Du maître de chant. Sur les instruments à cordes. Poème. De David.2 Entends, ô Dieu, ma prière, ne te dérobe pas à ma supplique,3 donne-moi audience, réponds-moi, je divague en ma plainte. Je frémis4 sous les cris de l'ennemi, sous les huées de l'impie ; ils me chargent de crimes, avec rage ils m'accusent.5 Mon coeur se tord en moi, les affres de la mort tombent sur moi ;6 crainte et tremblement me pénètrent, un frisson m'étreint.7 Et je dis : Qui me donnera des ailes comme à la colombe, que je m'envole et me pose ?8 Voici, je m'enfuirais au loin, je gîterais au désert.9 J'aurais bientôt un asile contre le vent de calomnie, et l'ouragan10 qui dévore, Seigneur, et le flux de leur langue. Je vois en effet la violence et la discorde en la ville ;11 de jour et de nuit elles tournent en haut de ses remparts. Crime et peine sont au-dedans12 la ruine est au-dedans ; jamais de sa grand-place ne s'éloignent fraude et tyrannie.13 Si encore un ennemi m'insultait, je pourrais le supporter ; si contre moi s'élevait mon rival, je pourrais me dérober.14 Mais toi, un homme de mon rang, mon ami, mon intime,15 à qui m'unissait une douce intimité dans la maison de Dieu ! Qu'ils s'en aillent dans le tumulte,16 que sur eux fonde la Mort, qu'ils descendent vivants au shéol, car le mal est chez eux, dans leur logis.17 Pour moi, vers Dieu j'appelle et Yahvé me sauve ;18 le soir et le matin et à midi je me plains et frémis. Il entend mon cri,19 il rachète dans la paix mon âme de la guerre qu'on me fait : ils sont en procès avec moi.20 Or Dieu entendra, il les humiliera, lui qui trône dès l'origine ; pour eux, point d'amendement : ils ne craignent pas Dieu.21 Il étend les mains contre ses alliés, il a violé son pacte ;22 plus onctueuse que la crème est sa bouche et son coeur fait la guerre ; ses discours sont plus doux que l'huile et ce sont des épées nues.23 Décharge sur Yahvé ton fardeau et lui te subviendra, il ne peut laisser à jamais chanceler le juste.24 Et toi, ô Dieu, tu les pousses dans le puits du gouffre, les hommes de sang et de fraude, avant la moitié de leurs jours. Et moi je compte sur toi.
Archive for the shéol (hades, séjour des morts) Category
Psaumes 55,1-24
Posted in abîme (chaos, tohu et bohu), allégorie et référence christique, calomnie, médisance (langue), désert (ascèse, dépouillement), détresse (désespoir), diable (démons, serpent), Dieu écoute, exauce, impiété, Jérusalem (Sion), paix, remparts (murailles), royaume de Dieu, sang, shéol (hades, séjour des morts) with tags Psaumes on 9 janvier 2014 by JLPsaumes 49,1-21
Posted in danger de la richesse, droiture, passage de la mort, salut (rachat, rédemption), shéol (hades, séjour des morts) with tags Psaumes on 8 janvier 2014 by JLDu maître de chant. Des fils de Coré.2 Ecoutez ceci, tous les peuples, prêtez l’oreille, tous les habitants du monde,3 gens du commun et gens de condition, riches et pauvres ensemble !4 Ma bouche énonce la sagesse, et le murmure de mon coeur, l’intelligence ;5 je tends l’oreille à quelque proverbe, je résous sur la lyre mon énigme.6 Pourquoi craindre aux jours de malheur ? La malice me talonne et me cerne :7 eux se fient à leur fortune, se prévalent du surcroît de leur richesse.8 Mais l’homme ne peut acheter son rachat ni payer à Dieu sa rançon :9 il est coûteux, le rachat de son âme, et il manquera toujours10 pour que l’homme survive et jamais ne voie la fosse.11 Or, il verra mourir les sages, périr aussi le fou et l’insensé, qui laissent à d’autres leur fortune.12 Leurs tombeaux sont à jamais leurs maisons, et leurs demeures d’âge en âge ; et ils avaient mis leur nom sur leurs terres !13 L’homme dans son luxe ne comprend pas, il ressemble au bétail muet.14 Ainsi vont-ils, sûrs d’eux-mêmes, et finissent-ils, contents de leur sort.15 Troupeau que l’on parque au shéol, la Mort les mène paître, les hommes droits domineront sur eux. Au matin s’évanouit leur image, le shéol, voilà leur résidence !16 Mais Dieu rachètera mon âme des griffes du shéol, et me prendra.17 Ne crains pas quand l’homme s’enrichit, quand s’accroît la gloire de sa maison.18 A sa mort, il n’en peut rien emporter, avec lui ne descends pas sa gloire.19 Son âme qu’en sa vie il bénissait — et l’on te loue d’avoir pris soin de toi —20 ira rejoindre la lignée de ses pères qui plus jamais ne verront la lumière.21 L’homme dans son luxe ne comprend pas, il ressemble au bétail muet.
Psaumes 31,1-25
Posted in allégorie et référence christique, attributs et noms divins, béatitude (bonheur), bonté divine (amour de Dieu), calomnie, médisance (langue), crainte de Dieu, détresse (désespoir), ecouter (voix du Seigneur), espérance, face de Dieu (visage), idolâtrie, immortalité de l'âme (souffle de vie), joie divine (jubilation), justice (justification, juste), libération (délivrance, joug), mensonge, orgueil (se glorifier), protection divine (refuge, abri), remparts (murailles), rocher (forteresse), salut (rachat, rédemption), shéol (hades, séjour des morts), vérité with tags Psaumes on 4 janvier 2014 by JLDu maître de chant. Psaume de David.2 En toi, Yahvé, j’ai mon abri, Sur moi pas de honte à jamais ! En ta justice affranchis-moi, délivre-moi,3 tends l’oreille vers moi, hâte-toi ! Sois pour moi un roc de force, une maison fortifiée qui me sauve ;4 car mon rocher, mon rempart, c’est toi, pour ton nom, guide-moi, conduis-moi !5 Tire-moi du filet qu’on m’a tendu, car c’est toi ma force ;6 en tes mains je remets mon esprit, c’est toi qui me rachètes, Yahvé. Dieu de vérité,7 tu détestes les servants de vaines idoles ; pour moi, je suis sûr de Yahvé :8 que j’exulte et jubile en ton amour ! Toi qui as vu ma misère, connu l’oppression de mon âme,9 tu ne m’as point livré aux mains de l’ennemi, tu as mis au large mes pas.10 Pitié pour moi, Yahvé, l’oppression est sur moi ! Les pleurs me rongent les yeux, la gorge et les entrailles.11 Car ma vie se consume en affliction et mes années en soupirs ; ma vigueur succombe à la misère et mes os se rongent.12 Tout ce que j’ai d’oppresseurs fait de moi un scandale ; pour mes voisins je ne suis que dégoût, un effroi pour mes amis. Ceux qui me voient dans la rue s’enfuient loin de moi,13 comme un mort oublié des coeurs, comme un objet de rebut.14 J’entends les calomnies des gens, terreur de tous côtés ! ils se groupent à l’envi contre moi, complotant de m’ôter la vie.15 Et moi, je m’assure en toi, Yahvé, je dis : C’est toi mon Dieu !16 Mes temps sont dans ta main, délivre-moi, des mains hostiles qui s’acharnent ;17 fais luire ta face sur ton serviteur, sauve-moi par ton amour.18 Yahvé, pas de honte sur moi qui t’invoque, mais honte sur les impies ! Qu’ils aillent muets au shéol ;19 silence aux lèvres de mensonge qui parlent du juste insolemment avec superbe et mépris !20 Qu’elle est grande, Yahvé, ta bonté ! Tu la réserves pour qui te craint, tu la dispenses à qui te prend pour abri face aux fils d’Adam.21 Tu les caches au secret de ta face, loin des intrigues des hommes ; tu les mets à couvert sous la tente, loin de la guerre des langues.22 Béni Yahvé qui fit pour moi des merveilles d’amour (en une ville de rempart) !23 Et moi je disais en mon trouble : « Je suis ôté loin de tes yeux ! » Et pourtant tu écoutas la voix de ma prière quand je criai vers toi.24 Aimez Yahvé, tous les siens : il garde les fidèles, mais Yahvé rétribue avec usure celui qui fait l’orgueilleux.25 Courage, reprenez coeur, vous tous qui espérez Yahvé !
Psaumes 30,1-13
Posted in attributs et noms divins, cantique (chant de l'âme), colère de Dieu, Dieu écoute, exauce, eternité (vie éternel), face de Dieu (visage), joie divine (jubilation), lamentation (deuil), pénitence (deuil, jeûne, mettre le sac), poussière (cendre, glaise), prière de louange, sainteté (saint), sang, shéol (hades, séjour des morts) with tags Psaumes on 4 janvier 2014 by JLPsaume. Cantique pour la dédicace de la Maison de David.2 Je t’exalte, Yahvé, qui m’as relevé, tu n’as pas fait rire de moi mes ennemis.3 Yahvé mon Dieu, vers toi j’ai crié, tu m’as guéri.4 Yahvé, tu as tiré mon âme du shéol, me ranimant d’entre ceux qui descendent à la fosse.5 Jouez pour Yahvé, ceux qui l’aiment, louez sa mémoire de sainteté.6 Sa colère est d’un instant, sa faveur pour la vie ; au soir la visite des larmes, au matin les cris de joie.7 Moi, j’ai dit dans mon bonheur : « Rien à jamais ne m’ébranlera ! « 8 Yahvé, ta faveur m’a fixé sur de fortes montagnes ; tu caches ta face, je suis bouleversé.9 Vers toi, Yahvé, j’appelle, à mon Dieu je demande pitié :10 Que gagnes-tu à mon sang, à ma descente en la tombe ? Te loue-t-elle, la poussière, annonce-t-elle ta vérité ?11 Ecoute, Yahvé, pitié pour moi ! Yahvé, sois mon secours !12 Pour moi tu as changé le deuil en une danse, tu dénouas mon sac et me ceignis d’allégresse ;13 aussi mon coeur te chantera sans plus se taire, Yahvé mon Dieu, je te louerai à jamais.
Psaumes 18,1-51
Posted in allégorie (analogie), allégorie et référence christique, ange (chérubins), attributs et noms divins, bénédiction, chemin (voie du Seigneur), ciel (cieux), colère de Dieu, conquérir (combat spirituel), courage (force), diable (démons, serpent), Dieu écoute, exauce, eaux innombrables (négatives), ecouter (voix du Seigneur), humilité (humble), libération (délivrance, joug), onction (oindre), orgueil (se glorifier), parole de Dieu (vivante), prière d'invocation, protection divine (refuge, abri), pureté du coeur, rocher (forteresse), sauveur (rédempteur), shéol (hades, séjour des morts), ténèbre, temple (sanctuaire) with tags Psaumes on 1 janvier 2014 by JLDu maître de chant. Du serviteur de Yahvé, David, qui adressa à Yahvé les paroles de ce cantique, quand Yahvé l’eut délivré de tous ses ennemis et de la main de Saül. Il dit :2 Je t’aime, Yahvé, ma force (mon sauveur, tu m’as sauvé de la violence).3 Yahvé est mon roc et ma forteresse, mon libérateur, c’est mon Dieu. Je m’abrite en lui, mon rocher, mon bouclier et ma force de salut, ma citadelle et mon refuge.4 J’invoque Yahvé, digne de louange et je suis sauvé de mes ennemis.5 Les flots de la Mort m’enveloppaient, les torrents de Bélial m’épouvantaient ;6 les filets du Shéol me cernaient, les pièges de la Mort m’attendaient.7 Dans mon angoisse j’invoquai Yahvé, vers mon Dieu je lançai mon cri ; il entendit de son temple ma voix et mon cri parvint à ses oreilles.8 Et la terre s’ébranla et chancela, les assises des montagnes frémirent, (sous sa colère elles furent ébranlées) ;9 une fumée monta à ses narines et de sa bouche un feu dévorait (des braises s’y enflammèrent).10 Il inclina les cieux et descendit, une sombre nuée sous ses pieds ;11 il chevaucha un chérubin et vola, il plana sur les ailes du vent.12 Il fit des ténèbres son voile, sa tente, ténèbre d’eau, nuée sur nuée ;13 un éclat devant lui enflammait grêle et braises de feu.14 Yahvé tonna des cieux, le Très-Haut donna de la voix ;15 il décocha ses flèches et les dispersa, il lança les éclairs et les chassa.16 Et le lit de la mer apparut, les assises du monde se découvrirent, au grondement de ta menace, Yahvé, au vent du souffle de tes narines.17 Il envoie d’en haut et me prend, il me retire des grandes eaux,18 il me délivre d’un puissant ennemi, d’adversaires plus forts que moi.19 Ils m’attendaient au jour de mon malheur, mais Yahvé fut pour moi un appui ;20 il m’a dégagé, mis au large, il m’a sauvé, car il m’aime.21 Yahvé me rend selon ma justice, selon la pureté de mes mains me rétribue,22 car j’ai gardé les voies de Yahvé sans faillir loin de mon Dieu.23 Ses jugements sont tous devant moi, ses décrets, je ne les ai pas écartés,24 mais je suis irréprochable avec lui, je me garde contre le péché.25 Et Yahvé me rétribue selon ma justice, ma pureté qu’il voit de ses yeux.26 Tu es fidèle avec le fidèle, sans reproche avec l’irréprochable,27 pur avec qui est pur mais rusant avec le fourbe,28 toi qui sauves le peuple des humbles, et rabaisses les yeux hautains.29 C’est toi, Yahvé, ma lampe, mon Dieu éclaire ma ténèbre ;30 avec toi je force l’enceinte, avec mon Dieu je saute la muraille.31 Dieu, sa voie est sans reproche et la parole de Yahvé sans alliage. Il est, lui, le bouclier de quiconque s’abrite en lui.32 Qui donc est Dieu, hors Yahvé ? Qui est Rocher, sinon notre Dieu ?33 Ce Dieu qui me ceint de force et rend ma voie irréprochable,34 qui égale mes pieds à ceux des biches et me tient debout sur les hauteurs,35 qui instruit mes mains au combat, mes bras à bander l’arc d’airain.36 Tu me donnes ton bouclier de salut (ta droite me soutient), tu ne cesses de m’exaucer,37 tu élargis mes pas sous moi et mes chevilles n’ont point fléchi.38 Je poursuis mes ennemis et les atteins, je ne reviens pas qu’ils ne soient achevés ;39 je les frappe, ils ne peuvent se relever, ils tombent, ils sont sous mes pieds.40 Tu m’as ceint de force pour le combat, tu fais ployer sous moi mes agresseurs ;41 mes ennemis, tu me fais voir leur dos, ceux qui me haïssent, je les extermine.42 Ils crient, et pas de sauveur, vers Yahvé, mais pas de réponse ;43 je les broie comme poussière au vent, je les foule comme la boue des ruelles.44 Tu me délivres des querelles de mon peuple, tu me mets à la tête des nations ; le peuple que j’ignorais m’est asservi,45 les fils d’étrangers me font leur cour, ils sont tout oreille et m’obéissent ;46 les fils d’étrangers faiblissent, ils quittent en tremblant leurs réduits.47 Vive Yahvé, et béni soit mon rocher, exalté, le Dieu de mon salut,48 le Dieu qui me donne les vengeances et prosterne les peuples sous moi !49 Me délivrant d’ennemis furieux, tu m’exaltes par-dessus mes agresseurs, tu me libères de l’homme de violence.50 Aussi je te louerai, Yahvé, chez les païens, et je veux jouer pour ton nom :51 « Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son oint, pour David et sa descendance à jamais. »
Psaumes 16,1-11
Posted in allégorie et référence christique, chemin (voie du Seigneur), droite du Seigneur, ecouter (voix du Seigneur), esclavage (du péché), eternité (vie éternel), face de Dieu (visage), héritage (de Dieu, le nôtre,partage), idolâtrie, joie divine (jubilation), protection divine (refuge, abri), sang, shéol (hades, séjour des morts) with tags Psaumes on 1 janvier 2014 by JLA mi-voix. De David. Garde-moi, ô Dieu, mon refuge est en toi.2 J'ai dit à Yahvé : C'est toi mon Seigneur, mon bonheur n'est en aucun3 de ces démons de la terre. Ceux-là en imposent à tous ceux qui les aiment,4 leurs idoles foisonnent, on court à leur suite. Verser leurs libations de sang ? Jamais ! Faire monter leurs noms sur mes lèvres ? Jamais !5 Yahvé, ma part d'héritage et ma coupe, c'est toi qui garantis mon lot ;6 le cordeau me marque un enclos de délices, et l'héritage est pour moi magnifique.7 Je bénis Yahvé qui s'est fait mon conseil, et même la nuit, mon coeur m'instruit.8 J'ai mis Yahvé devant moi sans relâche ; puisqu'il est à ma droite, je ne bronche pas.9 Aussi, mon coeur exulte, mes entrailles jubilent, et ma chair reposera en sûreté ;10 car tu ne peux abandonner mon âme au shéol, tu ne peux laisser ton ami voir la fosse.11 Tu m'apprendras le chemin de vie, devant ta face, plénitude de joie, en ta droite, délices éternelles.
Psaumes 9,1-21
Posted in allégorie et référence christique, chercher Dieu, détresse (désespoir), droiture, espérance, face de Dieu (visage), faire mémoire (mémorial, solennité), impiété, Jérusalem (Sion), joie divine (jubilation), jugement, justice (justification, juste), royaume de Dieu, sang, shéol (hades, séjour des morts) with tags Psaumes on 29 décembre 2013 by JLDu maître de chant. Sur hautbois et harpe. Psaume de David.2 Je te rends grâce, Yahvé, de tout mon coeur, j’énonce toutes tes merveilles,3 j’exulte et me réjouis en toi, je joue pour ton nom, Très-Haut.4 Mes ennemis retournent en arrière, ils fléchissent, ils périssent devant ta face,5 quand tu m’as rendu sentence et jugement, siégeant sur le trône en juste juge.6 Tu as maté les païens, fait périr l’impie, effacé leur nom pour toujours et à jamais ;7 l’ennemi est achevé, ruines sans fin, tu as renversé des villes, et leur souvenir a péri. Voici,8 Yahvé siège pour toujours, il affermit pour le jugement son trône ;9 lui, il jugera le monde avec justice, prononcera sur les nations avec droiture.10 Que Yahvé soit un lieu fort pour l’opprimé, un lieu fort aux temps de détresse !11 En toi se confient ceux qui connaissent ton nom, tu n’abandonnes point ceux qui te cherchent, Yahvé.12 Jouez pour Yahvé, l’habitant de Sion, racontez parmi les peuples ses hauts faits !13 Lui qui s’enquiert du sang se souvient d’eux, il n’oublie pas le cri des malheureux.14 Pitié pour moi, Yahvé, vois mon malheur, tu me fais remonter des portes de la mort,15 que j’énonce toute ta louange aux portes de la fille de Sion, joyeux de ton salut.16 Les païens ont croulé dans la fosse qu’ils ont faite, au filet qu’ils ont tendu, leur pied s’est pris.17 Yahvé s’est fait connaître, il a rendu le jugement, il a lié l’impie dans l’ouvrage de ses mains.18 Que les impies retournent au shéol, tous ces païens qui oublient Dieu !19 Car le pauvre n’est pas oublié jusqu’à la fin, l’espoir des malheureux ne périt pas à jamais.20 Dresse-toi, Yahvé, que l’homme ne triomphe, qu’ils soient jugés, les païens, devant ta face !21 Jette, Yahvé, sur eux l’épouvante, qu’ils connaissent, les païens, qu’ils sont hommes !
Psaumes 6,1-11
Posted in châtiment, colère de Dieu, Dieu écoute, exauce, salut (rachat, rédemption), shéol (hades, séjour des morts) with tags Psaumes on 29 décembre 2013 by JLDu maître de chant. Sur les instruments à cordes. Sur l'octacorde. Psaume de David.2 Yahvé, ne me châtie point dans ta colère, ne me reprends point dans ta fureur.3 Pitié pour moi, Yahvé, je suis à bout de force, guéris-moi, Yahvé, mes os sont bouleversés,4 mon âme est toute bouleversée. Mais toi, Yahvé, jusques à quand ?5 Reviens, Yahvé, délivre mon âme, sauve-moi, en raison de ton amour.6 Car, dans la mort, nul souvenir de toi : dans le shéol, qui te louerait ?7 Je me suis épuisé en gémissements, chaque nuit, je baigne ma couche ; de mes larmes j'arrose mon lit,8 mon oeil est rongé de pleurs. Insolence chez tous mes oppresseurs ;9 loin de moi, tous les malfaisants ! Car Yahvé entend la voix de mes sanglots ;10 Yahvé entend ma supplication, Yahvé accueillera ma prière.11 Tous mes ennemis, confondus, bouleversés, qu'ils reculent, soudain confondus !
Job 38,1-41
Posted in abîme (chaos, tohu et bohu), ciel (cieux), créateur (création), désolation (dévastation, ruine), détresse (désespoir), eaux innombrables (négatives), lumière (lampe), pierre d'angle, plan de Dieu (secret, intention), sagesse, shéol (hades, séjour des morts), ténèbre with tags Job on 28 décembre 2013 by JLYahvé répondit à Job du sein de la tempête et dit :2 Quel est celui-là qui obscurcit mes plans par des propos dénués de sens ?3 Ceins tes reins comme un brave : je vais t’interroger et tu m’instruiras.4 Où étais-tu quand je fondai la terre ? Parle, si ton savoir est éclairé.5 Qui en fixa les mesures, le saurais-tu, ou qui tendit sur elle le cordeau ?6 Sur quel appui s’enfoncent ses socles ? Qui posa sa pierre angulaire,7 parmi le concert joyeux des étoiles du matin et les acclamations unanimes des Fils de Dieu ?8 Qui enferma la mer à deux battants, quand elle sortit du sein, bondissante ;9 quand je mis sur elle une nuée pour vêtement et fis des nuages sombres ses langes ;10 quand je découpai pour elle sa limite et plaçai portes et verrou ?11 « Tu n’iras pas plus loin, lui dis-je, ici se brisera l’orgueil de tes flots ! « 12 As-tu, une fois dans ta vie, commandé au matin ? Assigné l’aurore à son poste,13 pour qu’elle saisisse la terre par les bords et en secoue les méchants ?14 Alors elle la change en argile de sceau et la teint comme un vêtement ;15 elle ôte aux méchants leur lumière, brise le bras qui se levait.16 As-tu pénétré jusqu’aux sources marines, circulé au fond de l’Abîme ?17 Les portes de la Mort te furent-elles montrées, as-tu vu les portiers du pays de l’Ombre ?18 As-tu quelque idée des étendues terrestres ? Raconte, si tu sais tout cela.19 De quel côté habite la lumière, et les ténèbres, où résident-elles,20 pour que tu puisses les conduire dans leur domaine, les acheminer vers leur demeure ?21 Si tu le sais, c’est qu’alors tu étais né, et tu comptes des jours bien nombreux !22 Es-tu parvenu jusqu’aux dépôts de neige ? As-tu vu les réserves de grêle,23 que je ménage pour les temps de détresse, pour les jours de bataille et de guerre ?24 De quel côté se divise l’éclair, où se répand sur terre le vent d’est ?25 Qui perce un canal pour l’averse, fraie la route aux roulements du tonnerre,26 pour faire pleuvoir sur une terre sans hommes, sur un désert que nul n’habite,27 pour abreuver les solitudes désolées, faire germer l’herbe sur la steppe ?28 La pluie a-t-elle un père, ou qui engendre les gouttes de rosée ?29 De quel ventre sort la glace, et le givre des cieux, qui l’enfante,30 quand les eaux se durcissent comme pierre et que devient compacte la surface de l’abîme ?31 Peux-tu nouer les liens des Pléiades, desserrer les cordes d’Orion,32 amener la Couronne en son temps, conduire l’Ourse avec ses petits ?33 Connais-tu les lois des Cieux, appliques-tu leur charte sur terre ?34 Ta voix s’élève-t-elle jusqu’aux nuées et la masse des eaux t’obéit-elle ?35 Sur ton ordre, les éclairs partent-ils, en te disant : « Nous voici ? « 36 Qui a mis dans l’ibis la sagesse, donné au coq l’intelligence ?37 Qui dénombre les nuages avec compétence et incline les outres des cieux,38 tandis que la poussière s’agglomère et que collent ensemble les glèbes ?39 Chasses-tu pour la lionne une proie, apaises-tu l’appétit des lionceaux,40 quand ils sont tapis dans leurs tanières, aux aguets dans le fourré ?41 Qui prépare au corbeau sa provende, lorsque ses petits crient vers Dieu et se dressent sans nourriture ?
Job 26,1-14
Posted in attributs et noms divins, ciel (cieux), créateur (création), diable (démons, serpent), eaux innombrables (négatives), oeuvre du Seigneur, passage de la mort, puissance divine, shéol (hades, séjour des morts) with tags Job on 28 décembre 2013 by JLJob prit la parole et dit :2 Comme tu sais bien soutenir le faible, secourir le bras sans vigueur !3 Quels bons conseils tu donnes à l’ignorant, comme ton savoir est fertile en ressources !4 Mais ces discours, à qui s’adressent-ils, et d’où provient l’esprit qui sort de toi ?5 Les Ombres tremblent sous terre, les eaux et leurs habitants sont dans l’effroi.6 Devant lui, le Shéol est à nu, la Perdition à découvert.7 C’est lui qui a étendu le Septentrion sur le vide, suspendu la terre sans appui.8 Il enferme les eaux dans ses nuages. Sans que la nuée crève sous leur poids.9 Il couvre la face de la pleine lune et déploie sur elle sa nuée.10 Il a tracé un cercle à la surface des eaux, aux confins de la lumière et des ténèbres.11 Les colonnes des cieux sont ébranlées, frappées de stupeur quand il menace.12 Par sa force, il a brassé la Mer, par son habileté, écrasé Rahab.13 Son souffle a clarifié les Cieux, sa main transpercé le Serpent Fuyard.14 Tout cela, c’est l’extérieur de ses oeuvres, et nous n’en saisissons qu’un faible écho. Mais le tonnerre de sa puissance, qui le comprendra ?
Job 24,1-25
Posted in lumière (lampe), shéol (hades, séjour des morts), ténèbre with tags Job on 28 décembre 2013 by JLPourquoi Shaddaï n'a-t-il pas des temps en réserve, et ses fidèles ne voient-ils pas ses jours ?2 Les méchants déplacent les bornes, ils enlèvent troupeau et berger.3 On emmène l'âne des orphelins, on prend en gage le boeuf de la veuve.4 Les indigents s'écartent du chemin, les pauvres du pays se cachent tous de même.5 Tels les onagres du désert, ils sortent à leur travail, cherchant dès l'aube une proie, et le soir, du pain pour leurs petits.6 Ils moissonnent dans le champ d'un vaurien, ils pillent la vigne d'un méchant.7 Ils passent la nuit nus, sans vêtements, sans couverture contre le froid.8 L'averse des montagnes les transperce ; faute d'abri, ils étreignent le rocher.9 On arrache l'orphelin à la mamelle, on prend en gage le nourrisson du pauvre.10 Ils s'en vont nus, sans vêtements ; affamés, ils portent les gerbes.11 En plein midi ils restent entre deux murettes, altérés, ils foulent les cuves.12 De la ville on entend gémir les mourants, les blessés, dans un souffle, crier à l'aide. Et Dieu reste sourd à la prière !13 D'autres sont de ceux qui repoussent la lumière : ils en méconnaissent les chemins, n'en fréquentent pas les sentiers.14 Il fait noir quand l'assassin se lève, pour tuer le pauvre et l'indigent. Durant la nuit rôde le voleur,15 L'oeil de l'adultère épie le crépuscule : « Personne ne me verra », dit-il, et il met un voile sur son visage.16 Dans les ténèbres, il perfore les maisons. Pendant le jour, ils se cachent, ceux qui ne veulent pas connaître la lumière.17 Pour eux tous, le matin devient ténèbres, car ils en éprouvent alors les terreurs.18 Ce n'est plus qu'un fétu à la surface des eaux, son domaine est maudit dans le pays, nul ne prend le chemin de sa vigne.19 Comme une chaleur sèche fait disparaître la neige. Ainsi le shéol celui qui a péché.20 Le sein qui l'a formé l'oublie et son nom n'est plus mentionné. Ainsi est foudroyée comme un arbre l'iniquité.21 Il a maltraité la femme stérile, privée d'enfants, il s'est montré dur pour la veuve.22 Mais Celui qui se saisit des tyrans avec force surgit et lui ôte l'assurance de la vie.23 Il le laissait s'appuyer sur une sécurité trompeuse, mais, des yeux, il surveillait ses démarches.24 Elevé pour un temps, il disparaît, il s'affaisse comme l'arroche qu'on cueille, il se fane comme la tête des épis.25 N'en est-il pas ainsi ? Qui me convaincra de mensonge et réduira mes paroles à néant ?
Job 21,1-34
Posted in shéol (hades, séjour des morts) with tags Job on 28 décembre 2013 by JLJob prit la parole et dit :2 Ecoutez, écoutez mes paroles, accordez-moi cette consolation.3 Souffrez que je parle à mon tour ; quand j'aurai fini, libre à vous de railler.4 Est-ce que moi je m'en prends à un homme ? Est-ce sans raison que je perds patience ?5 Prêtez-moi attention : vous serez stupéfaits, et vous mettrez la main sur votre bouche.6 Moi-même, quand j'y songe, je suis épouvanté, ma chair est saisie d'un frisson.7 Pourquoi les méchants restent-ils en vie, vieillissent-ils et accroissent-ils leur puissance ?8 Leur postérité devant eux s'affermit et leurs rejetons sous leurs yeux subsistent.9 La paix de leurs maisons n'a rien à craindre, les rigueurs de Dieu les épargnent.10 Leur taureau féconde à coup sûr, leur vache met bas sans avorter.11 Ils laissent courir leurs gamins comme des brebis, leurs enfants bondir comme des cerfs.12 Ils chantent avec tambourins et cithares, se réjouissent au son de la flûte.13 Leur vie s'achève dans le bonheur, ils descendent en paix au shéol.14 Eux, pourtant, disent à Dieu : « Ecarte-toi de nous, connaître tes voies ne nous plaît pas !15 Qu'est-ce que Shaddaï pour que nous le servions, quel profit pour nous à l'invoquer ? « 16 Ne tiennent-ils pas leur bonheur en main, et Dieu n'est-il pas écarté du conseil des méchants ?17 Voit-on souvent la lampe du méchant s'éteindre, le malheur fondre sur lui, la colère divine détruire ses biens,18 le vent le chasser comme une paille, un tourbillon l'emporter comme la bale ?19 Dieu se réserverait de le punir dans ses enfants ? Mais qu'il soit donc châtié lui-même et qu'il le sache !20 Que, de ses yeux, il assiste à sa ruine, qu'il s'abreuve à la fureur de Shaddaï !21 Que peut lui faire, après lui, le sort de sa maison, quand la série de ses mois sera tranchée ?22 Mais enseigne-t-on à Dieu la science, à Celui qui juge les êtres d'en haut ?23 Tel encore meurt en pleine vigueur, au comble du bonheur et de la paix,24 les flancs chargés de graisse et la moelle de ses os tout humide.25 Et tel autre périt l'amertume dans l'âme, sans avoir goûté au bonheur.26 Ensemble, dans la poussière, ils se couchent, et la vermine les recouvre.27 Oh ! je sais bien quelles sont vos pensées, vos réflexions méchantes sur mon compte.28 « Qu'est devenue, dites-vous, la maison du grand seigneur, où est la tente qu'habitaient des méchants ? « 29 N'interrogez-vous pas les voyageurs, méconnaissez-vous leurs témoignages ?30 Au jour du désastre, le méchant est épargné, au jour de la fureur, il est mis à l'abri.31 Et qui donc lui reproche en face sa conduite, et lui rend ce qu'il a fait ?32 Il est emporté au cimetière, où il veille sur son tertre.33 Les mottes du ravin lui sont douces, et, derrière lui, toute la population défile.34 Que signifient donc vos vaines consolations ? Et quelle tromperie que vos réponses !
Job 17,1-16
Posted in détresse (désespoir), espérance, impiété, lumière (lampe), poussière (cendre, glaise), shéol (hades, séjour des morts), ténèbre with tags Job on 28 décembre 2013 by JLMon souffle en moi s’épuise et les fossoyeurs pour moi s’assemblent.2 Je n’ai pour compagnons que des railleurs, dont la dureté obsède mes veilles.3 Place donc toi-même ma caution près de toi, car lequel voudrait toper dans ma main ?4 Tu as fermé leur coeur à la raison, aussi aucune main ne se lève.5 Tel celui qui invite des amis à un partage, quand les yeux de ses fils languissent,6 je suis devenu la fable des gens, quelqu’un à qui l’on crache au visage.7 Mes yeux s’éteignent de chagrin, mes membres s’évanouissent comme l’ombre.8 A cette vue, les hommes droits restent stupéfaits, l’innocent s’indigne contre l’impie ;9 le juste s’affermit dans ses voies, l’homme aux mains pures redouble d’énergie.10 Allons, vous tous, revenez à la charge, et je ne trouverai pas un sage parmi vous !11 Mes jours ont fui, avec mes projets, et les fibres de mon coeur sont rompues.12 On veut faire de la nuit le jour ; elle serait proche la lumière qui chasse les ténèbres.13 Or mon espoir, c’est d’habiter le shéol, d’étendre ma couche dans les ténèbres.14 Je crie au sépulcre : « Tu es mon père ! » à la vermine : « C’est toi ma mère et ma soeur ! « 15 Où donc est-elle, mon espérance ? Et mon bonheur, qui l’aperçoit ?16 Vont-ils descendre à mes côtés au shéol, sombrer de même dans la poussière ?
Job 14,1-22
Posted in détresse (désespoir), shéol (hades, séjour des morts) with tags Job on 27 décembre 2013 by JLl'homme, né de la femme, qui a la vie courte, mais des tourments à satiété.2 Pareil à la fleur, il éclôt puis se fane, il fuit comme l'ombre sans arrêt.3 Et sur cet être tu gardes les yeux ouverts, tu l'amènes en jugement devant toi !4 Mais qui donc extraira le pur de l'impur ? Personne !5 Puisque ses jours sont comptés, que le nombre de ses mois dépend de toi, que tu lui fixes un terme infranchissable,6 détourne de lui tes yeux et laisse-le, tel un mercenaire, finir sa journée.7 L'arbre conserve un espoir, une fois coupé, il peut renaître encore et ses rejetons continuent de pousser.8 Même avec des racines qui ont vieilli en terre et une souche qui périt dans le sol,9 dès qu'il flaire l'eau, il bourgeonne et se fait une ramure comme un jeune plant.10 Mais l'homme, s'il meurt, reste inerte ; quand un humain expire, où donc est-il ?11 Les eaux de la mer pourront disparaître, les fleuves tarir et se dessécher :12 l'homme une fois couché ne se relèvera pas, les cieux s'useront avant qu'il ne s'éveille, ou ne soit réveillé de son sommeil.13 Oh ! Si tu m'abritais dans le shéol, si tu m'y cachais, tant que dure ta colère, si tu me fixais un délai, pour te souvenir ensuite de moi :14 car, une fois mort, peut-on revivre ? — tous les jours de mon service j'attendrais, jusqu'à ce que vienne ma relève.15 Tu appellerais et je te répondrais ; tu voudrais revoir l'oeuvre de tes mains.16 Tandis que maintenant tu comptes tous mes pas, tu n'épierais plus mon péché,17 tu scellerais ma transgression dans un sachet et tu couvrirais ma faute.18 Hélas ! Comme une montagne finit par s'écrouler, le rocher par changer de place,19 l'eau par user les pierres, l'averse par emporter les terres, ainsi, l'espoir de l'homme, tu l'anéantis.20 Tu le terrasses pour toujours et il s'en va ; tu le défigures, puis tu le congédies.21 Ses fils sont-ils honorés, il n'en sait rien ; sont-ils méprisés, il ne s'en rend pas compte.22 Il n'a de souffrance que pour son corps, il ne se lamente que sur lui-même.
Job 11,1-20
Posted in shéol (hades, séjour des morts) with tags Job on 27 décembre 2013 by JLCophar de Naamat prit la parole et dit :2 Le bavard restera-t-il sans réponse ? Suffit-il d'être loquace pour avoir raison ?3 Ton verbiage rendra-t-il muets les autres, te moqueras-tu sans qu'on te confonde ?4 Tu as dit : « Ma conduite est pure, je suis irréprochable à tes yeux. »5 Mais si Dieu voulait parler, ouvrir les lèvres pour te répondre,6 s'il te dévoilait les secrets de la Sagesse, qui déconcertent toute sagacité, tu saurais que Dieu te demande compte de ta faute.7 Prétends-tu sonder la profondeur de Dieu, atteindre la limite de Shaddaï ?8 Elle est plus haute que les cieux : que feras-tu ? Plus profonde que le shéol : que sauras-tu ?9 Elle serait plus longue que la terre à mesurer et plus large que la mer.10 S'il intervient pour enfermer et convoquer l'assemblée, qui l'en empêchera ?11 Car lui connaît la fausseté chez l'homme ; il voit le crime et y prête attention.12 Aussi l'écervelé doit-il s'assagir, et l'homme aux moeurs d'onagre se laisser domestiquer.13 Allons, redresse tes pensées, tends tes paumes vers lui !14 Si tu répudies le mal dont tu serais responsable et ne laisses pas l'injustice habiter sous tes tentes,15 tu lèveras un front pur, tu seras ferme et sans crainte.16 Ton malheur, tu n'y songeras plus, il laissera le souvenir des eaux qui passent.17 Alors débutera une existence plus radieuse que le midi et l'obscurité même sera comme le matin.18 Confiant car il y a de l'espoir, même après la confusion, tu te coucheras en sécurité.19 Lorsque tu reposeras, nul ne te troublera, et bien des gens rechercheront ta faveur.20 Les méchants, eux, tournent des yeux éteints, tout refuge leur fait défaut ; leur espoir, c'est le dernier soupir.
Job 7,1-21
Posted in détresse (désespoir), humilité (humble), poussière (cendre, glaise), shéol (hades, séjour des morts) with tags Job on 27 décembre 2013 by JLN'est-ce pas un temps de service qu'accomplit l'homme sur terre, n'y mène-t-il pas la vie d'un mercenaire ?2 Tel l'esclave soupirant après l'ombre ou l'ouvrier tendu vers son salaire,3 j'ai en partage des mois de déception, à mon compte des nuits de souffrance.4 Etendu sur ma couche, je me dis : « A quand le jour ? » Sitôt levé : « Quand serai-je au soir ? » Et des pensées folles m'obsèdent jusqu'au crépuscule.5 Vermine et croûtes terreuses couvrent ma chair, ma peau gerce et suppure.6 Mes jours ont couru plus vite que la navette et disparu sans espoir.7 Souviens-toi que ma vie n'est qu'un souffle, que mes yeux ne reverront plus le bonheur !8 Désormais je serai invisible à tout regard, tes yeux seront sur moi et j'aurai disparu.9 Comme la nuée se dissipe et passe, qui descend au shéol n'en remonte pas.10 Il ne revient pas habiter sa maison et sa demeure ne le connaît plus.11 Et c'est pourquoi je ne puis me taire, je parlerai dans l'angoisse de mon esprit, je me plaindrai dans l'amertume de mon âme.12 Suis-je la Mer, moi, ou le monstre marin, pour poster une garde contre moi ?13 Si je dis : « Mon lit me soulagera, ma couche atténuera ma plainte »,14 alors tu m'effraies par des songes, tu m'épouvantes par des visions.15 Ah ! je voudrais être étranglé : la mort plutôt que mes douleurs.16 Je me consume, je ne vivrai pas toujours ; aussi, laisse-moi, mes jours ne sont qu'un souffle !17 Qu'est-ce donc que l'homme pour en faire si grand cas, pour fixer sur lui ton attention,18 pour l'inspecter chaque matin, pour le scruter à tout instant ?19 Cesseras-tu enfin de me regarder, pour me laisser le temps d'avaler ma salive ?20 Si j'ai péché, que t'ai-je fait, à toi, l'observateur attentif de l'homme ? Pourquoi m'as-tu pris pour cible, pourquoi te suis-je à charge ?21 Ne peux-tu tolérer mon offense, passer sur ma faute ? Car bientôt je serai couché dans la poussière, tu me chercheras, et je ne serai plus.
Tobie 14,1-15
Posted in abondance, bénédiction, charité (partage, aumône), déportation (captif, exil), désert (ascèse, dépouillement), désolation (dévastation, ruine), enfer (géhenne, vallée du Cédron), eternité (vie éternel), faire mémoire (mémorial, solennité), foi (adhérance), idolâtrie, Jérusalem (Sion), justice (justification, juste), oeuvres (notre contribution), parole de Dieu (vivante), prophétie (oracle), shéol (hades, séjour des morts), temple (sanctuaire), terre promise (terre sainte), Yahvé (nom du Seigneur, Je Suis) with tags Tobie on 21 décembre 2013 by JLFin des hymnes de Tobit. Tobit mourut en paix à l’âge de 112 ans, et il fut enterré à Ninive avec honneur.2 Il avait 62 ans quand il devint aveugle ; et, depuis sa guérison, il vécut dans l’abondance, il pratiqua l’aumône, et il continua toujours à bénir Dieu et à célébrer sa grandeur.3 Sur le point de mourir, il fit venir son fils Tobie, et lui donna ses instructions : « Mon fils, emmène tes enfants,4 cours en Médie, parce que je crois à la parole de Dieu que Nahum a dite sur Ninive. Tout s’accomplira, tout se réalisera, de ce que les prophètes d’Israël, que Dieu a envoyés, ont annoncé contre l’Assyrie et contre Ninive ; rien ne sera retranché de leurs paroles. Tout arrivera en son temps. On sera plus à l’abri en Médie qu’en Assyrie et qu’en Babylonie. Parce que je sais et je crois, moi, que tout ce que Dieu a dit s’accomplira, cela sera, et il ne tombera pas un mot des prophéties. Nos frères qui habitent le pays d’Israël seront tous recensés et déportés loin de leur belle patrie. Tout le sol d’Israël sera un désert. Et Samarie et Jérusalem seront un désert. Et la Maison de Dieu sera, pour un temps, désolée et brûlée.5 Puis de nouveau, Dieu en aura pitié, et il les ramènera au pays d’Israël. Ils rebâtiront sa Maison, moins belle que la première, en attendant que les temps soient révolus. Mais alors, tous revenus de leur captivité, ils rebâtiront Jérusalem dans sa magnificence, et en elle la Maison de Dieu sera rebâtie, comme l’ont annoncé les prophètes d’Israël.6 Et tous les peuples de la terre entière se convertiront, et ils craindront Dieu en vérité. Tous, ils répudieront leurs faux dieux, qui les ont fait s’égarer dans l’erreur.7 Et ils béniront le Dieu des siècles dans la justice. Tous les Israélites, épargnés en ces jours-là, se souviendront de Dieu avec sincérité. Ils viendront se rassembler à Jérusalem, et désormais ils habiteront la terre d’Abraham en sécurité, et elle sera leur propriété. Et ceux-là se réjouiront, qui aiment Dieu en vérité. Et ceux-là disparaîtront de la terre, qui accomplissent le péché et l’injustice.8 Et maintenant, mes enfants, je vous en fais un devoir, servez Dieu en vérité, et faites ce qui lui plaît. Imposez à vos enfants l’obligation de faire la justice et l’aumône, de se souvenir de Dieu, de bénir son Nom en tout temps, en vérité, et de toutes leurs forces.9 Alors, toi, mon fils, quitte Ninive, ne reste pas ici.10 Dès que tu auras enterré ta mère auprès de moi, pars le jour même, quel qu’il soit, et ne demeure plus dans ce pays, où je vois triompher sans vergogne la perfidie et l’iniquité. Regarde, mon enfant, tout ce qu’a fait Nadab à son père nourricier, Ahikar. Ne fut-il pas réduit à descendre vivant sous la terre ? Mais Dieu a fait payer son infamie au criminel, à la face de sa victime, parce que Ahikar revint à la lumière, tandis que Nadab entra dans les ténèbres éternelles, en châtiment de son dessein contre la vie d’Ahikar. A cause de ses bonnes oeuvres, Ahikar échappa au filet mortel que lui avait tendu Nadab, et Nadab y tomba pour sa perte.11 Ainsi, mes enfants, voyez où mène l’aumône, et où conduit l’iniquité, c’est-à-dire à la mort. Mais le souffle me manque. » Ils l’étendirent sur le lit, il mourut, et il fut enterré avec honneur.12 Quand sa mère mourut, Tobie l’enterra auprès de son père. Puis il partit pour la Médie, avec sa femme et ses enfants. Il habita Ecbatane, chez Ragouël son beau-père.13 Il entoura la vieillesse de ses beaux-parents de respect et d’attention, puis il les enterra à Ecbatane de Médie. Tobie héritait du patrimoine de Ragouël, comme de celui de son père Tobit.14 Il vécut honoré jusqu’à l’âge de 117 ans.15 Il fut témoin de la ruine de Ninive avant de mourir. Il vit les Ninivites prisonniers et déportés en Médie par Cyaxare, roi de Médie. Il bénit Dieu de tout ce qu’il infligea aux Ninivites et aux Assyriens. Avant sa mort, il put se réjouir du sort de Ninive, et bénir le Seigneur Dieu dans les siècles des siècles. Amen.
Tobie 13,1-17
Posted in allégorie et référence christique, attributs et noms divins, bénédiction, cantique (chant de l'âme), châtiment, ciel (cieux), déportation (captif, exil), eternité (vie éternel), face de Dieu (visage), faire mémoire (mémorial, solennité), Jérusalem (Sion), joie divine (jubilation), lumière (lampe), malédiction, oeuvres (notre contribution), paix, pardon (miséricorde, pitié), péché (faute), peuple de Dieu (Israel, Juda), prière d'intercession, prière de louange, puissance divine, pureté du coeur, royaume de Dieu, shéol (hades, séjour des morts), témoignage (témoin), temple (sanctuaire), vérité, Yahvé (nom du Seigneur, Je Suis) with tags Tobie on 20 décembre 2013 by JLEt il dit : Béni soit Dieu qui vit à jamais, car son règne dure dans tous les siècles !2 Car tour à tour il châtie et il pardonne, il fait descendre aux profondeurs des enfers et il retire de la grande Perdition : personne n’échappe à sa main.3 Célébrez-le en face des nations, vous, enfants d’Israël ! Car s’il vous a dispersés parmi elles,4 c’est là qu’il vous a montré sa grandeur. Exaltez-le en face de tous les vivants, c’est lui notre Seigneur et c’est lui notre Dieu et c’est lui notre Père et il est Dieu dans tous les siècles !5 S’il vous châtie pour vos iniquités, il aura pitié de vous tous, il vous rassemblera de toutes les nations où vous aurez été dispersés.6 Si vous revenez à lui, du fond du coeur et de toute votre âme, pour agir dans la vérité devant lui, alors il reviendra vers vous, et ne vous cachera plus sa face. Regardez donc comme il vous a traités, rendez-lui grâce à haute voix. Bénissez le Seigneur de justice, et exaltez le Roi des siècles.7 Pour moi, je le célèbre sur ma terre d’exil, je fais connaître sa force et sa grandeur au peuple des pécheurs. Pécheurs, revenez à lui, pratiquez la justice devant lui ; peut-être vous sera-t-il favorable et vous fera-t-il miséricorde !8 Pour moi, j’exalte Dieu et mon âme se réjouit dans le Roi du Ciel. Que sa grandeur soit sur toutes les lèvres, et qu’on le célèbre à Jérusalem !9 Jérusalem, cité sainte, Dieu te frappa pour les oeuvres de tes mains et il aura encore pitié des fils des justes.10 Remercie dignement le Seigneur et bénis le Roi des siècles, pour qu’en toi son Temple soit rebâti dans la joie et qu’en toi il réjouisse tous les exilés, et qu’en toi il aime tous les malheureux, pour toutes les générations à venir.11 Une vive lumière illuminera toutes les contrées de la terre ; des peuples nombreux viendront de loin, de toutes les extrémités de la terre, séjourner près du saint Nom du Seigneur Dieu, les mains portant des présents au Roi du Ciel. En toi des générations de générations manifesteront leur allégresse, et le nom de l’Elue durera dans les générations à venir.12 Maudit soit qui t’insultera, maudit soit qui te détruira, qui renversera tes murs, qui abattra tes tours, qui brûlera tes maisons ! Et béni éternellement qui te bâtira !13 Alors tu exulteras et tu te réjouiras sur les fils des justes, car ils seront tous rassemblés et ils béniront le Seigneur des siècles.14 Bienheureux ceux qui t’aiment ! heureux ceux qui se réjouiront de ta paix ! heureux ceux qui se seront lamentés sur tous tes châtiments ! Car ils vont se réjouir en toi, et ils verront tout ton bonheur à l’avenir.15 Mon âme bénit le Seigneur, le grand Roi,16 parce que Jérusalem sera rebâtie, et sa Maison pour tous les siècles ! Quel bonheur, s’il reste quelqu’un de ma race, pour voir ta gloire et louer le Roi du Ciel ! Les portes de Jérusalem seront bâties de saphir et d’émeraude, et tous tes murs de pierre précieuse ; les tours de Jérusalem seront bâties en or, et leurs remparts en or pur.17 Les rues de Jérusalem seront pavées de rubis et de pierres d’Ophir ; les portes de Jérusalem retentiront de cantiques d’allégresse ; et toutes ses maisons diront : Alleluia ! Béni soit le Dieu d’Israël ! En toi l’on bénira le saint Nom, dans les siècles des siècles !
Tobie 5,1-22
Posted in ange (chérubins), attributs et noms divins, ciel (cieux), confiance en Dieu, famine (sécheresse spirituelle), indulgence (intercession), lumière (lampe), providence, shéol (hades, séjour des morts) with tags Tobie on 25 novembre 2013 by JLAlors Tobie répondit à son père Tobit : « Je ferai, père, tout ce que tu m'as commandé.2 Seulement, comment faire pour lui reprendre ce dépôt ? Lui ne me connaît pas, et moi, je ne le connais pas non plus. Quel signe de reconnaissance vais-je lui donner, pour qu'il me croie et qu'il me remette l'argent ? De plus, je ne sais pas les routes à prendre pour ce voyage en Médie. »3 Alors Tobit répondit à son fils Tobie : « Nous avons échangé nos signatures sur un billet, et je l'ai coupé en deux pour que nous en ayons chacun la moitié. J'ai pris l'une, et j'ai mis l'autre avec l'argent. Dire que cela fait vingt ans que j'ai mis cet argent en dépôt ! Maintenant, mon enfant, cherche-toi quelqu'un de sérieux pour compagnon de voyage, il sera à nos frais jusqu'à ton retour ; et puis va toucher cet argent chez Gabaël. »4 Tobie sortit, en quête d'un bon guide capable de venir avec lui en Médie. Dehors, il trouva Raphaël, l'ange, debout face à lui, sans se douter que c'était un ange de Dieu.5 Il lui dit : « D'où es-tu, mon ami ? » L'ange répondit : « Je suis l'un des Israélites tes frères, je suis venu chercher du travail par là. » Tobie lui dit : « Sais-tu la route pour aller en Médie ? « 6 L'autre répondit : « Bien sûr ! J'y ai été plusieurs fois, je connais tous les chemins par coeur. Je suis allé fréquemment en Médie, j'ai été reçu chez Gabaël, l'un de nos frères qui habites à Rhagès de Médie. Il faut bien deux jours de marche normale, d'Ecbatane à Rhagès ; Rhagès est situé dans la montagne, et Ecbatane est au milieu de la plaine. »7 Tobie lui dit : « Attends-moi, mon ami, que j'aille prévenir mon père : j'ai besoin que tu viennes avec moi, je te paierai tes journées. »8 L'autre répondit : « Bien, j'attends. Seulement ne sois pas long. »9 Tobie alla prévenir son père qu'il avait trouvé quelqu'un de leurs frères israélites. Et le père dit : « Présente-le moi, que je m'informe de sa famille et de sa tribu. Il faut voir si l'on peut compter sur lui pour t'accompagner, mon enfant. » Tobie sortit donc l'appeler : « Mon ami, dit-il, mon père te demande. »10 L'ange entra dans la maison. Tobit salua le premier, et l'autre lui répondit par des souhaits de bonheur. Tobit reprit : « Puis-je encore avoir du bonheur ? Je suis un aveugle, je ne vois plus l'éclat du ciel, je suis plongé dans l'obscurité, comme les morts qui ne contemplent plus la lumière. Je suis un enterré vivant, j'entends la voix des gens sans les voir. » L'ange lui dit : « Aie confiance, Dieu ne tardera pas à te guérir. Aie confiance ! » Tobit lui dit : « Mon fils Tobie désire aller en Médie. Veux-tu te joindre à lui comme guide ? Frère, je te paierai. » Il répondit : « Je veux bien l'accompagner, je sais tous les chemins, je suis souvent allé en Médie, j'en ai traversé toutes les plaines et les montagnes, et j'en connais toutes les pistes. »11 Tobit dit : « Frère, de quelle famille et de quelle tribu es-tu ? Veux-tu me l'indiquer, frère » —12 « Que peut te faire ma tribu » — « Je veux savoir pour de bon de qui tu es fils et quel est ton nom » —13 « Je suis Azarias, fils d'Ananias le grand, l'un de tes frères » —14 « Sois le bienvenu, salut, frère ! Ne te froisse pas si j'ai désiré connaître ta vraie famille : il se trouve que tu es mon parent, de belle et bonne lignée. Je connais Ananias et Nathân, les deux fils de Séméias le grand. Ils venaient avec moi à Jérusalem, nous y avons adoré ensemble, et ils n'ont pas quitté la bonne route. Tes frères sont des hommes de bien, tu es de bonne souche : sois le bienvenu ! « 15 Il poursuivit : « Je t'engage pour une drachme par jour, avec ton entretien, comme pour mon fils. Voyage donc avec mon fils,16 et je dépasserai le prix convenu. » L'ange répondit : « Je ferai le voyage avec lui. Ne crains rien. Notre départ se passera bien, et notre retour aussi, parce que la route est sûre. »17 Tobit lui dit : « Sois béni, frère ! » Puis il s'adressa à son fils : « Mon enfant, dit-il, prépare ce qu'il te faut pour le voyage, et pars avec ton frère. Que le Dieu qui est dans les cieux vous protège là-bas, et qu'il vous ramène sains et saufs auprès de moi ! Que son ange vous accompagne de sa protection, mon enfant ! » Tobie sortit pour se mettre en route, et il embrassa son père et sa mère. Tobit lui dit : « Bon voyage ! « 18 Sa mère pleura, et elle dit à Tobit : « Pourquoi as-tu décidé le départ de mon enfant ? N'est-ce pas lui le bâton de notre main, lui qui va et vient devant nous ?19 J'espère que l'argent ne passe pas avant tout, mais qu'il ne compte pas à côté de notre enfant.20 Le mode de vie que Dieu nous avait donné nous suffisait bien. »21 Il lui dit : « Ne te fais pas des idées ! Notre enfant ira bien en partant, il ira encore bien en rentrant à la maison. Le jour où il te reviendra, tes yeux verront qu'il va toujours très bien. Ne te fais pas des idées, n'aie pas d'inquiétude pour eux, ma soeur.22 Un bon ange l'accompagnera, il fera bon voyage, et il reviendra en bien bonne santé ! »
Tobie 4,1-21
Posted in abondance, bénédiction, chemin (voie du Seigneur), commandements (préceptes, décrets), crainte de Dieu, etranger (terre étrangère), faire mémoire (mémorial, solennité), fidélité (infidélité), inhabitation (présence divine), justice (justification, juste), nudité, oeuvres (notre contribution), omniscience divine, orgueil (se glorifier), passage de la mort, providence, sagesse, shéol (hades, séjour des morts), ténèbre, vérité, vices (passions), vigilance (prévoyance), volonté divine with tags Tobie on 24 novembre 2013 by JLCe jour-là, Tobit pensa à l’argent qu’il avait déposé chez Gabaël, à Rhagès de Médie,2 et il se dit : « J’en suis venu à demander la mort, je ferais bien d’appeler mon fils Tobie, pour lui parler de cette somme, avant de mourir. »3 Il fit venir son fils Tobie auprès de lui, et parla ainsi : « Quand je mourrai, fais-moi un enterrement convenable. Honore ta mère, et ne la délaisse en aucun jour de ta vie. Fais ce qui lui plaît, et ne lui fournis aucun sujet de tristesse.4 Souviens-toi, mon enfant, de tant de dangers qu’elle a courus pour toi, quand tu étais dans son sein. Et quand elle mourra, enterre-la auprès de moi, dans la même tombe.5 Mon enfant, sois tous les jours fidèle au Seigneur. N’aie pas la volonté de pécher, ni de transgresser ses lois. Fais de bonnes oeuvres tous les jours de ta vie, et ne suis pas les sentiers de l’injustice.6 Car, si tu agis dans la vérité, tu réussiras dans toutes tes actions, comme tous ceux qui pratiquent la justice.7 Prends sur tes biens pour faire l’aumône. Ne détourne jamais ton visage d’un pauvre, et Dieu ne détournera pas le sien de toi.8 Mesure ton aumône à ton abondance : si tu as beaucoup, donne davantage ; si tu as peu, donne moins, mais n’hésite pas à faire l’aumône.9 C’est te constituer un beau trésor pour le jour du besoin.10 Car l’aumône délivre de la mort, et elle empêche d’aller dans les ténèbres.11 L’aumône est une offrande de valeur, pour tous ceux qui la font en présence du Très-Haut.12 Garde-toi, mon enfant, de toute inconduite. Choisis une femme du sang de tes pères. Ne prends pas une femme étrangère à la tribu de ton père, parce que nous sommes les fils des prophètes. Souviens-toi de Noé, d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, nos pères dès le commencement. Ils ont tous prix une femme dans leur parenté, et ils ont été bénis dans leurs enfants, et leur race aura la terre en héritage.13 Toi aussi, mon enfant, préfère tes frères, n’aie pas le coeur de mépriser tes frères, les fils et les filles de ton peuple, et prends ta femme parmi eux. Parce que l’orgueil entraîne la ruine, et beaucoup d’inquiétude ; l’oisiveté amène la pauvreté et la pénurie, car la mère de la famine, c’est l’oisiveté.14 Ne fais pas attendre au lendemain le salaire de ceux qui travaillent pour toi, mais paie-le tout de suite. Si tu sers Dieu, tu seras récompensé. Sois vigilant, mon fils, dans toutes tes oeuvres, et bien élevé dans toute ta conduite.15 Ne fais à personne ce que tu n’aimerais pas subir. Ne bois pas de vin jusqu’à l’ivresse, et n’aie pas la débauche pour compagne de ta route.16 Donne de ton pain à ceux qui ont faim, et de tes habits à ceux qui sont nus. De tout ce que tu as en abondance, prends pour faire l’aumône ; et quand tu fais l’aumône, n’aie pas de regrets dans les yeux.17 Sois prodigue de pain et de vin sur le tombeau des justes, mais non pour le pécheur.18 Prends l’avis de toute personne sage, et ne méprise pas un conseil profitable.19 En toute circonstance, bénis le Seigneur Dieu, demande-lui de diriger tes voies, et de faire aboutir tes sentiers et tes projets. Car la sagesse n’est pas le propre de toute nation, c’est le Seigneur qui leur donne de vouloir le bien. A son gré, il élève, ou il abaisse jusqu’au fond du séjour des morts. Et maintenant, mon enfant, rappelle-toi ces commandements, et ne les laisse pas s’effacer de ton coeur.20 Maintenant, mon enfant, je t’informe que j’ai déposé dix talents d’argent chez Gabaël, fils de Gabri, à Rhagès de Médie.21 N’aie pas peur, mon enfant, si nous sommes devenus pauvres. Tu as une grande richesse, si tu crains Dieu, si tu évites toute espèce de péché, et si tu fais ce qui plaît au Seigneur ton Dieu. »
Tobie 3,1-17
Posted in attributs et noms divins, bénédiction, chemin (voie du Seigneur), commandements (préceptes, décrets), déportation (captif, exil), diable (démons, serpent), Dieu écoute, exauce, eternité (vie éternel), face de Dieu (visage), faire mémoire (mémorial, solennité), gloire de Dieu, grâce (froment, vin nouveau, huile fraîche), humilité (humble), jugement, justice (justification, juste), lamentation (deuil), lumière (lampe), mettre à l'épreuve (soumettre à la tentation), obéissance (désobéissance), oeuvre du Seigneur, omniscience divine, pardon (miséricorde, pitié), parole de Dieu (vivante), péché (faute), péché originel, poussière (cendre, glaise), prière de demande, prière de libération, shéol (hades, séjour des morts), vérité, Yahvé (nom du Seigneur, Je Suis) with tags Tobie on 24 novembre 2013 by JLL’âme désolée, je soupirai, je pleurai, et je commençai cette prière de lamentation :2 Tu es juste, Seigneur, et toutes tes oeuvres sont justes. Toutes tes voies sont grâce et vérité, et tu es le Juge du monde.3 Et maintenant, toi, Seigneur, souviens-toi de moi, regarde-moi. Ne me punis pas pour mes péchés, ni pour mes ignorances, ni pour celles de mes pères. Car nous avons péché devant toi4 et violé tes commandements ; et tu nous as livrés au pillage, à la captivité et à la mort, à la fable, à la risée et au blâme de tous les peuples où tu nous as dispersés.5 Et maintenant, tous tes décrets sont vrais, quand tu me traites selon mes fautes et celles de mes pères. Car nous n’avons pas obéi à tes ordres, ni marché en vérité devant toi.6 Et maintenant, traite-moi comme il te plaira, daigne me retirer la vie : je veux être délivré de la terre et redevenir terre. Car la mort vaut mieux pour moi que la vie. J’ai subi des outrages sans raison, et j’ai une immense douleur ! Seigneur, j’attends que ta décision me délivre de cette épreuve. Laisse-moi partir au séjour éternel, ne détourne pas ta face de moi, Seigneur. Car mieux vaut mourir que passer ma vie en face d’un mal inexorable, et je ne veux plus m’entendre outrager.7 Le même jour, il advint que Sarra, fille de Ragouël, habitant d’Ecbatane en Médie, entendit aussi les insultes d’une servante de son père.8 Il faut savoir qu’elle avait été donnée sept fois en mariage, et qu’Asmodée, le pire des démons, avait tué ses maris l’un après l’autre, avant qu’ils se soient unis à elle comme de bons époux. Et la servante de dire : « Oui, c’est toi qui tues tes maris ! En voilà déjà sept à qui tu as été donnée, et tu n’as pas eu de chance une seule fois !9 Si tes maris sont morts, ce n’est pas une raison pour nous châtier ! Va donc les rejoindre, qu’on ne voie jamais de toi ni garçon ni fille ! « 10 Ce jour-là, elle eut du chagrin, elle sanglota, elle monta dans la chambre de son père, avec le dessein de se pendre. Puis, à la réflexion, elle pensa : « Et si l’on blâmait mon père ? On lui dira : Tu n’avais qu’une fille chérie, et, de malheur, elle s’est pendue ! Je ne veux pas affliger la vieillesse de mon père jusqu’au séjour des morts. Je ferais mieux de ne pas me pendre, et de supplier le Seigneur de me faire mourir, afin que je n’entende plus d’insultes pendant ma vie. »11 A l’instant, elle étendit les bras du côté de la fenêtre, elle pria ainsi : Tu es béni, Dieu de miséricorde ! Que ton Nom soit béni dans les siècles, et que toutes tes oeuvres te bénissent dans l’éternité !12 Et maintenant, je lève mon visage et je tourne les yeux vers toi.13 Que ta parole me délivre de la terre, je ne veux plus m’entendre outrager !14 Tu le sais, toi, Seigneur, je suis restée pure, aucun homme ne m’a touchée,15 je n’ai pas déshonoré mon nom, ni celui de mon père, sur ma terre d’exil. Je suis la fille unique de mon père, il n’a pas d’autre enfant pour héritier, il n’a pas de frère auprès de lui, il ne lui reste aucun parent, à qui je doive me réserver. J’ai perdu déjà sept maris, pourquoi devrai-je vivre encore ? S’il te déplaît de me faire mourir, regarde-moi avec pitié, je ne veux plus m’entendre outrager !16 Cette fois-ci, leur prière, à l’un et à l’autre, fut agréée devant la Gloire de Dieu,17 et Raphaël fut envoyé pour les guérir tous les deux. Il devait enlever les taches blanches des yeux de Tobit, pour qu’il voie de ses yeux la lumière de Dieu ; et il devait donner Sarra, fille de Ragouël, en épouse à Tobie, fils de Tobit, et la dégager d’Asmodée, le pire des démons. Car c’est à Tobie qu’elle revenait de droit, avant tous les autres prétendants. A ce moment-là, Tobit rentrait de la cour dans la maison ; et Sarra, fille de Ragouël, de son côté, était en train de descendre de la chambre.