il ne peut laisser à jamais chanceler le juste.24 Et toi, ô Dieu, tu les pousses dans le puits du gouffre, les hommes de sang et de fraude, avant la moitié de leurs jours. Et moi je compte sur toi.
Psaumes 53,1-7
Posted in abomination, chercher Dieu, impiété, Jérusalem (Sion), péché originel, peuple de Dieu (Israel, Juda) with tags Psaumes on 9 janvier 2014 by JLDu maître de chant. Pour la maladie. Poème. De David.2 L’insensé a dit en son coeur : « Non, plus de Dieu ! » Ils sont faux, corrompus, abominables ; non, il n’est plus d’honnête homme.3 Des cieux Dieu se penche vers les fils d’Adam, pour voir s’il en est un de sensé, un qui cherche Dieu ?4 Tous ils ont dévié, ensemble pervertis. Non, il n’est plus d’honnête homme, non, plus un seul.5 Le savent-ils, les malfaisants ? Ils mangent mon peuple, voilà le pain qu’ils mangent, ils n’invoquent pas Dieu.6 Là ils seront frappés d’effroi sans cause d’effroi. Car Dieu disperse les ossements de ton assiégeant, on les bafoue, car Dieu les rejette.7 Qui donnera de Sion le salut d’Israël ? Lorsque Dieu ramènera son peuple, allégresse à Jacob et joie pour Israël !
Psaumes 50,1-23
Posted in attributs et noms divins, ciel (cieux), détresse (désespoir), Dieu écoute, exauce, gloire de Dieu, impiété, Jérusalem (Sion), jugement, justice (justification, juste), peuple de Dieu (Israel, Juda), prière de demande, prière de louange, sacrifice d'holocauste et communion, salut (rachat, rédemption) with tags Psaumes on 8 janvier 2014 by JLPsaume d'Asaph. Le Dieu des dieux, Yahvé, accuse, il appelle la terre du levant au couchant.2 Depuis Sion, beauté parfaite, Dieu resplendit ;3 il vient, notre Dieu, il ne se taira point. Devant lui, un feu dévore, autour de lui, bourrasque violente ;4 il appelle les cieux d'en haut et la terre pour juger son peuple.5 « Assemblez devant moi les miens, qui scellèrent mon alliance en sacrifiant. »6 Les cieux annoncent sa justice : « Dieu, c'est lui le juge ! « 7 « Ecoute, mon peuple, j'accuse, Israël, et je t'adjure, moi, Dieu, ton Dieu.8 Ce n'est pas tes sacrifices que j'accuse, tes holocaustes constamment devant moi ;9 je ne prendrai pas de ta maison un taureau, ni de tes bergeries des boucs.10 Car tout fauve des forêts est à moi, des animaux sur les montagnes par milliers ;11 je connais tous les oiseaux des cieux, toute bête des champs est pour moi.12 Si j'ai faim, je n'irai pas te le dire, car le monde est à moi et son contenu.13 Vais-je manger la chair des taureaux, le sang des boucs, vais-je le boire ?14 Offre à Dieu un sacrifice d'action de grâces, accomplis tes voeux pour le Très-Haut ;15 appelle-moi au jour de l'angoisse, je t'affranchirai et tu me rendras gloire. »16 Mais l'impie, Dieu lui déclare : « Que viens-tu réciter mes commandements, qu'as-tu mon alliance à la bouche,17 toi qui détestes la règle et rejettes mes paroles derrière toi ?18 Si tu vois un voleur, tu fraternises, tu es chez toi parmi les adultères ;19 tu livres ta bouche au mal et ta langue trame la tromperie.20 Tu t'assieds, tu accuses ton frère, tu déshonores le fils de ta mère.21 Voilà ce que tu fais, et je me tairais ? Penses-tu que je suis comme toi ? Je te dénonce et m'explique devant toi.22 Prenez bien garde, vous qui oubliez Dieu, que je n'emporte, et personne pour délivrer !23 Qui offre l'action de grâces me rend gloire, à l'homme droit, je ferai voir le salut de Dieu. »
Psaumes 45,1-18
Posted in allégorie et référence christique, droiture, eternité (vie éternel), impiété, justice (justification, juste), Marie, onction (oindre), royauté du Christ, vérité with tags Psaumes on 8 janvier 2014 by JLDu maître de chant. Sur l’air : Des lys… Des fils de Coré. Poème. Chant d’amour.2 Mon coeur a frémi de paroles belles : je dis mon oeuvre pour un roi, ma langue est le roseau d’un scribe agile.3 Tu es beau, le plus beau des enfants des hommes, la grâce est répandue sur tes lèvres. Aussi tu es béni de Dieu à jamais.4 Ceins ton épée sur ta cuisse, vaillant, dans le faste et l’éclat5 va, chevauche, pour la cause de la vérité, de la piété, de la justice. Tends la corde sur l’arc, il rend terrible ta droite !6 Tes flèches sont aiguës, voici les peuples sous toi, ils perdent coeur, les ennemis du roi.7 Ton trône est de Dieu pour toujours et à jamais ! Sceptre de droiture, le sceptre de ton règne !8 Tu aimes la justice, tu hais l’impiété. C’est pourquoi Dieu, ton Dieu, t’a donné l’onction d’une huile d’allégresse comme à nul de tes rivaux ;9 ton vêtement n’est plus que myrrhe et aloès. Des palais d’ivoire, les harpes te ravissent.10 Parmi tes bien-aimées sont des filles de roi ; à ta droite une dame, sous les ors d’Ophir.11 Ecoute, ma fille, regarde et tends l’oreille, oublie ton peuple et la maison de ton père,12 alors le roi désirera ta beauté : il est ton Seigneur, prosterne-toi devant lui !13 La fille de Tyr, par des présents, déridera ton visage, et les peuples les plus riches,14 par maint joyau serti d’or. Vêtue15 de brocarts, la fille de roi est amenée au-dedans vers le roi, des vierges à sa suite. On amène les compagnes qui lui sont destinées ;16 parmi joie et liesse, elles entrent au palais.17 A la place de tes pères te viendront des fils ; tu en feras des princes par toute la terre.18 Que je fasse durer ton nom d’âge en âge, que les peuples te louent dans les siècles des siècles.
Psaumes 39,1-14
Posted in connaissance (intelligence de la foi), espérance, futilité de notre vie (fragilité), humilité (humble), impiété, oeuvre du Seigneur, péché (faute) with tags Psaumes on 7 janvier 2014 by JLDu maître de chant. De Yedutûn. Psaume de David.2 J’ai dit : « Je garderai ma route, sans laisser ma langue s’égarer, je garderai à la bouche un bâillon, tant que devant moi sera l’impie. »3 Je me suis tu, silence et calme ; à voir sa chance, mon tourment s’exaspéra.4 Mon coeur brûlait en moi, à force d’y songer le feu flamba et ma langue vint à parler :5 « Fais-moi savoir, Yahvé, ma fin et quelle est la mesure de mes jours, que je sache combien je suis fragile.6 Vois, d’un empan tu fis mes jours, ma durée est comme rien devant toi ; rien qu’un souffle, tout homme qui se dresse,7 rien qu’une ombre, l’humain qui va ; rien qu’un souffle, les richesses qu’il entasse, et il ne sait qui les ramassera. »8 Et maintenant, que puis-je attendre, Seigneur ? Mon espérance, elle est en toi.9 De tous mes péchés délivre-moi, ne me fais point la risée de l’insensé.10 Je me tais, je n’ouvre pas la bouche, car c’est toi qui es à l’oeuvre.11 Eloigne de moi tes coups, sous les assauts de ta main je me consume.12 Reprenant les torts, tu corriges l’homme, comme la teigne, tu ronges ses désirs. Rien qu’un souffle, tous les humains.13 Ecoute ma prière, Yahvé, prête l’oreille à mon cri, ne reste pas sourd à mes pleurs. Car je suis l’étranger chez toi, un passant comme tous mes pères.14 Détourne ton regard, que je respire, avant que je m’en aille et ne sois plus.
Psaumes 37,1-40
Posted in bénédiction, chemin (voie du Seigneur), détresse (désespoir), espérance, eternité (vie éternel), héritage (de Dieu, le nôtre,partage), humilité (humble), impiété, jour du Seigneur (déluge), justice (justification, juste), libération (délivrance, joug), loi, mensonge, paix, péché (faute), protection divine (refuge, abri), providence, sagesse, salut (rachat, rédemption) with tags Psaumes on 6 janvier 2014 by JLDe David. Ne t'échauffe pas contre les méchants, ne jalouse pas les artisans de fausseté :2 vite comme l'herbe ils sont fanés, flétris comme le vert des prés.3 Compte sur Yahvé et agis bien, habite la terre et vis tranquille,4 mets en Yahvé ta réjouissance : il t'accordera plus que les désirs de ton coeur.5 Remets ton sort à Yahvé, compte sur lui, il agira ;6 il produira ta justice comme le jour, comme le midi ton droit.7 Sois calme devant Yahvé et attends-le, ne t'échauffe pas contre le parvenu, l'homme qui use d'intrigues.8 Trêve à la colère, renonce au courroux, ne t'échauffe pas, ce n'est que mal ;9 car les méchants seront extirpés, qui espère Yahvé possédera la terre.10 Encore un peu, et plus d'impie, tu t'enquiers de sa place, il n'est plus ;11 mais les humbles posséderont la terre, réjouis d'une grande paix.12 L'impie complote contre le juste et grince des dents contre lui ;13 le Seigneur se moque de lui, car il voit venir son jour.14 Les impies tirent l'épée, ils tendent l'arc, pour égorger l'homme droit, pour renverser le pauvre et le petit ;15 l'épée leur entrera au coeur et leurs arcs seront brisés.16 Mieux vaut un peu pour le juste que tant de fortune pour l'impie ;17 car les bras de l'impie seront brisés, mais Yahvé soutient les justes.18 Yahvé connaît les jours des parfaits, éternel sera leur héritage ;19 pas de honte pour eux aux mauvais jours, dans la famine ils seront rassasiés.20 Cependant les impies périront, eux, les ennemis de Yahvé ; ils s'en iront comme la parure des prés, en fumée ils s'en iront.21 L'impie emprunte et ne rend pas, le juste a pitié, il donne ;22 ceux qu'il bénit posséderont la terre, ceux qu'il maudit seront extirpés.23 Yahvé mène les pas de l'homme, ils sont fermes et sa marche lui plaît ;24 quand il tombe, il ne reste pas terrassé, car Yahvé le soutient par la main.25 J'étais jeune, et puis j'ai vieilli, je n'ai pas vu le juste abandonné, ni sa lignée cherchant du pain.26 Tout le jour il a pitié, il prête, sa lignée sera en bénédiction !27 Evite le mal, agis bien, tu auras une habitation pour toujours ;28 car Yahvé aime le droit, il n'abandonne pas ses amis. Les malfaisants seront détruits à jamais et la lignée des impies extirpée ;29 les justes posséderont la terre, là ils habiteront pour toujours.30 La bouche du juste murmure la sagesse et sa langue dit le droit ;31 la loi de son Dieu dans son coeur, ses pas ne chancellent point.32 L'impie guette le juste et cherche à le faire mourir ;33 à sa main Yahvé ne l'abandonne, ne le laisse en justice condamner.34 Espère Yahvé et observe sa voie, il t'exaltera pour que tu possèdes la terre : tu verras les impies extirpés.35 J'ai vu l'impie forcené s'élever comme un cèdre du Liban ;36 je suis passé, voici qu'il n'était plus, je l'ai cherché, on ne l'a pas trouvé.37 Regarde le parfait, vois l'homme droit : il y a pour le pacifique une postérité ;38 mais les pécheurs seront tous anéantis, la postérité des impies extirpée.39 Le salut des justes vient de Yahvé, leur lieu fort au temps de l'angoisse ;40 Yahvé les aide et les délivre, il les délivrera des impies, il les sauvera quand ils s'abritent en lui.
Psaumes 36,1-13
Posted in abîme (chaos, tohu et bohu), bonté divine (amour de Dieu), ciel (cieux), droiture, dureté du coeur (impénitence), impiété, jugement, justice (justification, juste), lumière (lampe), montagne du Seigneur (théophanie), orgueil (se glorifier), prophétie (oracle), protection divine (refuge, abri), source d'eau vive (rosée, pluie), vérité with tags Psaumes on 5 janvier 2014 by JLDu maître de chant. Du serviteur de Yahvé. De David.2 C’est un oracle pour l’impie que le péché au fond de son coeur ; point de crainte de Dieu devant ses yeux.3 Il se voit d’un oeil trop flatteur pour découvrir et détester son tort ;4 les paroles de sa bouche : fraude et méfait ! c’est fini d’être un sage. En fait de bien5 il rumine le méfait jusque sur sa couche ; ils s’obstine dans la voie qui n’est pas bonne, la mauvaise, il n’en démord pas.6 Yahvé, dans les cieux ton amour, jusqu’aux nues, ta vérité ;7 ta justice, comme les montagnes de Dieu, tes jugements, le grand abîme. L’homme et le bétail, tu les secours, Yahvé,8 qu’il est précieux, ton amour, ô Dieu ! Ainsi, les fils d’Adam : à l’ombre de tes ailes ils ont abri.9 Ils s’enivrent de la graisse de ta maison, au torrent de tes délices tu les abreuves ;10 en toi est la source de vie, par ta lumière nous voyons la lumière.11 Garde ton amour à ceux qui te connaissent, et ta justice aux coeurs droits.12 Que le pied des superbes ne m’atteigne, que la main des impies ne me chasse !13 Les voilà tombés, les malfaisants, abattus sans pouvoir se relever.
Psaumes 12,1-9
Posted in attributs et noms divins, calomnie, médisance (langue), impiété, parole de Dieu (vivante), péché originel, pureté du coeur, salut (rachat, rédemption) with tags Psaumes on 31 décembre 2013 by JLDu maître de chant. Sur l’octacorde. Psaume de David.2 Sauve, Yahvé ! c’en est fait de tes amis, les fidèles ont disparu d’entre les fils d’Adam.3 On ne fait que mentir, chacun à son prochain, lèvres trompeuses, langage d’un coeur double.4 Que Yahvé retranche toute lèvre trompeuse, la langue qui fait de grandes phrases,5 ceux qui disent : « La langue est notre fort, nos lèvres sont pour nous, qui serait notre maître ? « 6 A cause du malheureux qu’on dépouille, du pauvre qui gémit, maintenant je me lève, déclare Yahvé : j’assurerai le salut à ceux qui en ont soif.7 Les paroles de Yahvé sont des paroles sincères, argent natif qui sort de terre, sept fois épuré ;8 toi, Yahvé, tu y veilleras. Tu le protégeras d’une telle engeance à jamais ;9 de toutes parts les impies s’en iront, comble d’abjection chez les fils d’Adam.
Psaumes 11,1-7
Posted in attributs et noms divins, ciel (cieux), droiture, enfer (géhenne, vallée du Cédron), face de Dieu (visage), fondations (pieux sacré), impiété, justice (justification, juste), mettre à l'épreuve (soumettre à la tentation), protection divine (refuge, abri), pureté du coeur with tags Psaumes on 30 décembre 2013 by JLDu maître de chant. De David. En Yahvé j’ai mon abri. Comment dites-vous à mon âme : « Fuis à ta montagne, passereau.2 « Vois les impies bander leur arc, ils ajustent leur flèche à la corde pour viser dans l’ombre les coeurs droits ;3 si les fondations sont ruinées, que peut le juste ? « 4 Yahvé dans son palais de sainteté, Yahvé, dans les cieux est son trône ; ses yeux contemplent le monde, ses paupières éprouvent les fils d’Adam.5 Yahvé éprouve le juste et l’impie. Qui aime la violence, son âme le hait.6 Il fera pleuvoir sur les impies charbons de feu et soufre et dans leur coupe un vent de flamme pour leur part.7 Yahvé est juste, il aime la justice, les coeurs droits contempleront sa face.
Psaumes 10,1-18
Posted in calomnie, médisance (langue), détresse (désespoir), diable (démons, serpent), face de Dieu (visage), humilité (humble), impiété, malédiction, tentation (filet) with tags Psaumes on 30 décembre 2013 by JLPourquoi, Yahvé, restes-tu loin, te caches-tu aux temps de détresse ?2 Sous l’orgueil de l’impie le malheureux est pourchassé, il est pris aux ruses que l’autre a combinées.3 L’impie se loue des désirs de son âme, l’homme avide qui bénit méprise Yahvé,4 l’impie, arrogant, ne cherche point : « Pas de Dieu ! » voilà toute sa pensée.5 A chaque instant ses démarches aboutissent, tes jugements sont trop hauts pour lui, tous ses rivaux, il souffle sur eux.6 Il dit en son coeur : « Je tiendrai bon d’âge en âge. » Lui qui n’est pas dans le malheur,7 il maudit. Fraude et violence lui emplissent la bouche, sous sa langue peine et méfait ;8 il est assis à l’affût dans les roseaux, sous les couverts il massacre l’innocent. Des yeux il épie le misérable,9 à l’affût, bien couvert, comme un lion dans son fourré, à l’affût pour ravir le malheureux, il ravit le malheureux en le traînant dans son filet.10 Il épie, s’accroupit, se tapit, le misérable tombe en son pouvoir ;11 il dit en son coeur : « Dieu oublie, il se couvre la face pour ne pas voir jusqu’à la fin. »12 Dresse-toi, Yahvé ! O Dieu, lève ta main, n’oublie pas les malheureux !13 Pourquoi l’impie blasphème-t-il Dieu, dit-il en son coeur : « Tu ne chercheras point ? « 14 Tu as vu, toi, la peine et les pleurs, tu regardes pour les prendre en ta main : à toi le misérable s’abandonne, l’orphelin, toi, tu le secours.15 Brise le bras de l’impie, du méchant, tu chercheras son impiété, tu ne la trouveras plus.16 Yahvé est roi pour toujours et à jamais, les païens ont disparu de sa terre.17 Le désir des humbles, tu l’écoutes, Yahvé, tu affermis leur coeur, tu tends l’oreille,18 pour juger l’orphelin et l’opprimé : qu’il cesse de faire peur, l’homme né de la terre !
Psaumes 9,1-21
Posted in allégorie et référence christique, chercher Dieu, détresse (désespoir), droiture, espérance, face de Dieu (visage), faire mémoire (mémorial, solennité), impiété, Jérusalem (Sion), joie divine (jubilation), jugement, justice (justification, juste), royaume de Dieu, sang, shéol (hades, séjour des morts) with tags Psaumes on 29 décembre 2013 by JLDu maître de chant. Sur hautbois et harpe. Psaume de David.2 Je te rends grâce, Yahvé, de tout mon coeur, j’énonce toutes tes merveilles,3 j’exulte et me réjouis en toi, je joue pour ton nom, Très-Haut.4 Mes ennemis retournent en arrière, ils fléchissent, ils périssent devant ta face,5 quand tu m’as rendu sentence et jugement, siégeant sur le trône en juste juge.6 Tu as maté les païens, fait périr l’impie, effacé leur nom pour toujours et à jamais ;7 l’ennemi est achevé, ruines sans fin, tu as renversé des villes, et leur souvenir a péri. Voici,8 Yahvé siège pour toujours, il affermit pour le jugement son trône ;9 lui, il jugera le monde avec justice, prononcera sur les nations avec droiture.10 Que Yahvé soit un lieu fort pour l’opprimé, un lieu fort aux temps de détresse !11 En toi se confient ceux qui connaissent ton nom, tu n’abandonnes point ceux qui te cherchent, Yahvé.12 Jouez pour Yahvé, l’habitant de Sion, racontez parmi les peuples ses hauts faits !13 Lui qui s’enquiert du sang se souvient d’eux, il n’oublie pas le cri des malheureux.14 Pitié pour moi, Yahvé, vois mon malheur, tu me fais remonter des portes de la mort,15 que j’énonce toute ta louange aux portes de la fille de Sion, joyeux de ton salut.16 Les païens ont croulé dans la fosse qu’ils ont faite, au filet qu’ils ont tendu, leur pied s’est pris.17 Yahvé s’est fait connaître, il a rendu le jugement, il a lié l’impie dans l’ouvrage de ses mains.18 Que les impies retournent au shéol, tous ces païens qui oublient Dieu !19 Car le pauvre n’est pas oublié jusqu’à la fin, l’espoir des malheureux ne périt pas à jamais.20 Dresse-toi, Yahvé, que l’homme ne triomphe, qu’ils soient jugés, les païens, devant ta face !21 Jette, Yahvé, sur eux l’épouvante, qu’ils connaissent, les païens, qu’ils sont hommes !
Psaumes 7,1-18
Posted in diable (démons, serpent), droiture, impiété, jugement, omniscience divine, protection divine (refuge, abri), Yahvé (nom du Seigneur, Je Suis) with tags Psaumes on 29 décembre 2013 by JLLamentation. De David. Qu’il chanta à Yahvé à propos de Kush le Benjaminite.2 Yahvé mon Dieu, en toi j’ai mon abri, sauve-moi de tous mes poursuivants, délivre-moi ;3 qu’il n’emporte comme un lion mon âme, lui qui déchire, et personne qui délivre !4 Yahvé mon Dieu, si j’ai fait cela, laissé la fraude sur mes mains,5 si j’ai rendu le mal à mon bienfaiteur, épargné un injuste oppresseur,6 que l’ennemi poursuive mon âme et l’atteigne ! Qu’il écrase ma vie contre terre et relègue mes entrailles dans la poussière !7 Lève-toi, Yahvé, dans ta colère, dresse-toi contre les excès de mes oppresseurs, réveille-toi, mon Dieu. Tu ordonnes le jugement.8 Que l’assemblée des nations t’environne, reviens au-dessus d’elle.9 (Yahvé est l’arbitre des peuples.) Juge-moi, Yahvé, selon ma justice et selon mon intégrité.10 Mets fin à la malice des impies, confirme le juste, toi qui sondes les coeurs et les reins, ô Dieu le juste !11 Le bouclier qui me couvre, c’est Dieu, le sauveur des coeurs droits,12 Dieu le juste juge, lent à la colère, mais Dieu en tout temps menaçant13 pour qui ne revient. Que l’ennemi affûte son épée, qu’il bande son arc et l’apprête,14 c’est pour lui qu’il apprête les engins de mort et fait de ses flèches des brandons ;15 le voici en travail de malice, il a conçu la peine, il enfante le mécompte.16 Il ouvre une fosse et la creuse, il tombera dans le trou qu’il a fait ;17 sa peine reviendra sur sa tête, sa violence lui retombera sur le crâne.18 Je rends grâce à Yahvé pour sa justice, je joue pour le Nom du Très-Haut.
Psaumes 3,1-9
Posted in allégorie et référence christique, attributs et noms divins, impiété, montagne du Seigneur (théophanie), prière de libération, protection divine (refuge, abri) with tags Psaumes on 28 décembre 2013 by JLPsaume de David. Quand il fuyait devant son fils Absalom.2 Yahvé, qu’ils sont nombreux mes oppresseurs, nombreux ceux qui se lèvent contre moi,3 nombreux ceux qui disent de mon âme : « Point de salut pour elle en son Dieu ! « 4 Mais toi, Yahvé, bouclier qui m’entoures, ma gloire ! tu me redresses la tête.5 A pleine voix je crie vers Yahvé, il me répond de sa montagne sainte.6 Et moi, je me couche et m’endors, je m’éveille : Yahvé est mon soutien.7 Je ne crains pas ces gens par milliers qui forment un cercle contre moi.8 Lève-toi, Yahvé ! Sauve-moi, mon Dieu ! Tu frappes à la joue tous mes adversaires, les dents des impies, tu les brises.9 De Yahvé, le salut ! Sur ton peuple, ta bénédiction !
Psaumes 1,1-6
Posted in béatitude (bonheur), chemin (voie du Seigneur), impiété, jugement, loi, porter du fruit, source d'eau vive (rosée, pluie) with tags Psaumes on 28 décembre 2013 by JLHeureux l’homme qui ne suit pas le conseil des impies, ni dans la voie des égarés ne s’arrête, ni au siège des rieurs ne s’assied,2 mais se plaît dans la loi de Yahvé, mais murmure sa loi jour et nuit !3 Il est comme un arbre planté auprès des cours d’eau ; celui-là portera fruit en son temps et jamais son feuillage ne sèche ; tout ce qu’il fait réussit :4 rien de tel pour les impies, rien de tel ! Mais ils sont comme la bale qu’emporte le vent.5 Ainsi, les impies ne tiendront pas au Jugement, ni les égarés, à l’assemblée des justes.6 Car Yahvé connaît la voie des justes, mais la voie des impies se perd.
Job 27,1-23
Posted in calomnie, médisance (langue), détresse (désespoir), impiété with tags Job on 28 décembre 2013 by JLEt Job continua de s’exprimer en sentences et dit :2 Par le Dieu vivant qui me refuse justice, par Shaddaï qui m’emplit d’amertume,3 tant qu’un reste de vie m’animera, que le souffle de Dieu passera dans mes narines,4 mes lèvres ne diront rien de mal, ma langue n’exprimera aucun mensonge.5 Bien loin de vous donner raison, jusqu’à mon dernier souffle, je maintiendrai mon innocence.6 Je tiens à ma justice et ne lâche pas ; en conscience, je n’ai pas à rougir de mes jours.7 Que mon ennemi ait le sort du méchant, mon adversaire celui de l’injuste !8 Quel espoir, en effet, reste à l’impie quand il supplie et qu’il élève vers Dieu son âme ?9 Est-ce que Dieu entend ses cris, quand fond sur lui la détresse ?10 Faisait-il ses délices de Shaddaï, invoquait-il Dieu à tout instant ?11 Mais je vous instruis sur la maîtrise de Dieu, sans rien vous cacher des pensées de Shaddaï.12 Et si vous tous aviez su l’observer, à quoi bon vos vains discours dans le vide ?13 Voici le lot que Dieu assigne au méchant, l’héritage que le violent reçoit de Shaddaï.14 Si ses fils se multiplient, c’est pour l’épée, et ses descendants n’apaiseront pas leur faim.15 Les survivants seront ensevelis par la Peste, sans que ses veuves puissent les pleurer.16 S’il accumule l’argent comme la poussière, s’il entasse des vêtements comme de la glaise,17 qu’il les entasse ! un juste les revêtira, un innocent recevra l’argent en partage.18 Il s’est bâti une maison d’araignée, il s’est construit une hutte de gardien :19 riche il se couche, mais c’est la dernière fois ; quand il ouvre les yeux, plus rien.20 Les terreurs l’assaillent en plein jour, la nuit, un tourbillon l’enlève.21 Un vent d’est le soulève et l’entraîne, l’arrache à son lieu de séjour.22 Sans pitié, on le prend pour cible, il doit fuir des mains menaçantes.23 On applaudit à sa ruine, on le siffle partout où il va.
Job 17,1-16
Posted in détresse (désespoir), espérance, impiété, lumière (lampe), poussière (cendre, glaise), shéol (hades, séjour des morts), ténèbre with tags Job on 28 décembre 2013 by JLMon souffle en moi s’épuise et les fossoyeurs pour moi s’assemblent.2 Je n’ai pour compagnons que des railleurs, dont la dureté obsède mes veilles.3 Place donc toi-même ma caution près de toi, car lequel voudrait toper dans ma main ?4 Tu as fermé leur coeur à la raison, aussi aucune main ne se lève.5 Tel celui qui invite des amis à un partage, quand les yeux de ses fils languissent,6 je suis devenu la fable des gens, quelqu’un à qui l’on crache au visage.7 Mes yeux s’éteignent de chagrin, mes membres s’évanouissent comme l’ombre.8 A cette vue, les hommes droits restent stupéfaits, l’innocent s’indigne contre l’impie ;9 le juste s’affermit dans ses voies, l’homme aux mains pures redouble d’énergie.10 Allons, vous tous, revenez à la charge, et je ne trouverai pas un sage parmi vous !11 Mes jours ont fui, avec mes projets, et les fibres de mon coeur sont rompues.12 On veut faire de la nuit le jour ; elle serait proche la lumière qui chasse les ténèbres.13 Or mon espoir, c’est d’habiter le shéol, d’étendre ma couche dans les ténèbres.14 Je crie au sépulcre : « Tu es mon père ! » à la vermine : « C’est toi ma mère et ma soeur ! « 15 Où donc est-elle, mon espérance ? Et mon bonheur, qui l’aperçoit ?16 Vont-ils descendre à mes côtés au shéol, sombrer de même dans la poussière ?
Job 13,1-28
Posted in face de Dieu (visage), impiété, silence de Dieu with tags Job on 27 décembre 2013 by JLTout cela, je l’ai vu de mes yeux, entendu de mes oreilles, et compris.2 J’en sais, moi, autant que vous, je ne vous cède en rien.3 Mais j’ai à parler à Shaddaï, je veux faire à Dieu des remontrances.4 Vous, vous n’êtes que des charlatans, des médecins de fantaisie !5 Qui donc vous apprendra le silence, la seule sagesse qui vous convienne !6 Ecoutez, je vous prie, mes griefs, soyez attentifs au plaidoyer de mes lèvres.7 Pensez-vous défendre Dieu par un langage inique et par des propos mensongers ?8 Prendre ainsi son parti, vous faire ses avocats ?9 Serait-il bon qu’il vous scrutât ? Se moque-t-on de lui comme on se joue d’un homme ?10 Il vous infligerait une sévère réprimande pour votre partialité secrète.11 Est-ce que sa majesté ne vous effraie pas ? Sa terreur ne fond-elle pas sur vous ?12 Vos leçons apprises sont des sentences de cendre, vos défenses, des défenses d’argile.13 Faites silence ! C’est moi qui vais parler, quoi qu’il m’advienne.14 Je prends ma chair entre mes dents, je place ma vie dans mes mains,15 il peut me tuer : je n’ai d’autre espoir que de défendre devant lui ma conduite.16 Et cela même me sauvera, car un impie n’oserait comparaître en sa présence.17 Ecoutez, écoutez mes paroles, prêtez l’oreille à mes déclarations.18 Voici : je vais procéder en justice, conscient d’être dans mon droit.19 Qui veut plaider contre moi ? D’avance, j’accepte d’être réduit au silence et de périr !20 Fais-moi seulement deux concessions, alors je ne me cacherai pas loin de ta face :21 Ecarte ta main qui pèse sur moi et ne m’épouvante plus par ta terreur.22 Puis engage le débat et je répondrai ; ou plutôt je parlerai et tu me répliqueras.23 Combien de fautes et de péchés ai-je commis ? Dis-moi quelle a été ma transgression, mon péché ?24 Pourquoi caches-tu ta face et me considères-tu comme ton ennemi ?25 Veux-tu effrayer une feuille chassée par le vent, poursuivre une paille sèche ?26 Toi qui rédiges contre moi d’amères sentences et m’imputes mes fautes de jeunesse,27 qui as mis mes pieds dans les ceps, observes tous mes sentiers et prends l’empreinte de mes pas !28 Et lui s’effrite comme un bois vermoulu, ou comme un vêtement dévoré par la teigne,
2 Maccabées 12,1-45
Posted in attributs et noms divins, idolâtrie, impiété, indulgence (intercession), libération (délivrance, joug), omniscience divine, péché (faute), puissance divine, pur et impur (souillure), résurrection, sacrifice pour les péchés (expiation) with tags Maccabées 2 on 26 décembre 2013 by JLCes traités conclus, Lysias revint chez le roi, tandis que les Juifs se remettaient aux travaux des champs.2 Parmi les stratèges en place, Timothée et Apollonius, fils de Gennéos, et aussi Hiéronyme et Démophon, à qui s’ajoutait Nikanor le Cypriarque, ne laissaient goûter aux Juifs ni repos, ni tranquillité.3 Les habitants de Joppé commirent un acte particulièrement impie. Ils invitèrent les Juifs domiciliés chez eux à monter avec leurs femmes et leurs enfants sur des barques qu’ils avaient préparées eux-mêmes, comme si nulle inimitié n’existait à leur égard.4 Sur l’assurance d’un décret rendu par le peuple de la ville, les Juifs acceptèrent comme des gens désireux de la paix et sans défiance, mais quand ils furent au large, on les coula à fond au nombre d’au moins 200.5 Dès que Judas eut appris la cruauté commise contre les gens de sa nation, il fit savoir ses ordres à ceux qui étaient avec lui,6 et, après avoir invoqué Dieu, le juge équitable, il marcha contre les meurtriers de ses frères. De nuit, il incendia le port, brûla les vaisseaux et passa au fil de l’épée ceux qui y avaient cherché un refuge.7 Mais la place ayant été fermée, il partit dans le dessein d’y revenir pour extirper toute la cité des Joppites.8 Averti que ceux de Iamnia voulaient jouer le même tour aux Juifs qui habitaient parmi eux,9 il attaqua de nuit les Iamnites, incendia le port avec la flotte, de telle sorte que les lueurs des flammes furent aperçues jusqu’à Jérusalem quoique distante de 240 stades.10 Il s’était éloigné de là de neuf stades dans une marche contre Timothée, lorsque tombèrent sur lui des Arabes au nombre d’au moins 5.000 hommes de pied et 500 cavaliers.11 Un violent combat s’étant engagé, et les soldats de Judas l’ayant emporté avec l’aide de Dieu, les nomades vaincus demandèrent à Judas de leur donner la main droite, promettant de lui livrer du bétail et de lui être utiles en tout le reste.12 Comprenant qu’en réalité ils pourraient lui rendre beaucoup de services, Judas consentit à faire la paix avec eux et, après qu’on se fut donné la main, ils se retirèrent sous la tente.13 Judas attaqua aussi une certaine ville forte, entourée de remparts, habitée par un mélange de nations et dont le nom était Kaspîn.14 Confiants dans la puissance de leurs murs et leurs dépôts de vivres, les assiégés se montraient grossiers à l’excès envers Judas et les siens, joignant aux insultes les blasphèmes et des propos impies.15 Judas et ses compagnons, ayant invoqué le grand Souverain du monde qui sans béliers ni machines de guerre renversa Jéricho au temps de Josué, assaillirent le mur avec férocité.16 Devenus maîtres de la ville par la volonté de Dieu, ils firent un carnage indescriptible, au point que l’étang voisin, large de deux stades, paraissait rempli par le sang qui y avait coulé.17 Comme ils s’étaient éloignés à 750 stades de là, ils atteignirent le Charax, chez les Juifs appelés Toubiens.18 Quant à Timothée, ils ne le trouvèrent point dans ces parages, car il avait quitté les lieux sans avoir rien fait, mais non sans avoir laissé sur un certain point une très forte garnison.19 Dosithée et Sosipater, généraux du Maccabée, s’y rendirent et tuèrent les hommes laissés par Timothée dans la forteresse au nombre de plus de 10.000.20 Maccabée, de son côté, ayant distribué ses troupes en cohortes, nomma ceux qui seraient à leur tête et s’élança contre Timothée, qui avait autour de lui 120.000 fantassins et 2.500 cavaliers.21 Informé de l’approche de Judas, Timothée envoya tout d’abord les femmes, les enfants et le reste des bagages au lieu dit le Karnion, car la place était inexpugnable et difficile d’accès à cause des passes étroites de toute la contrée.22 La cohorte de Judas parut la première : l’épouvante s’étant emparée de l’ennemi, ainsi que la crainte que leur inspirait la manifestation de Celui qui voit tout, ils prirent la fuite en tous sens, de telle sorte que souvent ils se blessaient entre eux et se transperçaient de leurs propres épées.23 Judas les poursuivit avec une vigueur extrême, embrochant ces criminels dont il fit périr jusqu’à 30.000 hommes.24 Timothée, étant tombé lui-même aux mains des gens de Dosithée et de Sosipater, les conjura avec beaucoup d’artifice de le laisser aller sain et sauf, affirmant qu’il avait en son pouvoir des parents et même des frères de beaucoup d’entre eux, à qui il pourrait arriver d’être supprimés.25 Quand il les eut persuadés par de longs discours qu’il leur restituerait ces hommes sains et saufs en vertu de l’engagement qu’il prenait, ils le relâchèrent pour sauver leurs frères.26 S’étant rendu au Karnion et à l’Atargatéion, Judas égorgea 25.000 hommes.27 Après leur désastre (et leur perte), il conduisit son armée contre Ephrôn, ville forte où habitait Lysanias. De robustes jeunes gens, rangés devant les murailles, combattaient avec vigueur, et, à l’intérieur, il y avait des quantités de machines et de projectiles en réserve.28 Mais, ayant invoqué le Souverain qui brise par sa puissance les forces des ennemis, les Juifs se rendirent maîtres de la ville et couchèrent sur le sol, parmi ceux qui s’y trouvaient, environ 25.000 hommes.29 Partis de là, ils foncèrent sur Scythopolis, à 600 stades de Jérusalem.30 Mais les Juifs qui s’y étaient fixés, ayant attesté que les Scythopolites avaient eu pour eux de la bienveillance et leur avaient réservé un accueil humain au temps du malheur,31 Judas et les siens remercièrent ces derniers et les engagèrent à se montrer encore à l’avenir bien disposés pour leur race. Ils arrivèrent à Jérusalem très peu avant la fête des Semaines.32 Après la fête appelée Pentecôte, ils foncèrent contre Gorgias, stratège de l’Idumée.33 Celui-ci sortit à la tête de 3.000 fantassins et 400 cavaliers,34 qui engagèrent une bataille rangée où il arriva qu’un certain nombre de Juifs succombèrent.35 Le dénommé Dosithée, cavalier du corps des Toubiens, homme vaillant, se rendit maître de la personne de Gorgias et, l’ayant saisi par la chlamyde, il l’entraînait de force en vue de capturer vivant ce maudit, mais un cavalier thrace, se jetant sur Dosithée, lui trancha l’épaule, et Gorgias s’enfuit à Marisa.36 Cependant ceux qui se trouvaient avec Esdrias combattaient depuis longtemps et tombaient d’épuisement. Judas supplia le Seigneur de se montrer leur allié et leur guide dans le combat.37 Entonnant ensuite à pleine voix dans la langue des pères le cri de guerre avec des hymnes, il mit en déroute les gens de Gorgias.38 Judas, ayant ensuite rallié son armée, se rendit à la ville d’Odollam et, le septième jour de la semaine survenant, ils se purifièrent selon la coutume et célébrèrent le sabbat en ce lieu.39 Le jour suivant, on vint trouver Judas (au temps où la nécessité s’en imposait) pour relever les corps de ceux qui avaient succombé et les inhumer avec leurs proches dans le tombeau de leurs pères.40 Or ils trouvèrent sous la tunique de chacun des morts des objets consacrés aux idoles de Iamnia et que la Loi interdit aux Juifs. Il fut donc évident pour tous que cela avait été la cause de leur mort.41 Tous donc, ayant béni la conduite du Seigneur, juge équitable qui rend manifestes les choses cachées,42 se mirent en prière pour demander que le péché commis fût entièrement pardonné, puis le valeureux Judas exhorta la troupe à se garder pure de tout péché, ayant sous les yeux ce qui était arrivé à cause de la faute de ceux qui étaient tombés.43 Puis, ayant fait une collecte d’environ 2.000 drachmes, il l’envoya à Jérusalem afin qu’on offrît un sacrifice pour le péché, agissant fort bien et noblement d’après le concept de la résurrection.44 Car, s’il n’avait pas espéré que les soldats tombés dussent ressusciter, il était superflu et sot de prier pour les morts,45 et s’il envisageait qu’une très belle récompense est réservée à ceux qui s’endorment dans la piété, c’était là une pensée sainte et pieuse. Voilà pourquoi il fit faire ce sacrifice expiatoire pour les morts, afin qu’ils fussent délivrés de leur péché.
2 Maccabées 9,1-29
Posted in ciel (cieux), impiété, omniscience divine, orgueil (se glorifier), prédestination (destin), puissance divine with tags Maccabées 2 on 26 décembre 2013 by JLVers ce temps-là, Antiochus était piteusement revenu des régions de la Perse.2 En effet, une fois entré dans la ville qu’on appelle Persépolis, il s’était mis en devoir d’en piller le temple et d’opprimer la ville. Aussi la foule, se soulevant, recourut-elle aux armes, et il arriva qu’Antiochus, mis en fuite par les habitants du pays, dut opérer une retraite humiliante.3 Comme il se trouvait vers Ecbatane, il apprit ce qui était arrivé à Nikanor et aux gens de Timothée.4 Transporté de fureur, il pensait faire payer aux Juifs l’injure de ceux qui l’avaient mis en fuite et, pour ce motif, il ordonna au conducteur de pousser son char sans s’arrêter jusqu’au terme du voyage. Mais déjà il était accompagné par la sentence du Ciel. Il avait dit en effet, dans son orgueil : « Arrivé à Jérusalem, je ferai de cette ville la fosse commune des Juifs. »5 Mais le Seigneur qui voit tout, le Dieu d’Israël, le frappa d’une plaie incurable et invincible. A peine avait-il achevé sa phrase qu’une douleur d’entrailles sans remède le saisit et que des souffrances aiguës le torturaient au-dedans,6 ce qui était pleine justice, puisqu’il avait infligé aux entrailles des autres des tourments nombreux et étranges.7 Il ne rabattait pourtant rien de son arrogance ; toujours rempli d’orgueil, il exhalait contre les Juifs le feu de sa colère et commandait d’accélérer la marche, quand il tomba soudain du char qui roulait avec fracas, le corps entraîné dans une chute malheureuse, et tous les membres tordus.8 Lui qui tout à l’heure croyait, dans sa jactance surhumaine, commander aux flots de la mer, lui qui s’imaginait peser dans la balance la hauteur des montagnes, se voyait gisant à terre, puis transporté dans une litière, faisant éclater aux yeux de tous la puissance de Dieu,9 à telle enseigne que les yeux de l’impie fourmillaient de vers et que, lui vivant, ses chairs se détachaient par lambeaux avec d’atroces douleurs, enfin que la puanteur de cette pourriture soulevait le coeur de toute l’armée.10 Celui qui naguère semblait toucher aux astres du ciel, personne maintenant ne pouvait l’escorter à cause de l’incommodité intolérable de cette odeur.11 Là donc, il commença, tout brisé, à dépouiller cet excès d’orgueil et à prendre conscience des réalités sous le fouet divin, torturé par des crises douloureuses.12 Comme lui-même ne pouvait supporter son infection, il avoua : « Il est juste de se soumettre à Dieu, et, simple mortel, de ne pas penser à s’égaler à la divinité. »13 Mais les prières de cet être abject allaient vers un Maître qui ne devait plus avoir pitié de lui :14 il promettait de déclarer libre la ville sainte que naguère il gagnait en toute hâte pour la raser et la transformer en fosse commune,15 de faire de tous les Juifs les égaux des Athéniens, eux qu’il jugeait indignes de la sépulture et bons à servir de pâture aux oiseaux de proie ou à être jetés aux bêtes avec leurs enfants,16 d’orner des plus belles offrandes le saint Temple qu’il avait jadis dépouillé, de lui rendre au double tous les vases sacrés et de subvenir de ses propres revenus aux frais des sacrifices,17 et finalement de devenir lui-même Juif et de parcourir tous les lieux habités pour y proclamer la toute-puissance de Dieu.18 Comme ses souffrances ne se calmaient d’aucune façon, car le jugement équitable de Dieu pesait sur lui, et qu’il voyait son état désespéré, il écrivit aux Juifs la lettre transcrite ci-dessous, sous forme de supplique. Elle était ainsi libellée :19 « Aux excellents Juifs, aux citoyens, Antiochus roi et stratège : salut, santé et bonheur parfaits !20 Si vous vous portez bien ainsi que vos enfants, et que vos affaires aillent suivant vos désirs, nous en rendons de très grandes actions de grâces.21 Pour moi, je suis étendu sans force sur un lit et je garde un affectueux souvenir de vous. A mon retour des régions de la Perse, atteint d’un mal fâcheux, j’estimai nécessaire de veiller à la sûreté de tous.22 Ce n’est pas que je désespère de mon état, ayant au contraire le ferme espoir d’échapper à cette maladie.23 Mais, considérant que mon père, chaque fois qu’il portait les armes dans les pays d’en haut, désignait son futur successeur,24 afin que, en cas d’un événement inattendu ou d’un bruit fâcheux, ceux qui étaient dans les provinces n’en pussent être troublés, sachant à qui il avait laissé la direction des affaires,25 après avoir songé en outre que les souverains proches de nous et les voisins de notre royaume épient les circonstances et attendent les éventualités, j’ai désigné comme roi mon fils Antiochus, que plus d’une fois, lorsque je parcourais les satrapies d’en haut, j’ai confié et recommandé à la plupart d’entre vous. Je lui ai écrit d’ailleurs la lettre transcrite ci-dessous.26 Je vous prie donc et vous conjure, vous souvenant des bienfaits que vous avez reçus de moi en public et en particulier, de conserver chacun, pour mon fils également, les dispositions favorables que vous éprouvez pour moi.27 Je suis en effet persuadé que, plein de douceur et d’humanité, il suivra scrupuleusement mes intentions et s’entendra bien avec vous. »28 Ainsi ce meurtrier, ce blasphémateur, en proie aux pires souffrances, semblables à celles qu’il avait fait endurer aux autres, eut le sort lamentable de perdre la vie loin de son pays, en pleine montagne.29 Philippe, son familier, ramena son corps, mais, craignant le fils d’Antiochus, il se retira en Egypte auprès de Ptolémée Philométor.
2 Maccabées 7,1-42
Posted in châtiment, ciel (cieux), colère de Dieu, créateur (création), espérance, eternité (vie éternel), impiété, pardon (miséricorde, pitié), puissance divine, résurrection with tags Maccabées 2 on 26 décembre 2013 by JLIl arriva aussi que sept frères ayant été arrêtés avec leur mère, le roi voulut les contraindre, en leur infligeant les fouets et les nerfs de boeuf, à toucher à la viande de porc (interdite par la loi).2 L’un d’eux se faisant leur porte-parole : « Que vas-tu, dit-il, demander et apprendre de nous ? Nous sommes prêts à mourir plutôt que d’enfreindre les lois de nos pères. »3 Le roi, hors de lui, fit mettre sur le feu des poêles et des chaudrons.4 Sitôt qu’ils furent brûlants, il ordonna de couper la langue à celui qui avait été leur porte-parole, de lui enlever la peau de la tête et de lui trancher les extrémités, sous les yeux de ses autres frères et de sa mère.5 Lorsqu’il fut complètement impotent, il commanda de l’approcher du feu, respirant encore, et de le faire passer à la poêle. Tandis que la vapeur de la poêle se répandait au loin, les autres s’exhortaient mutuellement avec leur mère à mourir avec vaillance :6 « Le Seigneur Dieu voit, disaient-ils, et il a en vérité cette compassion de nous selon que Moïse l’a annoncé par le cantique qui proteste ouvertement en ces termes : Et il aura pitié de ses serviteurs. »7 Lorsque le premier eut quitté la vie de cette manière, on amena le second pour le supplice. Après lui avoir arraché la peau de la tête avec les cheveux, on lui demandait : « Veux-tu manger du porc, avant que ton corps soit torturé membre par membre ? « 8 Il répondit dans la langue de ses pères : « Non ! » C’est pourquoi lui aussi fut à son tour soumis aux tourments.9 Au moment de rendre le dernier soupir : « Scélérat que tu es, dit-il, tu nous exclus de cette vie présente, mais le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle, nous qui mourons pour ses lois. »10 Après lui on châtia le troisième. Il présenta aussitôt sa langue comme on le lui demandait et tendit ses mains avec intrépidité ;11 il déclara courageusement : « C’est du Ciel que je tiens ces membres, mais à cause de ses lois je les méprise et c’est de lui que j’espère les recouvrer de nouveau.) »12 Le roi lui-même et son escorte furent frappés du courage de ce jeune homme qui comptait les souffrances pour rien.13 Ce dernier une fois mort, on soumit le quatrième aux mêmes tourments et tortures.14 Sur le point d’expirer il s’exprima de la sorte : « Mieux vaut mourir de la main des hommes en tenant de Dieu l’espoir d’être ressuscité par lui, car pour toi il n’y aura pas de résurrection à la vie. »15 On amena ensuite le cinquième et on le tortura.16 Mais lui, fixant les yeux sur le roi, lui disait : « Tu as, quoique corruptible, autorité sur les hommes, tu fais ce que tu veux. Ne pense pas cependant que notre race soit abandonnée de Dieu.17 Pour toi, prends patience et tu verras sa grande puissance, comme il te tourmentera toi et ta race. »18 Après celui-là ils amenèrent le sixième, qui dit, sur le point de mourir : « Ne te fais pas de vaine illusion, c’est à cause de nous-mêmes que nous souffrons cela, ayant péché envers notre propre Dieu (aussi nous est-il arrivé des choses étonnantes).19 Mais toi, ne t’imagine pas que tu seras impuni après avoir entrepris de faire la guerre à Dieu. »20 Eminemment admirable et digne d’une illustre mémoire fut la mère qui, voyant mourir ses sept fils dans l’espace d’un seul jour, le supporta courageusement en vertu des espérances qu’elle plaçait dans le Seigneur.21 Elle exhortait chacun d’eux, dans la langue de ses pères, et, remplie de nobles sentiments, elle animait d’un mâle courage son raisonnement de femme. Elle leur disait :22 « Je ne sais comment vous avez apparu dans mes entrailles ; ce n’est pas moi qui vous ai gratifiés de l’esprit et de la vie ; ce n’est pas moi qui ai organisé les éléments qui composent chacun de vous.23 Aussi bien le Créateur du monde, qui a formé le genre humain et qui est à l’origine de toute chose, vous rendra-t-il, dans sa miséricorde, et l’esprit et la vie, parce que vous vous méprisez maintenant vous-mêmes pour l’amour de ses lois. »24 Antiochus se crut vilipendé et soupçonna un outrage dans ces paroles. Comme le plus jeune était encore en vie, non seulement il l’exhortait par des paroles, mais il lui donnait par des serments l’assurance de le rendre à la fois riche et très heureux, s’il abandonnait les traditions ancestrales, d’en faire son ami et de lui confier de hauts emplois.25 Le jeune homme ne prêtant à cela aucune attention, le roi fit approcher la mère et l’engagea à donner à l’adolescent des conseils pour sauver sa vie.26 Lorsqu’il l’eut longuement exhortée, elle consentit à persuader son fils.27 Elle se pencha donc vers lui et, mystifiant le tyran cruel, elle s’exprima de la sorte dans la langue de ses pères : « Mon fils, aie pitié de moi qui t’ai porté neuf mois dans mon sein, qui t’ai allaité trois ans, qui t’ai nourri et élevé jusqu’à l’âge où tu es (et pourvu à ton entretien).28 Je t’en conjure, mon enfant, regarde le ciel et la terre et vois tout ce qui est en eux, et sache que Dieu les a faits de rien et que la race des hommes est faite de la même manière.29 Ne crains pas ce bourreau, mais, te montrant digne de tes frères, accepte la mort, afin que je te retrouve avec eux dans la miséricorde. »30 A peine achevait-elle de parler que le jeune homme dit : « Qu’attendez-vous ? Je n’obéis pas aux ordres du roi, j’obéis aux ordres de la Loi qui a été donnée à nos pères par Moïse.31 Et toi, qui t’es fait l’inventeur de toute la calamité qui fond sur les Hébreux, tu n’échapperas pas aux mains de Dieu.32 (Nous autres, nous souffrons à cause de nos propres péchés.)33 Si, pour notre châtiment et notre correction, notre Seigneur qui est vivant s’est courroucé un moment contre nous, il se réconciliera de nouveau avec ses serviteurs.34 Mais toi, ô impie et le plus infect de tous les hommes, ne t’élève pas sans raison, te berçant de vains espoirs et levant la main contre ses serviteurs,35 car tu n’as pas encore échappé au jugement de Dieu qui peut tout et qui voit tout.36 Quant à nos frères, après avoir supporté une douleur passagère, en vue d’une vie intarissable, ils sont tombés pour l’alliance de Dieu, tandis que toi, par le jugement de Dieu, tu porteras le juste châtiment de ton orgueil.37 Pour moi, je livre comme mes frères mon corps et ma vie pour les lois de mes pères, suppliant Dieu d’être bientôt favorable à notre nation et de t’amener par les épreuves et les fléaux à confesser qu’il est le seul Dieu.38 Puisse enfin s’arrêter sur moi et sur mes frères la colère du Tout-Puissant justement déchaînée sur toute notre race ! « 39 Le roi, hors de lui, sévit contre ce dernier encore plus cruellement que contre les autres, le sarcasme lui étant particulièrement amer.40 Ainsi trépassa le jeune homme, sans s’être souillé, et avec une parfaite confiance dans le Seigneur.41 Enfin la mère mourut la dernière, après ses fils.42 Mais en voilà assez sur la question des repas rituels et des tortures monstrueuses.
1 Maccabées 14,1-15
Posted in humilité (humble), impiété, joie divine (jubilation), loi, paix, porter du fruit, pur et impur (souillure), temple (sanctuaire) with tags Maccabées 1 on 23 décembre 2013 by JLEn l’année 172, le roi Démétrius réunit son armée et s’en alla en Médie se procurer des secours afin de combattre Tryphon.2 Arsace, roi de Perse et de Médie, ayant appris que Démétrius était rentré sur son territoire, envoya un de ses généraux le capturer vivant.3 Celui-ci partit et défit l’armée de Démétrius, dont il se saisit ; il l’amena à Arsace, qui le mit en prison.4 Le pays de Juda fut en repos durant tous les jours du règne de Simon. Il chercha le bien de sa nation et son autorité fut agréée des siens, comme sa magnificence, durant toute sa vie.5 En plus de ses titres de gloire, il prit Joppé, en fit son port, et s’ouvrit un accès aux îles de la mer.6 Il recula les frontières de sa nation, tout en gardant le pays en main,7 et regroupa la foule des captifs. Il maîtrisa Gazara, Bethsour et la Citadelle, il en extirpa les impuretés et nul ne se trouva pour lui résister.8 Les gens cultivaient leur terre en paix, la terre donnait ses produits et les arbres de la plaine leurs fruits.9 Les vieillards sur les places étaient assis, tous s’entretenaient de la prospérité, les jeunes revêtaient de magnifiques armures.10 Aux villes il fournit des vivres, il les munit de fortifications, si bien que sa gloire parvint au bout du monde.11 Il fit la paix dans le pays et Israël éprouva une grande allégresse.12 Chacun s’assit sous sa vigne et son figuier et il n’y avait personne pour l’inquiéter.13 Quiconque le combattait dans le pays disparut et, en ces jours-là, les rois furent écrasés.14 Il affermit tous les humbles de son peuple et supprima tout impie et tout méchant. Il observa la Loi,15 couvrit de gloire le sanctuaire et l’enrichit de vases nombreux.
1 Maccabées 9,1-73
Posted in ciel (cieux), impiété, lamentation (deuil) with tags Maccabées 1 on 22 décembre 2013 by JLCependant Démétrius, ayant appris que Nikanor avait succombé avec son armée dans le combat, envoya de nouveau au pays de Juda Bacchidès et Alkime, à la tête de l’aile droite.2 Ceux-ci prirent le chemin de la Galilée et assiégèrent Mésaloth au territoire d’Arbèles et, s’en étant emparés, ils y tuèrent un grand nombre d’habitants.3 Le premier mois de l’année 152, ils dressèrent leur camp devant Jérusalem,4 puis ils partirent et allèrent à Béerzeth avec 20.000 fantassins et 2.000 cavaliers.5 Judas avait établi son camp à Eléasa, ayant avec lui 3.000 guerriers d’élite.6 A la vue du grand nombre des ennemis, ils furent pris de frayeur et beaucoup s’échappèrent du camp, où il ne resta plus que 800 hommes.7 Judas vit que son armée s’était dérobée alors que le combat le pressait ; son coeur en fut brisé parce qu’il n’avait plus le temps de rassembler les siens.8 Dans son désarroi, il dit cependant à ceux qui étaient restés : « Debout ! marchons contre nos adversaires si par hasard nous pouvons les combattre. »9 Eux l’en dissuadaient : « Nous ne pouvons, disaient-ils, rien d’autre pour le moment que sauver notre vie, quitte à revenir avec nos frères pour reprendre la lutte. Nous sommes vraiment trop peu. »10 Judas répliqua : « Loin de moi d’agir ainsi et de fuir devant eux. Si notre heure est arrivée, mourons bravement pour nos frères et ne laissons rien à reprendre à notre gloire. »11 L’armée sortit du camp et s’arrêta face à l’ennemi. La cavalerie fut partagée en deux escadrons, les frondeurs et les archers marchaient sur le front de l’armée ainsi que les troupes de choc, tous les vaillants.12 Bacchidès se tenait à l’aile droite, la phalange s’avança des deux côtés au son de la trompette. Ceux du côté de Judas sonnèrent aussi la trompette13 et la terre fut ébranlée par la clameur des armées. Le combat s’engagea le matin et dura jusqu’au soir.14 Judas s’aperçut que Bacchidès et le fort de son armée se trouvaient à droite : autour de lui se groupèrent tous les hommes de coeur,15 l’aile droite fut écrasée par eux et ils la poursuivirent jusqu’aux monts Azâra.16 Cependant, voyant que l’aile droite était enfoncée, les Syriens de l’aile gauche se rabattirent sur les talons de Judas et de ses compagnons, les prenant à revers.17 La lutte devint acharnée et, de part et d’autre, un grand nombre tombèrent frappés.18 Judas succomba lui aussi, et le reste prit la fuite.19 Jonathan et Simon enlevèrent leur frère Judas et l’ensevelirent au tombeau de ses pères à Modîn.20 Tout Israël le pleura et mena sur lui un grand deuil, redisant plusieurs jours cette lamentation :21 « Comment est-il tombé, le héros qui sauvait Israël ? « 22 Le reste des actions de Judas, de ses guerres, des exploits qu’il accomplit et de ses titres de gloire n’a pas été écrit ; il y en avait trop.23 Après la mort de Judas, les sans-loi se montrèrent sur tout le territoire d’Israël et tous les artisans d’iniquité reparurent.24 Comme en ces jours-là sévissait une très grande disette, le pays passa de leur côté.25 Bacchidès choisit à dessein les hommes impies pour administrer le pays.26 Ceux-ci exerçaient sur les amis de Judas perquisitions et enquêtes, puis les faisaient comparaître devant Bacchidès qui les punissait et les tournait en dérision.27 Il sévit alors en Israël une oppression telle qu’il ne s’en était pas produite de pareille depuis le jour où l’on n’y avait plus vu de prophète.28 Alors tous les amis de Judas se rassemblèrent et dirent à Jonathan :29 « Depuis que ton frère Judas est mort, il ne se trouve plus d’homme semblable à lui pour s’opposer à nos ennemis, les Bacchidès et quiconque hait notre nation.30 Nous te choisissons donc aujourd’hui même pour être à sa place notre chef et notre guide dans la lutte que nous avons entreprise. »31 C’est à ce moment-là que Jonathan prit le commandement et la succession de son frère Judas.32 Bacchidès, l’ayant appris, cherchait à faire périr Jonathan.33 Celui-ci, en ayant eu connaissance, ainsi que son frère Simon et tous ceux qui l’accompagnaient s’enfuirent au désert de Thékoé et campèrent près de l’eau de la citerne Asphar.34 (Bacchidès le sut le jour du sabbat et vint lui aussi avec toute son armée au-delà du Jourdain.)35 Jonathan envoya son frère qui commandait à la troupe demander à ses amis les Nabatéens de mettre en dépôt chez eux ses bagages qui étaient considérables.36 Mais les fils de Amraï, ceux de Médaba, sortirent, s’emparèrent de Jean et de tout ce qu’il avait et partirent avec leur butin.37 Après ces événements, on annonça à Jonathan et à Simon, son frère, que les fils de Amraï célébraient une grande noce et amenaient en grande pompe depuis Nabatha la fiancée, fille d’un des grands personnages de Canaan.38 Ils se souvinrent alors de la fin sanglante de leur frère Jean, et montèrent se cacher sous l’abri de la montagne.39 En levant les yeux ils virent paraître, au milieu d’un bruit confus, un nombreux équipage, puis le fiancé, ses amis et ses frères s’avançant au-devant du cortège avec des tambourins, des musiques et un riche équipement guerrier.40 De leur embuscade les Juifs se jetèrent sur eux et les massacrèrent, faisant de nombreuses victimes, tandis que les survivants fuyaient vers la montagne, et que toutes leurs dépouilles étaient emportées.41 Ainsi les noces se changèrent en deuil et les accents musicaux en lamentations.42 Ayant vengé de la sorte le sang de leur frère, ils revinrent aux rives fangeuses du Jourdain.43 Bacchidès, l’ayant appris, vint le jour du sabbat jusqu’aux berges du Jourdain avec une nombreuse armée.44 Alors Jonathan dit à ses gens : « Debout ! Luttons pour nos vies, car aujourd’hui ce n’est pas comme hier et avant-hier.45 Voici que nous avons le combat en face de nous et derrière nous, ici l’eau du Jourdain, là le marais et le fourré, il n’y a pas où battre en retraite.46 Maintenant donc, criez vers le Ciel afin d’échapper au pouvoir de vos ennemis. »47 Le combat s’engagea et Jonathan étendit la main pour frapper Bacchidès, mais ce dernier lui échappa en se rejetant en arrière.48 Alors Jonathan et ses compagnons sautèrent dans le Jourdain et atteignirent l’autre bord à la nage, mais les adversaires ne franchirent pas le fleuve à leur suite.49 En cette journée, environ mille hommes restèrent sur le terrain du côté de Bacchidès.50 De retour à Jérusalem, Bacchidès se mit à construire des villes fortes en Judée : la forteresse qui est à Jéricho, Emmaüs, Bethorôn, Béthel, Tamnatha, Pharathôn et Tephôn, avec de hautes murailles, des portes et des verrous,51 laissant en chacune d’elles une garnison pour sévir contre Israël.52 Il fortifia la ville de Bethsour, Gazara et la Citadelle ; il y plaça des hommes armés et des dépôts de vivres.53 Il prit comme otages les fils des chefs du pays et les fit mettre sous garde dans la Citadelle de Jérusalem.54 Et en l’année 153, au deuxième mois, Alkime ordonna d’abattre le mur de la cour intérieure du sanctuaire ; il détruisit les travaux des prophètes, il commença à démolir.55 En ce temps-là, Alkime eut une attaque et ses entreprises se trouvèrent empêchées. Sa bouche s’obstrua et fut paralysée de sorte qu’il lui fut désormais impossible de prononcer une seule parole et de donner des ordres concernant sa maison.56 Alkime mourut à cette époque au milieu de vives souffrances.57 Voyant qu’Alkime était mort, Bacchidès revint chez le roi et le pays de Juda fut en repos durant deux ans.58 Tous les sans-loi tinrent conseil : « Voici, disaient-ils, que Jonathan et les siens vivent tranquilles en toute confiance ; nous ferons donc venir maintenant Bacchidès et il les arrêtera tous en une seule nuit.59 Etant allés le trouver, ils en délibérèrent avec lui.60 Bacchidès se mit en route avec une forte armée et écrivit en secret à tous ses alliés de Judée pour leur demander de se saisir de Jonathan et de ses compagnons, mais ils ne le purent, leur dessein ayant été éventé.61 Ceux-là, par contre, appréhendèrent parmi les hommes du pays, auteurs de cette scélératesse, une cinquantaine d’individus, et les massacrèrent.62 Jonathan et Simon se retirèrent ensuite avec leurs partisans à Bethbassi dans le désert, ils relevèrent ce qui était ruiné de cette place et la consolidèrent…63 Bacchidès, en ayant eu connaissance, rassembla tous ses gens et fit appel à ses partisans de Judée.64 Il vint camper près de Bethbassi, l’attaqua durant de nombreux jours et fit construire des machines.65 Laissant son frère Simon dans la ville, Jonathan sortit dans la campagne et marcha avec une poignée de gens.66 Il battit Odoméra et ses frères ainsi que les fils de Phasirôn dans leur campement, ces gens se mirent à combattre eux aussi et à monter avec les troupes.67 Simon et ses hommes firent une sortie et incendièrent les machines.68 Ils combattirent Bacchidès qui, écrasé par eux, tomba dans un accablement profond parce que son plan et son attaque n’avaient pas réussi.69 Il entra en fureur contre les mécréants qui lui avaient conseillé de venir dans le pays, il en tua beaucoup et, avec ses gens, il décida de retourner chez lui.70 A cette nouvelle, Jonathan lui envoya des députés pour conclure avec lui la paix et la reddition des prisonniers.71 Il accepta et fut fidèle à ses engagements : il lui jura de ne pas chercher à lui faire du mal durant tous les jours de sa vie.72 Après avoir rendu les prisonniers qu’il avait faits auparavant au pays de Juda, Bacchidès s’en retourna chez lui et ne revint plus sur le territoire des Juifs.73 L’épée se reposa en Israël et Jonathan s’installa à Machmas où il se mit à juger le peuple, et il fit disparaître les impies du milieu d’Israël.
1 Maccabées 3,1-60
Posted in bénédiction, ciel (cieux), colère de Dieu, impiété, pénitence (deuil, jeûne, mettre le sac), petit reste (rescapé), peuple de Dieu (Israel, Juda), salut (rachat, rédemption), temple (sanctuaire) with tags Maccabées 1 on 22 décembre 2013 by JLJudas, appelé Maccabée, son fils, se leva à sa place ;2 tous ses frères et tous les partisans de son père lui prêtèrent leur concours. Ils menèrent le combat d’Israël avec entrain.3 Il étendit le renom de son peuple, revêtit la cuirasse comme un géant et ceignit ses armes de guerre. Il engagea mainte bataille, protégeant le camp par son épée,4 rival du lion dans ses hauts faits, pareil au lionceau rugissant sur sa proie.5 Il fit la chasse aux mécréants qu’il dépistait et livra au feu les perturbateurs de son peuple.6 Les mécréants furent abattus par la terreur qu’il inspirait, tous les ouvriers d’iniquité furent bouleversés, et la libération dans sa main fut menée à bon terme.7 Il causa d’amers déboires à plus d’un roi, réjouit Jacob par ses actions, et sa mémoire sera en bénédiction à jamais.8 Il parcourut les villes de Juda pour en exterminer les impies, et détourna d’Israël la Colère.9 Son nom retentit jusqu’aux extrémités de la terre car il a rassemblé ceux qui étaient perdus.10 Apollonius rassembla des païens et un fort contingent de Samarie pour faire la guerre à Israël.11 Judas le sut et sortit à sa rencontre ; il le défit et le tua. Beaucoup tombèrent blessés à mort et le reste s’enfuit.12 On ramassa les dépouilles ; Judas s’attribua l’épée d’Apollonius et s’en servit au combat tous les jours de sa vie.13 A la nouvelle que Judas avait rassemblé autour de lui un assemblage de croyants et de gens de guerre, Séron, général de l’armée de Syrie,14 se dit à lui-même : « Je me ferai un nom et me couvrirai de gloire dans le royaume. Je combattrai Judas et ses hommes, qui méprisent les ordres du roi. »15 Il partit donc à son tour et avec lui monta une puissante armée d’impies pour l’aider à tirer vengeance des Israélites.16 Comme il approchait de la montée de Bethorôn, Judas sortit à sa rencontre avec une poignée d’hommes.17 A la vue de l’armée qui s’avançait contre eux, ceux-ci dirent à Judas : « Comment pourrons-nous, en si petit nombre, lutter contre une si forte multitude ? Nous sommes exténués, n’ayant rien mangé aujourd’hui. »18 Judas répondit : « Qu’une multitude tombe aux mains d’un petit nombre est chose facile, et il est indifférent au Ciel d’opérer le salut au moyen de beaucoup ou de peu d’hommes,19 car la victoire à la guerre ne tient pas à l’importance de la troupe : c’est du Ciel que vient la force.20 Ceux-ci viennent contre nous, débordant d’insolence et d’iniquité, pour nous exterminer, nous, nos femmes et nos enfants, et nous dépouiller.21 Mais nous, nous combattons pour nos vies et pour nos lois,22 et lui les brisera devant nous, ne craignez rien de leur part. »23 Lorsqu’il eut cessé de parler, il bondit sur eux à l’improviste. Séron et son armée furent écrasés.24 Ils les poursuivirent à la descente de Bethorôn jusqu’à la plaine. 800 hommes environ succombèrent et le reste s’enfuit au pays des Philistins.25 Judas et ses frères commencèrent à être redoutés et l’effroi fondit sur les nations d’alentour.26 Son nom parvint jusqu’au roi et toutes les nations commentaient les batailles de Judas.27 Lorsqu’il entendit ces récits, Antiochus entra dans une grande fureur ; il envoya rassembler toutes les forces de son royaume, une armée très puissante.28 Il ouvrit son trésor, distribua la solde aux troupes pour un an et leur enjoignit d’être prêtes à toute éventualité.29 Il s’aperçut alors que l’argent manquait dans ses coffres et que les tributs de la province avaient diminué, par suite des dissensions et du fléau qu’il avait déchaînés dans le pays en supprimant les lois qui existaient de toute antiquité.30 Il craignit de ne pas avoir, comme il était arrivé plus d’une fois, de quoi fournir aux dépenses et aux largesses qu’il faisait auparavant d’une main prodigue, surpassant en cela les rois ses prédécesseurs.31 L’anxiété s’emparait de son âme, il décida de gagner la Perse pour lever les tributs des provinces et ramasser beaucoup d’argent.32 Il laissa Lysias, homme de la noblesse et de la famille royale, à la tête de ses affaires depuis l’Euphrate jusqu’à la frontière de l’Egypte,33 et le chargea de la tutelle d’Antiochus, son fils, jusqu’à son retour.34 Il lui confia la moitié de ses troupes, avec les éléphants, et lui dicta toutes ses volontés, en particulier au sujet des habitants de la Judée et de Jérusalem :35 il devait envoyer contre eux une armée pour extirper et faire disparaître la force d’Israël et le petit reste de Jérusalem, effacer leur souvenir de ce lieu,36 établir des fils d’étrangers sur tout leur territoire et distribuer leur pays en lots.37 Le roi prit avec lui la moitié restante des troupes et partit d’Antioche, capitale de son royaume, l’an 147 ; il traversa l’Euphrate et poursuivit sa marche à travers les provinces d’en haut.38 Lysias se choisit Ptolémée fils de Dorymène, Nikanor et Gorgias, personnages puissants d’entre les amis du roi.39 Il envoya avec eux 40.000 hommes de pied et 7.000 cavaliers pour envahir le pays de Juda et le dévaster suivant l’ordre du roi.40 S’étant mis en marche avec toute leur armée, ils arrivèrent près d’Emmaüs dans le Bas-Pays et y dressèrent leur camp.41 Les trafiquants de la province l’apprirent par la renommée ; ils prirent avec eux de l’or et de l’argent en grande quantité ainsi que des entraves et s’en vinrent au camp pour acheter comme esclaves les Israélites. Un contingent d’Idumée et du pays des Philistins se joignit à eux.42 Judas et ses frères virent que le malheur s’aggravait et que des armées campaient sur leur territoire. Ils connurent aussi la consigne donnée par le roi de livrer leur peuple à une destruction radicale.43 Ils se dirent alors les uns aux autres : « Relevons notre peuple de sa ruine et luttons pour notre peuple et notre saint lieu. »44 On convoqua l’assemblée pour se préparer à la guerre, se livrer à la prière et implorer pitié et miséricorde.45 Or Jérusalem était dépeuplée comme un désert, de ses enfants nul n’y entrait, nul n’en sortait. Le sanctuaire était foulé aux pieds et les fils d’étrangers logeaient dans la Citadelle, devenue un caravansérail pour les nations. La joie avait disparu de Jacob et l’on n’entendait plus ni flûte ni lyre.46 Ils se rassemblèrent donc et vinrent à Maspha en face de Jérusalem, car il y avait eu jadis à Maspha un lieu de prière pour Israël47 Ils jeûnèrent ce jour-là, revêtirent des sacs, répandirent de la cendre sur leur tête et déchirèrent leurs vêtements.48 Ils déployèrent le livre de la Loi pour y découvrir ce que les païens demandaient aux représentations de leurs faux dieux.49 Ils apportèrent les ornements sacerdotaux, les prémices et les dîmes, ils firent paraître les Naziréens qui avaient accompli la période de leur voeu.50 Ils disaient en élevant la voix vers le Ciel : « Que faire de ces gens-là et où les emmener ?51 Ton lieu saint, on l’a foulé aux pieds et profané, tes prêtres sont dans le deuil et l’humiliation,52 et voici que les nations se sont liguées contre nous afin de nous faire disparaître. Tu connais leurs desseins à notre égard.53 Comment pourrons-nous résister en face d’elles si tu ne viens pas à notre secours ? « 54 Ils firent ensuite sonner les trompettes et poussèrent de grands cris.55 Après cela, Judas institua des chefs du peuple, chefs de milliers, de centaines, de cinquantaines et de dizaines.56 A ceux qui étaient en train de bâtir une maison, ou qui venaient de se fiancer, de planter une vigne, ou qui avaient peur, il dit de s’en retourner chacun à sa demeure comme le permettait la Loi.57 La colonne se mit alors en marche et vint camper au sud d’Emmaüs.58 « Equipez-vous, dit Judas, soyez des braves, tenez-vous prêts à combattre demain ces nations qui sont massées contre nous pour notre ruine et celle de notre sanctuaire,59 car il vaut mieux pour nous mourir dans la bataille qu’être spectateurs des malheurs de notre nation et de notre lieu saint.60 Ce que le Ciel aura voulu, il l’accomplira. »
1 Maccabées 1,1-64
Posted in abomination de la désolation, alliance, autel (ou Dieu descend pour bénir), butin de guerre (trésor), circoncision, désolation (dévastation, ruine), idolâtrie, impiété, Jérusalem (Sion), loi, pur et impur (souillure), remparts (murailles), sabbat, sang, temple (sanctuaire) with tags Maccabées 1 on 22 décembre 2013 by JLAprès qu’Alexandre, fils de Philippe, Macédonien sorti du pays de Chettiim, eut battu Darius, roi des Perses et des Mèdes, et fut devenu roi à sa place en commençant par l’Hellade,2 il entreprit de nombreuses guerres, s’empara de mainte place forte et mit à mort les rois de la contrée.3 Il poussa jusqu’aux extrémités du monde en amassant les dépouilles d’une quantité de nations, et la terre se tut devant lui. Son coeur s’exalta et s’enfla d’orgueil ;4 il rassembla une armée très puissante, soumit provinces, nations, dynastes et en fit ses tributaires.5 Après cela, il dut s’aliter et connut qu’il allait mourir.6 Il fit venir ses officiers, les nobles qui avaient été élevés avec lui depuis le jeune âge, et partagea entre eux son royaume pendant qu’il était encore en vie.7 Alexandre avait régné douze ans quand il mourut.8 Ses officiers prirent le pouvoir chacun dans son gouvernement.9 Tous ceignirent le diadème après sa mort, et leurs fils après eux durant de longues années : sur la terre, ils firent foisonner le malheur.10 Il sortit d’eux un rejeton impie, Antiochus Epiphane, fils du roi Antiochus, qui, d’abord otage à Rome, devint roi l’an 137 de la royauté des Grecs.11 En ces jours-là surgit d’Israël une génération de vauriens qui séduisirent beaucoup de personnes en disant : « Allons, faisons alliance avec les nations qui nous entourent, car depuis que nous nous sommes séparés d’elles, bien des maux nous sont advenus. »12 Ce discours leur parut bon.13 Plusieurs parmi le peuple s’empressèrent d’aller trouver le roi, qui leur donna l’autorisation d’observer les coutumes païennes.14 Ils construisirent donc un gymnase à Jérusalem, selon les usages des nations,15 se refirent des prépuces et renièrent l’alliance sainte pour s’associer aux nations. Ils se vendirent pour faire le mal.16 Quand il vit son règne affermi, Antiochus voulut devenir roi du pays d’Egypte, afin de régner sur les deux royaumes.17 Entré en Egypte avec une armée imposante, des chars, des éléphants (et des cavaliers) et une grande flotte,18 il attaqua le roi d’Egypte, Ptolémée, qui recula devant lui et s’enfuit ; beaucoup d’hommes restèrent sur le terrain.19 Les villes fortes égyptiennes furent prises et Antiochus s’empara des dépouilles du pays.20 Ayant ainsi vaincu l’Egypte et pris le chemin du retour en l’année 143, il marcha contre Israël et sur Jérusalem avec une armée imposante.21 Entré dans le sanctuaire avec arrogance, Antiochus enleva l’autel d’or, le candélabre de lumière avec tous ses accessoires,22 la table d’oblation, les vases à libation, les coupes, les cassolettes d’or, le voile, les couronnes, la décoration d’or sur la façade du Temple, dont il détacha tout le placage.23 Il prit l’argent et l’or ainsi que les ustensiles précieux et fit main basse sur les trésors cachés qu’il trouva.24 Emportant le tout, il s’en alla dans son pays ; il versa beaucoup de sang et proféra des paroles d’une extrême insolence.25 Israël fut l’objet d’un grand deuil dans tout le pays :26 Chefs et anciens gémirent, jeunes filles et jeunes gens dépérirent, et la beauté des femmes s’altéra.27 Le nouveau marié entonna un thrène ; assise dans la chambre, l’épouse fut en deuil.28 La terre trembla à cause de ses habitants et la honte couvrit toute la maison de Jacob.29 Deux ans après, le roi envoya dans les villes de Juda le Mysarque, qui vint à Jérusalem avec une armée imposante.30 Il tint aux habitants des discours faussement pacifiques et gagna leur confiance, puis il tomba sur la ville à l’improviste, lui assénant un coup terrible, et fit périr beaucoup de gens d’Israël.31 Il pilla la ville, y mit le feu, détruisit ses maisons et son mur d’enceinte.32 Ses gens réduisirent en captivité les femmes et les enfants et s’approprièrent le bétail.33 Alors ils rebâtirent la Cité de David, avec un grand mur très fort, muni de tours puissantes et ils s’en firent une citadelle.34 Ils y installèrent une race de pécheurs, des vauriens, et ils s’y fortifièrent ;35 ils y emmagasinèrent armes et provisions, y déposèrent les dépouilles de Jérusalem qu’ils avaient rassemblées, et cela devint un piège redoutable.36 Ce fut une embuscade pour le lieu saint, un adversaire maléfique en tout temps pour Israël.37 Ils répandirent le sang innocent autour du sanctuaire et souillèrent le lieu saint.38 A cause d’eux s’enfuirent les habitants de Jérusalem et celle-ci devint une colonie d’étrangers ; elle fut étrangère à sa progéniture et ses propres enfants l’abandonnèrent.39 Son sanctuaire désolé devint comme un désert, ses fêtes se changèrent en deuil, ses sabbats en dérision et son honneur en mépris.40 A sa gloire se mesura son avilissement et sa grandeur fit place au deuil.41 Le roi publia ensuite dans tout son royaume l’ordre de n’avoir à former tous qu’un seul peuple42 et de renoncer chacun à ses coutumes : toutes les nations se conformèrent aux prescriptions royales.43 Beaucoup d’Israélites firent bon accueil à son culte, sacrifiant aux idoles et profanant le sabbat.44 Le roi envoya aussi, par messagers, à Jérusalem et aux villes de Juda, des édits leur enjoignant de suivre des coutumes étrangères à leur pays,45 de bannir du sanctuaire holocaustes, sacrifice et libation, de profaner sabbats et fêtes,46 de souiller le sanctuaire et tout ce qui est saint,47 d’élever autels, lieux de culte et temples d’idoles, d’immoler des porcs et des animaux impurs,48 de laisser leurs fils incirconcis, de se rendre abominables par toute sorte d’impuretés et de profanations,49 oubliant ainsi la Loi et altérant toutes les observances.50 Quiconque n’agirait pas selon l’ordre du roi serait puni de mort.51 Conformément à toutes ces prescriptions, le roi écrivit à tout son royaume, créa des inspecteurs pour tout le peuple et enjoignit aux villes de Juda de sacrifier dans chaque ville.52 Beaucoup de gens du peuple se rallièrent à eux, quiconque en somme abandonnait la Loi. Ils firent du mal dans le pays.53 Ils réduisirent Israël à se cacher dans tous ses lieux de refuge.54 Le quinzième jour de Kisleu en l’an 145, le roi construisit l’Abomination de la désolation sur l’autel des holocaustes et, dans les villes de Juda circonvoisines, on éleva des autels.55 Aux portes des maisons et sur les places, on brûlait de l’encens.56 Quant aux livres de la Loi, ceux qu’on trouvait étaient jetés au feu après avoir été lacérés.57 Découvrait-on chez quelqu’un un exemplaire de l’Alliance, ou quelque autre se conformait-il à la Loi, la décision du roi le mettait à mort.58 Ils sévissaient chaque mois dans les villes contre les Israélites pris en contravention ;59 le 25 de chaque mois, on sacrifiait sur l’autel dressé sur l’autel des holocaustes.60 Les femmes qui avaient fait circoncire leurs enfants, ils les mettaient à mort, suivant l’édit,61 avec leurs nourrissons pendus à leur cou, exécutant aussi leurs proches et ceux qui avaient opéré la circoncision.62 Cependant plusieurs en Israël se montrèrent fermes et furent assez forts pour ne pas manger de mets impurs.63 Ils acceptèrent de mourir plutôt que de se contaminer par la nourriture et de profaner la sainte alliance et, en effet, ils moururent.64 Une grande colère plana sur Israël.
2 Chroniques 29,1-36
Posted in alliance, autel (ou Dieu descend pour bénir), colère de Dieu, consacré (consécration), encens (odeur agréable à Dieu), enfer (géhenne, vallée du Cédron), impiété, Jérusalem (Sion), lumière (lampe), parvis, pur et impur (souillure), sacrifice d'holocauste et communion, sacrifice pour les péchés (expiation), sanctifier, sang, temple (sanctuaire) with tags Chroniques 2 on 19 novembre 2013 by JLEzéchias devint roi à l’âge de 25 ans et il régna 29 ans à Jérusalem ; sa mère s’appelait Abiyya, fille de Zekaryahu.2 Il fit ce qui est agréable à Yahvé, imitant tout ce qu’avait fait David son ancêtre.3 C’est lui qui ouvrit les portes du Temple de Yahvé, le premier mois de la première année de son règne, et qui les restaura.4 Puis il fit venir les prêtres et les lévites, les réunit sur la place orientale5 et leur dit : « Ecoutez-moi, lévites ! Sanctifiez-vous maintenant, consacrez le Temple de Yahvé, Dieu de nos pères, et éliminez du sanctuaire la souillure.6 Nos pères ont prévarique et fait ce qui déplaît à Yahvé notre Dieu. Ils l’ont abandonné ; ils ont détourné leurs faces de la Demeure de Yahvé, et lui ont tourné le dos.7 Ils ont même fermé les portes du Vestibule, ils ont éteint les lampes et n’ont plus fait fumer d’encens, ils n’ont plus offert d’holocaustes au Dieu d’Israël dans le sanctuaire.8 La colère de Yahvé s’est appesantie sur Juda et sur Jérusalem ; il en a fait un objet d’épouvante, de stupeur et de dérision, comme vous le voyez de vos propres yeux.9 Aussi nos pères sont-ils tombés sous l’épée, nos fils, nos filles et nos femmes sont-ils partis prisonniers.10 Je veux maintenant conclure une alliance avec Yahvé, Dieu d’Israël, pour qu’il détourne de nous l’ardeur de sa colère.11 O mes fils, ne soyez plus négligents, car c’est vous que Yahvé a choisis pour vous tenir en sa présence, pour le servir, pour vaquer à son culte et à ses encensements. »12 Les lévites se levèrent : Mahat fils de Amasaï ; Yoël fils de Azaryahu, des fils de Qehat ; des Merarites : Qish fils d’Abdi et Azaryahu fils de Yehalléléel ; des Gershonites : Yoah fils de Zimma et Eden fils de Yoah ;13 des fils d’Eliçaphân : Shimri et Yeïel ; des fils d’Asaph : Zekaryahu et Mattanyahu ;14 des fils de Hémân : Yehiel et Shiméï ; des fils de Yedutûn : Shemaya et Uzziel.15 Ils réunirent leurs frères, se sanctifièrent et, conformément à l’ordre du roi, selon les paroles de Yahvé, vinrent purifier le Temple de Yahvé.16 Les prêtres entrèrent dans le Temple de Yahvé pour le purifier. Ils emportèrent sur le parvis du Temple de Yahvé toutes les choses impures qu’ils trouvèrent dans le sanctuaire de Yahvé, et les lévites en firent des tas qu’ils allèrent déposer à l’extérieur, dans la vallée du Cédron.17 Ayant commencé cette consécration le premier jour du premier mois, ils purent entrer dans le Vestibule de Yahvé le huit du mois ; ils mirent huit jours à consacrer le Temple de Yahvé et terminèrent le seizième jour du premier mois.18 Ils se rendirent alors dans les appartements du roi Ezéchias et lui dirent : « Nous avons entièrement purifié le Temple de Yahvé, l’autel des holocaustes et tous ses accessoires, la table des rangées de pains et tous ses accessoires.19 Tous les objets qu’avait rejetés le roi Achaz durant son règne impie, nous les avons réinstallés et consacrés ; les voici devant l’autel de Yahvé. »20 Le roi Ezéchias se leva aussitôt, il réunit les officiers de la ville et monta au Temple de Yahvé.21 On fit venir sept taureaux, sept béliers et sept agneaux, plus sept boucs en vue du sacrifice pour le péché, à l’intention de la monarchie, du sanctuaire et de Juda. Le roi dit alors aux prêtres, fils d’Aaron, d’offrir les holocaustes sur l’autel de Yahvé.22 Ils immolèrent les taureaux ; les prêtres recueillirent le sang qu’ils versèrent sur l’autel. Puis ils immolèrent les béliers, dont ils versèrent le sang sur l’autel, et les agneaux, dont ils versèrent le sang sur l’autel.23 Ils firent alors approcher les boucs, destinés au sacrifice pour le péché, devant le roi et l’Assemblée qui leur imposèrent les mains.24 Les prêtres les immolèrent et de leur sang versé sur l’autel firent un sacrifice pour le péché afin d’accomplir le rite d’expiation sur tout Israël ; c’était en effet pour tout Israël que le roi avait ordonné les holocaustes et le sacrifice pour le péché.25 Il plaça ensuite les lévites dans le Temple de Yahvé avec des cymbales, des lyres et des cithares selon les prescriptions de David, de Gad le voyant du roi, et de Natân le prophète ; l’ordre venait en effet de Dieu par l’intermédiaire de ses prophètes.26 Quand on eut placé les lévites avec les instruments de David et les prêtres avec les trompettes,27 Ezéchias ordonna d’offrir les holocaustes sur l’autel ; l’holocauste commençait quand on entonna les chants de Yahvé et quand les trompettes sonnèrent, accompagnées des instruments de David, roi d’Israël.28 Toute l’Assemblée se prosterna, chacun chantant les hymnes ou faisant retentir les trompettes jusqu’à l’achèvement de l’holocauste.29 Quand l’holocauste fut terminé, le roi et tous ceux qui l’accompagnaient à ce moment fléchirent le genou et se prosternèrent.30 Puis le roi Ezéchias et les officiers dirent aux lévites de louer Yahvé avec les paroles de David et d’Asaph le voyant ; ils le firent jusqu’à exaltation, puis tombèrent et se prosternèrent.31 Ezéchias prit alors la parole et dit : « Vous voici maintenant consacrés à Yahvé. Approchez-vous, apportez dans le Temple de Yahvé les victimes et les sacrifices de louange. » L’Assemblée apporta les victimes et les sacrifices de louange et toutes sortes d’holocaustes en dons votifs.32 Le nombre des victimes de ces holocaustes fut de 70 boeufs, cent béliers, 200 agneaux, tous en holocaustes pour Yahvé ;33 six boeufs et 3.000 moutons furent consacrés.34 Les prêtres furent toutefois trop peu nombreux pour pouvoir dépecer tous ces holocaustes, et leurs frères les lévites leur prêtèrent main-forte jusqu’à ce que cette opération fût terminée et les prêtres sanctifiés ; les lévites avaient été en effet mieux disposés que les prêtres à se sanctifier.35 Il y eut de plus un abondant holocauste des graisses des sacrifices de communion, et des libations conjointes à l’holocauste. Ainsi fut rétabli le culte dans le Temple de Yahvé.36 Ezéchias et tout le peuple se réjouirent de ce que Dieu eût disposé le peuple à agir sur-le-champ.